● BFM Tech
📅 08/04/2026 à 16:32
30.000 images privées récupérées en tout illégalité: un ancien salarié de Meta est sous le coup d'une enquête au Royaume-Uni, le sort de Meta dans cette affaire est encore incertain
Cybersécurité
Pendant plusieurs mois, un ancien salarié de Meta a pu télécharger illégalement des dizaines de milliers de photos d'utilisateurs de Facebook en évitant les contrôles de sécurité en interne.Gardée secrète jusqu'à présent, l'affaire de cet ancien salarié de Meta pris la main dans le sac en possession d'environ 30.000 photos privées appartenant à des utilisateurs de Facebook a été révélée par les autorités anglaises. Elle date pourtant d'il y a un an, comme l'a confirmé l'entreprise à la tête de plusieurs des principaux réseaux sociaux, dont Instagram, Whatsapp, et Facebook.Une enquête pénale est en cours, annonce le Guardian, avec l'aide de l'unité dédiée à la cybercriminalité du Royaume-Uni.Meta a revu ses procédures, une enquête toujours en coursLes utilisateurs concernés ont été informés de cette fuite de données sensibles, tandis que le salarié en question a été licencié. Il est soupçonné d'avoir évité les contrôles de sécurité en interne pour commettre ses vols, ce qui a poussé Meta a revoir ses dispositifs de sécurisation des données. Il a en outre été libéré sous caution le temps de l'enquête, mais doit néanmoins pointer au commissariat de son lieu d'habitation au moins une fois par mois.Pour contourner les limitations en interne et éviter les soupçons, il aurait créé un script lui permettant de télécharger des milliers de photos. Meta a confirmé travailler avec les autorités.Selon des juristes interrogés par le quotidien anglais, le géant américain pourrait éviter d'éventuelles poursuites, à condition que les mesures de sécurité aient été suffisantes, et que le script ait bien eu pour but de les contourner. "La loi ne cherche pas à punir les organisations responsables des salariés qui ont commis des actes malveillants," estime Jon Baines, spécialiste dans la protection des données.In fine, c'est toutefois le procureur ou le juge qui décidera si Meta avait effectivement fait tous les efforts possibles pour éviter qu'un tel cas se produise, bien qu'il y ait eu des brèches suffisantes pour qu'un script puisse être déployé. Si ce n'est pas le cas, Meta est passible d'une amende très importante.Reste que la soiété de Mark Zuckerberg commence à avoir un sérieux passif au Royaume-Uni. Pour rappel, c'est dans ce pays qu'a démarré le vaste scandale autour de Cambridge Analytica. A l'époque, une société d'analystes avait détourné Facebook pour récolter les données de dizaines de millions de profils, notamment à des fins politiques. Le réseau social avait évité de justesse un procès très gênant pour son image en échange d'un accord lui coûtant 725 millions de dollars.Les plus lusDe la menace de destruction d'une "civilisation entière" à l'accord de dernière minute: le récit des dernières heures jusqu'au cessez-le-feu entre l'Iran et les États-UnisCécile Kohler et Jacques Paris sont de retour sur le sol français, après trois ans et demi de détention en Iran"Stupéfiant": les astronautes de la mission Artémis 2 ont vu des météorites frapper la Lune en temps réelLidl, Carrefour, Leclerc: les catalogues et publicités vous trompent, selon la Répression des fraudesLa fin de la folle malédiction? Pourquoi la retraite d'Aaron Ramsey est une bonne nouvelle... pour les célébrités
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