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Prise en main Toyota RAV4 HEV : une grosse mise à jour pour la voiture la plus vendue au monde

Géopolitique 👤 Etienne Roville
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Prise en main Toyota RAV4 HEV : une grosse mise à jour pour la voiture la plus vendue au monde Par Etienne Roville Publié le 07/04/26 à 11h00 Nos réseaux : Suivez-nous Commenter 11 Faire évoluer un modèle mondial comme celui-ci n’est pas sans conséquence pour certains marchés qui peuvent se montrer plus exigeants que d’autres, telle l’Europe, qui ne rechigne plus depuis longtemps devant l’électrification, mais attends toujours beaucoup d’une voiture.© ToyotaGrosse évolution stylistiqueCette sixième génération de RAV4 pointe donc le bout de sa carrosserie. Totalement revu pour l’occasion en suivant le nouveau langage stylistique de la marque nommé "Hammerhead", le SUV nippon se veut plus musclé dans son style carré avec un capot très haut et une face avant volumineuse qui propose deux styles très distincts. Si le niveau de finition GR s’offre de larges ouvertures et des inserts noirs pour un style sportif, les autres niveaux proposent une calandre assez étonnante de couleur carrosserie avec des ouvertures en forme d’hexagone allongé.© ToyotaAu niveau des flancs, à l’arrière, la carrosserie est particulièrement travaillée, avec des lignes marquées séparant des creux et des volumes forts qui, selon nous, n’étaient pas à ce point nécessaires.À l’arrière, les feux à LED s’étirent vers le centre du hayon pour s’arrêter au gros lettrage RAV4 quand le logo de la marque se cache en petit dans le bandeau noir au-dessus, preuve que le modèle est plus important que la marque elle-même.© ToyotaLes dimensions du véhicule n’évoluent guère, puisque le modèle repose sur la même plateforme TNGA-K (il s’agit en fait d’une grosse mise à jour). Il mesure ainsi 4,60 mètres de long sur 1,86 m de large pour 1,70 m de haut (finition GR : 4,65/1,88/1,68 m).Pour autant, quelques solutions techniques permettent de gagner un peu de place dans l’habitacle, qui se montre toujours assez généreux, tant à l’avant qu’à l’arrière, même au niveau de la garde au toit qui conviendra à tous les gabarits. Cependant, le RAV4 propose toujours des versions à transmission intégrale avec un système mécanique, quand le Bigster propose une version 4RM, dont le train arrière n’est supporté que par un moteur électrique. Cela vaut au Toyota un épais tunnel de servitude qui traverse l’habitacle et rend la place du milieu, à l’arrière, peu utilisable.© ToyotaLa planche de bord change radicalement et laisse peu de doute sur son orientation vers le marché américain, où le modèle se vend le plus, avec un design très carré, des protubérances pourvues de gros boutons de sélection de mode de conduite, de mode EV, ou encore du choix entre le mode trail ou snow pour les versions à quatre roues motrices.© ToyotaNéanmoins, le modèle dispose désormais de nombreux espaces pratiques pour vider ses poches, notamment un espace double pour téléphone qui reçoit un chargeur sans fil, voire deux en option.© ToyotaLa finition perçue est assez décevante face à une concurrence qui fait des efforts sur ce segment (Renault Austral, Volkswagen Tiguan, Peugeot 3008, etc.). Ici, les plastiques durs règnent, de la planche de bord à la console centrale en passant par une bonne partie des contre-portes. Un habillage en cuir synthétique trouve tout de même sa place sur la partie haute de ces mêmes contre-portes ainsi que sous la forme d’un bandeau qui s’étale sur la planche de bord. On le retrouve aussi sur l’astucieux accoudoir dont la tablette peut s’enlever et se retourner afin d’obtenir un plateau légèrement creusé sur lequel on peut déposer quelques affaires.© ToyotaEnfin, le coffre de 514 l sous tablette (446 l en version PHEV) est dans la bonne moyenne de la catégorie et, surtout, il est facile d’accès (large hayon électrique sur toute la gamme) tout en offrant une forme simple qui permettra de ne pas perdre de précieux litres lors des départs en vacances.© ToyotaSystème média largement moderniséLe RAV4 est le premier modèle à recevoir le nouveau système Toyota Connect qui revoit grandement l’ergonomie et propose de nombreux nouveaux services connectés. Devant le conducteur, l’écran du combiné mesure 12,3 pouces et offre un contraste et des informations très lisibles. Malheureusement, certaines infos nous ont résisté, telle la consommation sur le modèle PHEV que nous n’avons jamais pu afficher alors que le HEV nous la donnait après quelques recherches.© ToyotaPour sa part, l’infodivertissement profite d’un écran de 12,9 pouces propulsé par un système beaucoup plus rapide, puisque la mémoire vive passe de 4 à 16 Go, tandis que l’espace de stockage évolue de 32 à 256 Go. Dans les faits, l’évolution est notable, le système est plutôt fluide et réactif, mais l’ergonomie générale demeure imparfaite et il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Cependant, le système est partiellement personnalisable, ce qui permettra au propriétaire un usage plus simple avec l’habitude.© ToyotaNotons tout de même un progrès très bienvenu chez Toyota, la gestion des aides à la conduite (ADAS pour les intimes), qui dispose d’un menu d’accès rapide via un raccourci sur l’écran d’accueil, de quoi se débarrasser simplement des bips agaçants. L’alerte de survitesse dispose même de son accès direct via l’écran d’accueil. C’en est fini de chercher les assistances par leurs acronymes compliqués via les commandes au volant, merci Toyota !Le système de navigation s’est avéré régulièrement en retard de quelques dizaines de mètres, mais Toyota nous a affirmé que le système, ici, n’était pas totalement définitif et mettait en avant surtout les nouveaux services connectés. Espérons que les modèles clients ne souffriront pas cette critique. Si la carte n’est pas fournie par Google, les points d’intérêts le sont, avec les horaires d’ouvertures et autres informations des lieux d’intérêt, tandis que la navigation et les emplacements de contrôle de vitesse, eux, sont fournis par TomTom.© ToyotaToyota se met à la page en proposant de nombreuses technologies qui ne seront, pour certaines, valables qu’un certain temps avant de devoir passer par un abonnement, telle la clé digitale sur téléphone, qui peut être partagée jusqu’à 7 personnes et qui ne sera valable qu’un an en France avant de devoir débourser quelques euros mensuels pour continuer d’en profiter.Autre nouveauté, l’assistance en cas de vol (Car Theft Assistant) qui permet de suivre la voiture via l’application Toyota sur son téléphone puis de bloquer tout redémarrage. Il suffit ensuite d’appeler la police pour situer la voiture. Toujours du côté de la sécurité, une caméra enregistre en boucle ce qui se passe lors de la conduite (façon dashcam) avec des boucles d’une minute, pendant 90 minutes. Le système enregistre aussi les évènements spéciaux, risque de collision, collision, etc. de manière séparée afin que ce ne soit pas effacé. Tout est ensuite téléchargeable sur une clé USB en cas de besoin.Enfin, l’assistant vocal intelligent dispose de deux micros et détecte si c’est le conducteur ou le passager qui parle afin de n’agir que du côté de la demande. Par exemple, il est possible de modifier la température de la climatisation que sur la zone concernée ou encore d’ouvrir la fenêtre d’un seul côté. C’est aussi via cet assistant que nous avons pu obtenir la consommation du modèle PHEV.Mais ces trois derniers assistants ne seront valables que 4 ans avant de passer sur abonnement également, tout comme le streaming via Spotify directement intégré au système.Fidèle à lui-même sur la routeBien que Toyota ait revu sa copie en rigidifiant la caisse de 10 % et en apportant quelques modifications aux trains roulants afin de lui apporter un peu plus de dynamisme, la conduite demeure assez neutre. Il en va de même pour sa direction qui ne transmet pas grand-chose au conducteur. Cependant, elle n’est ni trop légère, ni trop lourde et a le mérite d’être plutôt précise à défaut d’être particulièrement agréable ou engageante.À rythme normal ou légèrement rapide, le train avant fait preuve d’une certaine efficacité qui s’efface subitement en cas d’excès et élargit très nettement la trajectoire. C’est une voiture de "bon père de famille", mais il conviendra de ne pas lui en demander beaucoup plus. Apprécions tout de même que Toyota n’a pas augmenté les dimensions, le RAV4 reste utilisable en ville et dispose d’un rayon de braquage suffisant d’environ 11 m en des murs.© ToyotaAu chapitre des motorisations, le constructeur a choisi de diminuer la puissance du quatre cylindres de 2,5 l, qui passe de 178 à 143 ch pour la même valeur de couple (221 Nm). La puissance cumulée s’établit désormais à 185 et 194 ch respectivement pour les versions à deux ou quatre roues motrices, contre 218 et 222 ch précédemment. Une baisse de puissance notable qui n’impacte finalement pas tant le modèle, qui affiche pourtant 1625 kg à vide au minimum (hybride simple en 2 roues motrices et sans option). Les 136 ch, issus de la petite batterie de 1,09 kWh, s’avèrent suffisants dans la majorité des situations, mais lorsque la route s’élève le moteur thermique se montre bruyant, bien aidé par sa transmission à train épicycloïdal, efficace et douce, mais connue pour faire monter les moteurs dans les tours de façon sonore.Sur notre parcours très varié de plus de 200 km, incluant de l’autoroute, de la ville et des routes secondaires en plus de dénivelé, notre consommation s’est arrêtée à 5,6 l aux 100 km (donnée pour 4,9 l/100 km en cycle WLTP), ce qui est très satisfaisant.L’amortissement est agréable, malgré de légères percussions sur les plus grosses aspérités, mais il préserve les occupants de la plupart des aléas que les chaussées réservent. La finition GR abaisse la hauteur de caisse de 2 cm et affermit sensiblement l’amortissement, ce qui, en combinaison des jantes de 20 pouces, rend la voiture moins confortable et sied moins à ce modèle qui se veut plutôt paisible et familial.Si les aides à la conduite sont facilement désactivables, il y en a une qu’il ne faudra pas oublier de décocher : le PDA, ou Proactive Driving Assist (assistant actif de conduite). Celui-ci décide de lui-même de ralentir ou de laisser filer la voiture en fonction des conditions, et notamment du véhicule qui précède. Malheureusement, la gestion est assez erratique et parfois surprenante. Par exemple, lors d’une descente sur route sinueuse, le RAV4 ralentit en même temps que la voiture de devant, mais lorsque celle-ci disparait du radar du RAV4 en suivant la courbe, ce dernier relâche totalement le freinage et prend alors subitement de la vitesse à l’approche de la courbe… Désagréable, et ça n’aura pas été notre seule expérience agaçante avec ce système.Un mot sur le PHEVNous avons pu prendre le volant d'une version hybride rechargeable (PHEV) à quatre roues motrices de 309 ch sur 100 km, de quoi noter que le surpoids d’environs 200 kg joue sur le comportement sans le dégrader. Le RAV4 élargit simplement un peu plus les trajectoires, sans que ça ne soit dramatique. Toutefois, la puissance électrique (206 ch) devient d’une grande aide lors des relances ou dépassements et libère le moteur thermique, du moins tant que la batterie n’est pas vide, ce qui fut le cas sur l’ensemble de notre parcours.Avec 22,7 kWh (contre 18,1 kWh sur le modèle sortant), le SUV annonce 137 km d’autonomie électrique WLTP. Dans les faits, en mode auto et sans faire attention à notre consommation, nous avons consommé 1,3 litre de carburant pour parcourir nos 100 km et l’ordinateur de bord nous indiquait encore 18 km d’autonomie électrique, ce qui est tout à fait satisfaisant et il ne sera pas dur de faire mieux avec un usage quotidien et tranquille.ConclusionLe Toyota RAV4 dispose d’une gamme complète qu’aucun concurrent ne propose puisque le SUV est disponible en version full hybrid (HEV) ou en hybride rechargeable (PHEV) et dans les deux cas en deux ou quatre roues motrices.Si vous trouvez de l’hybride simple sur le Renault Austral (E-Tech 200 ch), il n’existe ni en PHEV, ni en quatre roues motrices, mais il vient avec une conduite plus engageante et précise. Il en va de même pour le 3008, qui n’existe qu’en hybride 48 V avec une motorisation de 145 ch un peu légère et une transmission moins agréable en ville que celle de Toyota pour une conduite au même niveau. Du côté de Volkswagen, le Tiguan ne propose pas de version hybride à quatre roues motrices et son hybride non rechargeable est un micro-hybride 48 V (131 ou 150 ch) moins élaboré que celui de Toyota. Enfin, le Hyundai Tucson propose un vrai hybride non rechargeable (239 ch), en deux ou quatre roues motrices ainsi qu’un PHEV (288 ch) disponible uniquement en 2 roues motrices.La politique tarifaire de Toyota n’a jamais été la plus agressive et ce n’est pas avec ce nouveau RAV4 que les choses changent puisque le prix d’appel pour une finition Dynamic en HEV deux roues motrices débute à 46 450 €. Le cœur de gamme Graphic, qui fera le plus gros des ventes, débute pour sa part à 49 450 € et la finition GR Sport à 55 950 €. Il conviendra d’ajouter 2050 € à chaque fois pour obtenir les quatre roues motrices (sauf en version GR qui les a d’office). La gamme PHEV demandera un surplus de 6000 € à même niveau de finition.Nul doute que, même avec ces tarifs, le RAV4 saura trouver sa clientèle avec un modèle plutôt spacieux, très probablement aussi fiable que les modèles précédents, et bien équipé de série dans l’ensemble. Suivez toute l'actualité des Numériques sur Google Actualités et sur la chaîne WhatsApp des Numériques Envie de faire encore plus d'économies ? Découvrez nos codes promo sélectionnés pour vous.
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