● Courrier International
📅 09/04/2026 à 09:35
“Le diable s’habille en Prada 2”, Meryl Streep et Anna Wintour affichent leur complicité
Géopolitique
L’édition américaine du magazine “Vogue” datée de mai 2026. Elle place à la une Anna (Wintour) et Miranda (Priestly, le personnage que reprend Meryl Streep dans “Le diable s’habille en Prada 2”, inspiré d’Anna Wintour). Photo Annie Leibovitz/Vogue “J’adore les manteaux. Ils cachent tous les péchés qui pourraient se trouver là-dessous”, lance Meryl Streep. “Et ils sont faciles à enfiler pour essayage”, renchérit Anna Wintour. Pour sa sortie dans les salles françaises le 29 avril, Le diable s’habille en Prada 2 ne pouvait guère rêver meilleure promotion qu’une interview croisée dans Vogue entre l’actrice principale du film et celle qui a très directement inspiré le rôle. Cet entretien fait la une du numéro de mai du magazine américain, bientôt en kiosque. Vingt ans après le premier volet, et toujours avec David Frankel à la réalisation, la papesse fictive de la mode Miranda Priestly est de retour au cinéma sous les traits de Meryl Streep. Son pendant dans la vie réelle, Anna Wintour, longtemps directrice de la revue de référence Vogue (elle a conservé un titre depuis son passage de relais partiel en 2025 et demeure directrice artistique du groupe Condé Nast), en est ravie. “Je voudrais préciser tout l’honneur que c’est d’être incarnée par Meryl, malgré toute la distance qui existe entre Miranda et moi.” À lire aussi : Sur Disney+. La série “In Vogue : the 90s” fait un petit tour autour d’Anna Wintour et puis s’en va Le premier film a plu à Anna Wintour, ce qui n’a pas empêché quelque inquiétude pour le second. “Quand j’ai entendu dire que ce nouveau film allait peut-être se faire, j’ai appelé Meryl pour savoir si c’était vrai. Je savais qu’elle me dirait si je n’avais pas à m’inquiéter. […] Elle m’a rappelé pour me dire : ‘Anna, je pense que tout ira bien.’ Elle ne m’a quasiment rien dit sur l’intrigue, mais je lui fais une confiance totale.” Quelles attentes pour les femmes de pouvoir ? La discussion entre les deux femmes est animée par une troisième, l’actrice et cinéaste Greta Gerwig (qui n’est pas partie prenante du nouveau film). Ensemble elles évoquent la maternité, le fait d’être grands-mères, les équilibres à trouver entre la carrière professionnelle et la vie de famille… Mais aussi, forcément, la mode et ses évolutions, ainsi que le rôle social des tenues. Dans un passage sur les femmes de pouvoir, Anna Wintour cite Michelle Obama comme exemple parfait de ce que les vêtements disent de la personnalité, en précisant qu’ils n’ont pas le même enjeu pour les hommes, pour qui ils peuvent presque tenir de l’uniforme. “Je suis très admirative de la nouvelle première dame de New York [Rama Duwaji, femme du maire Zohran Mamdani] car elle est très stylée et porte beaucoup de pièces vintage : elle est jeune, moderne et résolument elle-même. Pour être honnête, Melania Trump est aussi toujours fidèle à sa personnalité dans ses tenues.” À lire aussi : Société. Un pays bien sapé : le triomphe mondial de la mode nigériane Meryl Streep pousse l’analyse plus loin en faisant remarquer qu’aujourd’hui encore il est attendu des femmes qu’elles portent des tenues de soirée laissant les bras dénudés lors des événements retransmis à la télévision. “C’est compensatoire : les avancées pour les femmes dans la seconde moitié du XXe siècle et au début du XXIe ont été déstabilisantes. C’est comme si les femmes devaient dire : ‘Je suis petite. Je n’arrive pas à marcher dans ces chaussures. Je ne peux pas courir. Je suis à nu et je ne suis pas menaçante.’” Courrier international Mode Amériques Sur le même sujet Sur Netflix. “Emily in Paris” quitte la France pour Rome dans une saison 5 aussi extravagante que les précédentes Société. La laine “made in Britain” file un bon coton, “le look britannique est à la mode” Une du jour. “Rouge paradis” : l’Italie dit adieu à Valentino, son styliste symbole Vidéo. Pourquoi nos garde-robes sont-elles si tristes ? Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Bibliocité « Contre l’imposture, l’auto-défense intellectuelle ». Rencontre avec Aurélie Jean, auteure d’« Imposture, comment identifier les usurpateurs du débat public » le 16 avril 2026. Je m’inscris → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de « Les filles du Kurdistan » de M. Sauloy & C. Baloup aux éditions Steinkis (collection « Témoins du monde ») Je reçois ma bande dessinée → Éditions Drakoo Tentez de remporter un exemplaire de « Les enfants du bois » de Andrea Casaran aux éditions Drakoo. Je reçois ma bande dessinée →
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