● Siècle Digital
📅 09/04/2026 à 14:54
Des revendeurs d'IPTV pirate condamnés à un an de prison et 15 000 euros d'amende en France
Cybersécurité
👤 Jennifer Larcher
Médias Des revendeurs d’IPTV pirate condamnés à un an de prison et 15 000 euros d’amende en France Nous avons un détective privé, une poignée de codes d'accès revendus au double de leur prix d'achat puis une audience au tribunal. Par Jennifer Larcher Publié le 9 avril 2026 à 14h54 Le scénario qui a mené deux hommes du Pas-de-Calais devant le parquet d’Arras ressemble à du menu fretin par rapport aux grandes opérations de démantèlement de serveurs IPTV à l’échelle européenne. Pourtant, la condamnation prononcée mardi mérite notre attention. En effet, elle s’inscrit dans une stratégie judiciaire qui ne vise plus seulement les infrastructures, mais remonte délibérément jusqu’aux petits revendeurs. De 50 euros achetés à 100 euros revendus Les deux condamnés n’étaient pas des professionnels du piratage numérique. Alors qu’ils avaient des casiers judiciaires vierges, il s’agissait d’une activité secondaire lancée pour améliorer l’ordinaire. Leur modèle économique tenait sur un post-it à savoir acheter des codes d’accès IPTV à 50 euros, les revendre au double à leurs clients. 📩 L’actu digitale évolue vite. Restez à jour.Recevez la newsletter quotidienne, gratuitement. En vous inscrivant vous acceptez notre politique de protection des données personnelles. Cette méthode leur a permis de générer 34 000 euros de chiffre d’affaires en 2024. Certes, il n’y a pas de quoi financer un yacht, mais le montant est suffisant pour déclencher une enquête. Ils sont tombés dans un piège tendu par un détective mandaté par la Ligue de football professionnel. Le tribunal a prononcé un an de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende. La LFP, qui ne s’en tient pas là, réclame 100 000 euros de dommages et intérêts. L’audience sur ce volet civil est fixée au 27 novembre comme le mentionne La Voix du Nord. La LFP, le chasseur de pirates La présence de la Ligue de football professionnel dans ce dossier n’est pas un hasard. Depuis plusieurs années, l’institution lutte contre le piratage, il s’agit de sa priorité numéro un. Les moyens sont à la hauteur (investigations privées, actions pénales en série contre les revendeurs, mise en garde explicite adressée aux abonnés finaux). La LFP a donc clairement choisi une stratégie de pression. Ce que dit crûment la LFP dans ses communiqués n’est pas du bluff. À Arras même, 19 clients d’un service illicite ont déjà été condamnés à des amendes avant cette affaire. La base de la pyramide n’est plus à l’abri. Un étau qui se resserre à tous les niveaux Au-delà du tribunal d’Arras, la répression se structure sur plusieurs fronts simultanément. Canal+ a obtenu que des services VPN comme NordVPN et Surfshark bloquent activement les flux pirates. Google, Cloudflare et Cisco ont quant à eux perdu en appel à Paris. L’Arcom se focalise sur un blocage en temps réel des flux illicites. Il devrait être fonctionnel avant la prochaine Coupe du Monde. L’idée est de couper l’accès pendant qu’un match est diffusé. Ce serait une première en France et potentiellement le maillon le plus dissuasif de tout le dispositif. Pour aller plus loin Zone-Téléchargement, MoiFlix, NoctaFlix : la justice ferme neuf sites illégaux d’un coupDes hackers liés à la Corée du Nord ont piégé des développeurs du monde entierIPTV illégale : les premières amendes tombent en FranceLe streaming illégal recule en France… mais 7,7 millions d’internautes continuent d’y recourirCyberattaque mondiale : WhatsApp et Signal attaqués par des hackers russesPiratage de livres : Anna’s Archive attaquée par 13 grands éditeurs Justice piratage streaming
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