● Les Numériques Télécom 📅 08/04/2026 à 17:00

Test Sonos Play : l'équilibre parfait entre intégration domestique et liberté nomade est-il enfin atteint ?

Cybersécurité 👤 Arthur Letang
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13 Commenter Présentation Pour son grand retour, plus de deux ans après la sortie de la barre de son Arc Ultra, Sonos enrichit sa gamme d'enceintes nomades avec la Play. Cherchant à concilier acoustique travaillée et design compact, elle s’intercale habilement entre la petite Roam 2 et l’imposante Move 2, tant par son format que par son positionnement tarifaire.© Les NumériquesPensée pour accompagner les déplacements sans viser l’ultra-compacité, elle se distingue comme la première enceinte Sonos à intégrer une sangle de transport et un revêtement caoutchouteux, tout en affichant une certification IP67 lui conférant une étanchéité totale. Pour autant, la Play ne fait quasiment aucun compromis sur les fonctionnalités : connectivité wifi, intégration à l’écosystème multiroom Sonos, calibrage automatique TruePlay, assistants vocaux intégrés... elle reprend l’essentiel des atouts des modèles sédentaires du constructeur.Elle va même plus loin en inaugurant une fonction inédite : la possibilité de se synchroniser en Bluetooth avec jusqu’à quatre autres Play ou Move 2, pour une diffusion étendue même en dehors de la maison.Prix & disponibilitéLa Play a été lancée en mars 2026 au prix de 349 € dans des finitions blanc et noir.Conditions de testLa Play a été testée avec la version 83.01.11 de l’app Sonos. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ConstructionFormat mini, durabilité maxi Adoptant une silhouette ovale aux contours arrondis et des faces légèrement aplaties, la Play évoque d’emblée une version plus compacte de la Move 2. Elle s’en distingue toutefois par un connecteur de charge sans fil désormais dissimulé sous l’enceinte, ainsi qu’une grille acoustique qui s’étend jusqu’à la base du coffret.Fidèle aux standards de fabrication de Sonos, la Play profite d’un niveau de finition irréprochable. Les marques d’assemblage sont discrètes, les matériaux se montrent à la fois robustes et agréables au toucher, tandis que la densité du châssis inspire confiance quant à sa durabilité.© Les NumériquesMieux armée face aux éléments que la Move 2, la Play bénéficie d’une certification IP67, à l’instar de la petite Roam 2. Elle résiste ainsi efficacement à la poussière et peut être immergée dans l’eau douce jusqu’à 1 m de profondeur pendant 30 min. Cette robustesse s’explique notamment par l’intégration de boutons caoutchoutés, situés à l’arrière et sur le dessus, parfaitement étanches aux infiltrations. Sonos annonce également une bonne tolérance aux chocs, même si la grille métallique ne sortira sans doute pas indemne d’une chute sur une surface dure et anguleuse.© Les NumériquesPar ailleurs, la Play se fait aussi durable que la Move 2 grâce à une batterie remplaçable pour la somme de 49 € (le kit comprend les outils propriétaires nécessaires). De plus, elle reste livrée avec un socle de charge, pratique pour lui attribuer un emplacement dédié dans la maison et la maintenir en permanence prête à l’emploi. PortabilitéPortable, sans être plume Haute de 19,2 cm, la Play adopte un format déjà conséquent pour une enceinte portable, à l’instar des JBL Charge 6 et Sony ULT Field 3. Mieux taillée pour l’aventure que la Move 2, elle se glisse facilement dans un petit sac à dos, mais son poids de 1,3 kg reste un peu élevé pour un transport à la main totalement transparent.Elle demeure néanmoins agréable à porter sur plusieurs kilomètres grâce à sa sangle en caoutchouc, assez large pour y passer deux doigts. Nous avons également apprécié la prise en main aisée de son châssis, possible d’une seule main grâce à sa faible profondeur et à l’évidement bien pensé situé à l’arrière.© Les NumériquesEn outre, sa base antidérapante lui assure une excellente stabilité sur les surfaces planes, même légèrement inclinées. Cependant, son design exclusivement prévu pour un usage en position verticale complique son installation sur des terrains irréguliers (sable, terre, rochers). Si la Play ne se fait pas totalement oublier en déplacement, elle parvient néanmoins à trouver un bon équilibre entre utilisation à domicile et nomade. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Connectique & Diffusion sans-filMultiroom au top, Bluetooth en flop La Play s’inscrit comme l’une des rares enceintes aussi compactes à s’octroyer une connectivité wifi. Lorsqu’elle est connectée au réseau du foyer, il est donc possible de streamer de la musique sans perte via les protocoles AirPlay 2, Spotify Connect et Tidal Connect, ou directement via l’application Sonos, qui regroupe une pléthore de services compatibles. Seuls les utilisateurs d’Android perdent en polyvalence en l’absence de Google Chromecast.Cette connectivité permet aussi d’intégrer la Play au sein d’un réseau multiroom composé d’autres enceintes Sonos, ou de créer une paire stéréo avec une autre Play. Tout comme la Move 2, on regrette cependant qu’il soit impossible de l’utiliser comme enceinte satellite avec une barre de son Sonos (configuration réservée aux enceintes sédentaires Era 100 et Era 300).© Les NumériquesLe streaming faisant partie de son ADN depuis le début, Sonos s’est petit à petit essayé au Bluetooth. Toutefois, on constate que les efforts ne sont toujours pas entièrement déployés dans ce mode de connexion. En effet, la Play ne bénéficie non seulement pas du multipoint ni de codecs avancés, mais affiche de surcroît une latence colossale de 400 ms qui ne manquera pas de perturber l’expérience sur les contenus gaming non compensés. Toutefois, notons que la Play peut être synchronisée avec jusqu'à quatre autres Play ou Move 2 en Bluetooth grâce à un appui long sur le bouton lecture/pause lorsque l'enceinte maîtresse diffuse un contenu. Si vous réalisez le jumelage en intérieur, assurez vous toutefois d'avoir coupé toute connexion wifi.© Les NumériquesAu-delà de la charge de l’enceinte elle-même, le port USB-C de la Play autorise également la recharge d’un appareil externe. Il permet aussi de connecter une source filaire en mini-jack 3,5 mm (ordinateur, platine vinyle, etc.) ou de lier l’enceinte au routeur wifi via un câble RJ45. Pour bénéficier de ces fonctions, il est toutefois bien dommage que Sonos force l’utilisateur à investir dans des adaptateurs propriétaires vendus à prix d’or, soit respectivement 25 € et 45 €. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Expérience utilisateurUn vrai couteau suisse Commandes L’interface tactile supérieure présente sur la Move 2 cède ici la place à des boutons physiques, en accord avec le caractère baroudeur de la Play. La glissière de volume disparaît au profit de simples boutons + et −, placés de part et d’autre du bouton lecture/pause. Le changement de piste passe désormais par des doubles et triples appuis sur ce dernier, tandis que le bouton d’activation manuelle de l’assistant vocal est conservé. L’ensemble est un peu moins complet que sur le modèle plus imposant, mais reste réactif et agréable à utiliser.© Les NumériquesÀ l’arrière, la formule demeure identique à celle de la Move 2. On retrouve l’interrupteur pour activer/désactiver les micros, le bouton d’appairage Bluetooth et le bouton d’allumage. Des voyants indiquent le type de connexion et l’état de la batterie, tandis qu’un guide sonore accompagne les interactions et l’extinction. On regrette d’ailleurs qu’il soit impossible de désactiver ce dernier pour plus de discrétion.La Play a aussi la fâcheuse tendance à s’allumer lorsqu’elle est posée sur son socle, ce qui force l’utilisateur à l’éteindre une nouvelle fois manuellement. © Les NumériquesApplicationComme tous les produits de la marque, la Play ne fonctionne qu’une fois configurée sur un réseau wifi, après création d’un compte via l’app Sonos (iOS & Android). Un passage obligé qui pourra frustrer ceux souhaitant simplement utiliser l’enceinte en Bluetooth. Heureusement, la reconnaissance est rapide, l’ajout fluide et bien guidé, ce qui rend l’ensemble très simple à mettre en place.Les menus sont un peu désorganisés et sont accompagnés de nombreux pop-up de didacticiels et de suggestions, ce qui demande un léger temps d’adaptation pour naviguer confortablement. L’application se montre en revanche particulièrement stable, sans chargements fastidieux.© Les NumériquesOn y retrouve la gestion multiroom, l’appairage stéréo, un égaliseur basses/aigus, le calibrage TruePlay, le suivi précis de l’autonomie, ainsi que diverses options de personnalisation (assistant vocal, voyants lumineux, mise en veille, etc.). La sélection des enceintes, leur groupement et le réglage de leur volume s’effectuent simplement depuis le lecteur intégré. D'ailleurs, pour s'y retrouver facilement, on recommande de renommer les enceintes dès leur ajout en fonction de leur emplacement dans la maison.Pour terminer sur un bémol, on relève que l'app Sonos n'est tout simplement pas accessible lorsque l'enceinte n'est pas reconnue par le réseau wifi. Un manquement dommageable pour personnaliser son enceinte lors d'une écoute en Bluetooth en extérieur.Assistant vocalÉquipée d’un réseau de microphones, l’enceinte se contrôle à la voix via les assistants Amazon Alexa et Sonos Voice Control. Alexa, capable de répondre à des questions, de programmer des routines, etc., peut à lui seul suffire, d’autant que l’assistant propriétaire de Sonos se limite essentiellement à la gestion musicale.Les microphones de la Play captent efficacement les commandes "Alexa" ou "Hey Sonos" dans un environnement calme, que l’on soit à proximité ou à une distance d’environ 5 m. Dans ces conditions, il n’est pas nécessaire d’élever la voix, même si les chuchotements restent mieux perçus à courte distance. Lorsque de la musique est en cours de lecture, l’assistant se déclenche de manière fiable tant que le volume est inférieur à 50 %. Au-delà, il est préférable de se rapprocher de l’enceinte et de parler plus fort pour garantir une bonne reconnaissance vocale.© Les NumériquesL’expérience devient moins fluide dans un environnement animé. Dès que plusieurs conversations se chevauchent, l’enceinte peine à distinguer les mots d’activation et peut ne plus réagir du tout. AudioDu punch dans un petit gabarit À l’instar des Move 2 et Era 100, la Play embarque un haut-parleur grave/médium et deux tweeters légèrement orientés vers l’extérieur afin d’assurer une restitution stéréo. Ces unités se démarquent toutefois par leur diamètre plus contenu, adapté au format de la Play, tandis que l’ensemble est désormais alimenté par trois amplificateurs de classe H (contre des modèles de classe D sur ses consœurs).Fidèle à la signature sonore de Sonos, la Play s’attache à éviter toute forme d’agressivité en adoptant une courbe descendante du grave au haut-médium. Ce trait implique quelques débordements sur l'imposante Move 2, mais la Play l’exploite avec davantage de subtilité, donnant avant tout l’impression d’un son généreux au regard de son format compact.© Les NumériquesDotée d’un penchant pour les basses, la Play met particulièrement en avant la zone des 80 - 200 Hz. Cet embonpoint confère du corps et une chaleur appréciable au rendu, mais se traduit également par un impact parfois excessif des grosses caisses. Il présente néanmoins l’avantage d’offrir un grave imposant dans des conditions acoustiques neutres, que ce soit en extérieur ou au cœur d’une pièce, ce qui n’est pas donné à toutes les enceintes aussi compactes. En contrepartie, il conviendra d’éviter de la placer trop près d’un mur, sous peine de créer un effet de voile sur les médiums. À noter qu’il est préférable de désactiver la fonction Loudness, activée par défaut, qui se contente de rehausser légèrement les basses et les aigus à bas volume, sans intérêt tangible.© Les NumériquesDans de bonnes conditions d’écoute, la Play offre une reproduction cohérente de l’upper-bass, à la fois punchy, présent et défini. Toutefois, on peut regretter que son caractère ronronnant autour de 100 Hz masque un peu la profondeur de l’extrême grave, d’autant que sa coupure vers 60 Hz reste assez conventionnelle pour une enceinte de cette catégorie. Malgré cela, elle reste capable de sonoriser confortablement une pièce de taille moyenne.Dans les médiums, la Play bénéficie d’une belle linéarité entre 300 Hz et 2 kHz, ce qui favorise à la fois la clarté générale et la reproduction des fréquences graves des voix, au profit de la richesse des timbres. En revanche, le haut-médium en retrait tend à adoucir la restitution des éléments intenses (caisses claires, riffs de guitare, etc.). Si cette retenue constitue une qualité pour contenir toute sibilance excessive ou dureté, on aurait apprécié un peu plus de présence dans cette zone.© Les NumériquesMalgré cette sensation de tranchant mesurée, la Play offre un niveau de détail très correct grâce à une mise en avant de l’aigu au-delà de 10 kHz, qui souligne avec douceur la brillance des charleys et des cymbales. Elle participe en effet à l’équilibre global, sans jamais tomber dans l’excès, notamment grâce à une bonne cohérence avec le registre grave.La Play dispose de la technologie de calibrage automatique TruePlay, qui utilise les micros intégrés pour adapter sa réponse en temps réel en fonction des contraintes acoustiques. Si elle ne pallie pas totalement un placement hasardeux, elle s’avère néanmoins convaincante. Le système parvient à aplanir la réponse dans les basses lorsque l’enceinte est collée au mur, à l’apaiser légèrement si elle est placée sur un meuble à une distance raisonnable du mur, et même à augmenter le niveau de grave lorsque l’enceinte est au centre d’une pièce. Pour couronner le tout, l’aigu s’ajuste en conséquence afin de limiter les réflexions excessives.© Les NumériquesPar ailleurs, on ne peut que saluer l’excellente tenue en puissance de la Play. Aux alentours de 85 dB, soit un niveau déjà proche de son volume maximal, la compression des basses n'est pas suffisamment marquée pour déséquilibrer le rendu. À titre de comparaison, une JBL Charge 6 est globalement plus linéaire, mais devient agressive lorsque l’on pousse le volume. En somme, le caractère sonore appaisé de la Play lui permet de compenser efficacement les limites de son format compact, ce qui est plutôt bienvenu. AutonomieAu dessus de la moyenne À l’instar de la Move 2, la Sonos Play annonce jusqu’à 24 h d’autonomie. À 50 % du volume, soit un niveau d’écoute modéré, l’enceinte a joué de la musique pendant 20 h 30 min. Des performances très honorables, sachant que la moyenne actuelle du marché des enceintes portables s'établie à environ 16 h.© Les Numériques Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Restitution riche et équilibrée, sans excès. Graves imposants pour son format. Bonne tenue en puissance. Connectivité très étendue. Concentré de technologies (Alexa, multiroom, calibrage TruePlay, etc.) Construction soignée, transport aisé et étanchéité. Autonomie confortable, socle de charge inclus. Points faibles Basses un peu ronronnantes. App non disponible hors connexion wifi. Sensibilité aux chocs. Latence Bluetooth élevée. Adaptateur mini-jack non inclus. Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? Au sein de l’écosystème déjà bien établi de Sonos, la Play ne réinvente pas la roue. Wifi, assistants vocaux, calibrage TruePlay, etc., elle brille néanmoins en n’opérant aucun compromis face aux modèles sédentaires les plus aboutis du fabricant. Associés à son format compact, son étanchéité et sa batterie intégrée, ces atouts en font l’enceinte Sonos la plus polyvalente, aussi à l’aise en déplacement qu’à domicile. La Play séduit également par un rendu équilibré, sans agressivité, et une excellente tenue en puissance au regard de sa taille. Ce tableau très convaincant est toutefois nuancé par quelques limites, comme une latence Bluetooth élevée, l’absence de personnalisation en extérieur ou encore une connectique filaire dépendante d’adaptateurs coûteux. Face à la concurrence Affichée à 349 €, la Sonos Play peut sembler chère au premier regard. Pourtant, elle reste à ce jour la seule enceinte à combiner sans compromis étanchéité totale, fonctionnement sur batterie et fonctions domestiques avancées (wifi, assistant vocal, etc.). Dans cette catégorie, seule la JBL Authentics 300 fait figure d’alternative crédible. Les 50 € supplémentaires demandés par la Play se justifient toutefois par un nomadisme plus assumé sans véritable compromis acoustiques, une autonomie plus généreuse et une intégration exemplaire dans l’écosystème Sonos. Plus polyvalente que la Move 2 et plus pertinente en usage domestique que la Roam 2, elle s’impose comme une porte d’entrée idéale dans l’univers de la marque, sans compromis entre performances, fonctionnalités et mobilité. Sous-Notes Construction Portabilité Connectique & Diffusion sans-fil Expérience utilisateur Audio Autonomie Lire la suite
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