● Les Numériques Télécom 📅 06/04/2026 à 07:00

Le Samsung Galaxy A57 5G laisse un arrière-goût de déjà-vu dans un marché plus disputé que jamais

👤 Julien Vercoutère
Illustration
12 Commenter Présentation Avec les Galaxy A57 et A37, Samsung remet à jour sa famille la plus populaire au moment où le printemps s’installe, quelques semaines après la présentation de ses Galaxy S26 à San Francisco. Dans ce duo plus abordable, le Galaxy A57 occupe logiquement le haut de l’affiche.Bien qu’il ne s’agisse pas forcément des modèles les plus attendus chez les puristes fans de tech, ils restent cependant ceux qui atterrissent dans les mains du plus grand nombre. Chez Samsung, le milieu de gamme reste donc un terrain très sérieux, presque une affaire de volume autant que d’image.© Les NumériquesLe Galaxy A57 5G a ainsi été lancé à partir de 549 € en version 8/128 Go, soit 50 € de plus que son aîné, et se frotte d’emblée à des concurrents comme les Google Pixel 10a et Fairphone 6.Pour justifier ce tarif, Samsung aligne plusieurs arguments : une dose d’IA supplémentaire, un suivi logiciel aux petits oignons, un écran de 6,7 pouces, un triple module photo, une batterie de 5000 mAh et une nouvelle puce, l’Exynos 1680. Dans un marché où chaque constructeur cherche à s’imposer, l’A57 tente avant tout de conserver sa couronne en capitalisant sur le savoir-faire du géant sud-coréen. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Ergonomie et designUn peu plus généreux sur les bords Au premier regard, le Galaxy A57 ne cherche pas la rupture à tout prix. Il s’inscrit clairement dans la continuité des modèles récents de Samsung, avec une parenté visuelle assumée avec les Galaxy S et, plus précisément, l’allure d’un Galaxy S26+. Écran plat, dos plat, tranches plates : la recette est connue, presque trop sage, mais elle reste efficace. On pourra toujours déplorer l’absence d’audace, mais Samsung a visiblement préféré peaufiner une recette qui fonctionne déjà très bien.L’évolution la plus tangible se joue dans ses mensurations. Le smartphone mesure 161,5 x 76,8 x 6,9 mm pour 179 g, ce qui lui permet de passer sous la barre des 7 mm et de s’alléger sensiblement face à son prédécesseur, qui pointait à 198 g pour 7,4 mm d’épaisseur.En main, le résultat est immédiat. S’il ne devient pas compact pour autant, il se montre plus agréable à manipuler au quotidien. Les arêtes plates sont en outre suffisamment adoucies par les coins arrondis pour éviter l’effet “silex” dans la paume.L’appareil profite aussi d’un petit ravalement de façade. La dalle de 6,7 pouces occupe plus de 89 % de la surface avant, contre 88 % auparavant, grâce à des bordures affinées. Samsung annonce 1,5 mm en haut et sur les côtés, et 2,5 mm au niveau du menton, là où l’ancienne génération faisait plus large. Ce choix améliore l’immersion, même si l’asymétrie des contours rappelle qu’on reste dans le milieu de gamme. Sous l’écran prend place un lecteur d’empreintes digitales réactif, tandis que la caméra selfie logée dans un poinçon gère aussi une reconnaissance faciale 2D.Côté matériaux, Samsung continue de jouer une partition plutôt valorisante. Le Galaxy A57 associe un cadre en métal brossé à du Gorilla Glass Victus+ aussi bien à l’avant qu’au dos. Ce dernier adopte une finition brillante, ce qui lui donne un aspect premium, mais assez sensible aux traces de doigts. Il se décline en gris, bleu foncé, bleu clair et lavande, avec une palette assez variée pour contenter ceux qui aiment la sobriété comme ceux qui veulent un peu moins de gris dans leur quotidien.Le dos se distingue surtout par son nouveau bloc photo ovale et légèrement translucide, qui lui confère une identité plus personnelle que celle des Galaxy S, sans s’éloigner de l’esthétique Samsung. Comme sur l’A56, sa disposition crée un léger déséquilibre lorsqu’on pose le téléphone à plat.Une coque de protection apparaît donc vite salutaire, à la fois pour corriger ce petit travers et préserver la vitre d’éventuelles cicatrices. Les boutons de volume et d’alimentation prennent place sur la Key Island, légère surélévation qui permet de les repérer plus facilement au toucher, l’un des rares éléments qui trahissent son positionnement bon marché.Enfin, en matière de connectivité, le Galaxy A57 est bien doté avec la 5G dual SIM, la compatibilité eSIM, le NFC, le wifi 6e et le Bluetooth 6. En revanche, il fait l’impasse sur l’extension de stockage via microSD — un choix regrettable en ces temps de crise de la mémoire —, ainsi que sur la prise mini-jack 3,5 mm et la recharge sans-fil, toujours réservée à des modèles plus onéreux. Il bénéficie néanmoins d’une certification IP68 contre l’eau et la poussière, ce qui reste une vraie bonne nouvelle, à condition de ne pas se lancer avec lui dans un concours d’apnée. Pour aller plus loin : Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ÉcranUn savoir-faire indéniable Samsung reste sur une formule déjà bien installée avec un afficheur Super Amoled de 6,7 pouces, protégé par du verre Gorilla Glass Victus+. On retrouve une définition Full HD+ (1080 x 2340 pixels, soit 385 ppp) et la prise en charge du HDR10+. En l’absence de LTPO, le Galaxy A57 propose un taux de rafraîchissement variable, et non adaptatif, jusqu’à 120 Hz.La firme sud-coréenne annonce un pic de luminosité de 1900 cd/m², et nos mesures ont relevé au maximum 1810 cd/m², ce qui n’est pas très éloigné de la promesse et représente une progression par rapport au modèle précédent, qui culminait à 1747 cd/m². Même avec une réflectance d’environ 46 %, l’écran reste parfaitement exploitable en extérieur.© Les NumériquesÀ l’inverse, il sait aussi se montrer plus doux quand l’obscurité. Avec un minimum relevé à 2,01 cd/m², ce nouveau millésime évite de transformer une lecture nocturne en séance de punition pour les rétines. C’est un détail que l’on apprécie vite au quotidien, surtout quand on consulte son téléphone tard le soir avec l’idée très théorique de “juste deux minutes”.La bonne surprise vient aussi de la calibration. Par défaut, l’écran offre en effet le rendu le plus juste avec un delta E de 1,44 et une température de couleurs mesurée à 6706 K, assez proche des 6500 K de la norme vidéo de référence, quoiqu’un peu froid. Enfin, la technologie Oled fait le reste : le contraste paraît quasiment sans limite et la rémanence inexistante. PerformancesL'Exynos nouveau est arrivé ! Il n’y aura pas eu de virage surprise cette année : le Galaxy A57 reste fidèle à l’option maison et embarque un Exynos 1680, nouveau processeur conçu par Samsung Foundry, avec 8 Go de RAM LPDDR5X et 128 ou 256 Go de stockage selon la variante. Ceux qui rêvaient d’un détour par une puce signée Qualcomm peuvent donc ranger leurs espoirs au chaud.Gravé en 4 nm, ce SoC octocœur abrite un cœur Cortex-A720 cadencé à 2,9 GHz, quatre autres Cortex-A720 à 2,6 GHz (contre trois au sein de l’Exynos 1580), ainsi que trois cœurs Cortex-A520 à 1,95 GHz au lieu de quatre précédemment, le tout épaulé par un GPU Xclipse 550. L’architecture reste donc proche de celle de la génération antérieure, avec quelques ajustements qui visent surtout à mieux répartir les efforts.© Les NumériquesAu quotidien, cela se traduit par un smartphone plus vif dans les usages courants. La navigation, l’ouverture des apps et les enchaînements classiques gagnent en réactivité, avec une sensation générale plus fluide et mieux tenue. Ce n’est pas le genre de progrès le plus flagrant, mais fort heureusement, c’est sur le terrain du gaming que l’A57 fait la différence.Sur notre protocole de test viSer, il atteint une moyenne stable de 107,14 images par seconde (i/s) avec une pointe à 124 i/s, contre un framerate moyen de 80,7 i/s pour son prédécesseur. Le gain est donc réel. Le revers, c’est une montée en température assez rapide dès qu’on lui demande un effort soutenu. Rien qui l’empêche d’affronter les titres exigeants du Play Store, tels que Genshin Impact ou encore Call Of Duty Mobile. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité PhotoL'éternel mystère du module macro Samsung équipe son Galaxy A57 d'un trio photo composé d'un capteur principal de 50 mégapixels (f/1,8) avec stabilisation optique (OIS), un ultra grand-angle de 12 Mpx (f/2,2) et un capteur macro de 5 Mpx présent avant tout pour la déco.Module principal : 50 Mpx, f/1,8De jour, le capteur principal produit des images globalement réussies avec un traitement capable de valoriser certains sujets et un rendu des textures appréciable. L’ensemble manque toutefois de finesse à cause d’un bruit numérique flagrant, une légère tendance à la surexposition, de bords moins nets et des couleurs un peu trop saturées. Sans atteindre le niveau d’un Google Pixel 10a, le Galaxy A57 s’en tire malgré tout honorablement. Google Pixel 10a Samsung Galaxy A57 agrandir Dans la pénombre, l'appareil ne démérite pas avec une colorimétrie assez juste et un piqué plutôt convaincant. La restitution des petits détails et effets de moiré est maîtrisée, mais le traitement logiciel intervient lourdement pour atténuer le bruit numérique, au point d’effacer une bonne partie des textures, même au centre de l’image. Résultat, le rendu final peine encore à paraître vraiment naturel. Google Pixel 10a Samsung Galaxy A57 agrandir Module ultra grand-angle : 12 Mpx, f/2,2À l’ultra grand-angle, les clichés diurnes livrent un résultat mitigé : l’ensemble reste exploitable, mais peine à vraiment convaincre face au photophone de Google. Outre la surexposition et le bruit bien visible, on regrette le manque de maîtrise de la distorsion, pourtant courante avec ce type d'optique, ainsi qu'un rendu un peu flou. Les couleurs conservent malgré tout une certaine fidélité, même si leur saturation et leur naturel ne sont pas toujours irréprochables. Google Pixel 10a Samsung Galaxy A57 agrandir De nuit, le Galaxy A57 montre vite ses limites avec un rendu très bruité malgré le lissage logiciel, peu lisible et des couleurs qui perdent en fidélité. Le traitement tente bien de sauver les meubles avec une restitution correcte des pastilles de couleurs par exemple, mais cela ne suffit ni à faire disparaître le bruit ni à restituer proprement la scène, surtout en périphérie. Au final, l'ensemble se prête davantage à un partage sur les réseaux sociaux qu’à un usage plus exigeant. Google Pixel 10a Samsung Galaxy A57 agrandir Module frontal, mode portrait et vidéoLe Galaxy A57 reconduit la caméra frontale de 12 Mpx (f/2,2) de son devancier. Si l’exposition des selfies reste satisfaisante, le manque de piqué est évident, la faute à un traitement mêlant lissage appuyé et bruit numérique, une manie chez Samsung. Le mode portrait se montre perfectible, avec un flou d’arrière-plan trop appuyé par défaut, même s’il peut être atténué dans les réglages. En vidéo, le smartphone filme jusqu’en 4K à 30 i/s à l’avant comme à l’arrière avec une stabilisation convenable. AutonomieUne petite baisse de cardio Le Galaxy A57 opte à nouveau pour une batterie de 5000 mAh, mais n’égale pas tout à fait le niveau d’endurance atteint par la génération précédente, pourtant déjà équipée d'un accumulateur de même capacité.Sur notre protocole viSer simulant un usage mixte, il a tenu 27 h 21 min. Le score reste donc très solide, avec seulement une heure de moins que l’A56, tout en gardant plus de trois heures d’avance sur l’A55 sorti en 2024. Samsung ne signe donc pas son record personnel, d'autant que le Galaxy A37 5G fait mieux, mais peut sans mal encaisser une grosse journée sans transformer chaque pourcentage restant en sujet d’angoisse.© Les NumériquesCompatible avec une charge filaire à 45 W, le résultat se montre plus nonchalant qu’impressionnant. Avec un chargeur propriétaire, non fourni dans la boîte, il nous a fallu 1 h 13 min pour revenir à 100 %. Ce n’est pas particulièrement lent, mais là aussi son cousin moins huppé affiche un meilleur chrono. Par ailleurs, on peut reprocher l'absence de charge sans-fil et même de charge inversée. Sur ce point, Samsung va à l’essentiel, et pas vraiment au-delà. Durabilité Notre score de durabilité permet de déterminer l'aspect durable du smartphone, autant pour le consommateur que pour l'environnement. Il s'appuie sur des éléments puisés dans l’étiquette énergie mise en place par l’Union européenne (classe énergétique, scores de résistance aux chutes et de réparabilité, nombre de cycles de batterie avant de tomber sous une capacité de 80 % et résistance de l’écran aux rayures). Nous y ajoutons des critères de durabilité (indice de protection IP, connecteurs standards, durée de garantie et des mises à jour…) et une évaluation des politiques RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). Vous trouverez tous les détails de l'analyse dans notre article présentant notre score de durabilité.© Les Numériques Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Affichage lumineux et bien calibré par défaut. Exynos 1680 très à l'aise en jeu. Bonne autonomie. Démocratisation des outils d'IA. Points faibles Design peu original. Ultra grand-angle médiocre. Présence agaçante de bloatwares. Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? Avec le Galaxy A57 5G, Samsung signe un milieu de gamme sérieux, bien fini et globalement très convaincant. Son bel écran, sa bonne endurance, ses performances solides au quotidien et son support logiciel longue durée en font un smartphone complet et séduisant. On peut lui reprocher une chauffe sensible en jeu, une recharge encore un peu lente par rapport à ses rivaux, ainsi qu’un tarif en hausse qui le rend moins incontournable à son lancement. Reste un modèle très cohérent, agréable à utiliser et suffisamment complet pour s’imposer comme une valeur sûre sur ce segment. Face à la concurrence Si le Galaxy A57 n’évolue que timidement par rapport à son prédécesseur, il prend toutefois l’avantage sur le Pixel 10a en matière de puissance brute. En revanche, le smartphone de Samsung ne va pas aussi loin sur l’IA et ne propose pas une expérience photo aussi aboutie. Il se montre en revanche plus endurant que le Fairphone 6, lequel conserve néanmoins des atouts majeurs avec une puce plus véloce, une durabilité exemplaire, ainsi qu’une réparabilité et un suivi logiciel tout simplement inégalés. Sous-Notes Ergonomie et design Écran Performances Photo Autonomie Durabilité Lire la suite
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