● Courrier International 📅 06/04/2026 à 05:00

Les grandes ambitions de To Lam pour le Vietnam : construire beaucoup, construire vite

Géopolitique
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Sur le tigre : To Lam. Dessin de Huy Truong paru dans South China Morning Post, Hong Kong Si tout se passe bien, le plus grand stade au monde devrait surplomber la périphérie sud de Hanoi, la capitale du Vietnam, dans moins de trois ans. Comme un monument aux jours heureux qui se profilent pour le pays et par extension pour son dirigeant To Lam, l’ancien agent de la police secrète devenu secrétaire général du Parti communiste vietnamien. Le stade Trong-Dong – en forme de tambour doré et pouvant accueillir 135 000 personnes – est la pièce maîtresse d’un projet de ville nouvelle devant décongestionner la capitale pour un budget de 38 milliards de dollars [32 milliards d’euros]. Vingroup, le plus grand conglomérat privé du pays, présent dans le secteur automobile comme dans celui des supérettes, doit le construire grâce à un généreux soutien financier de l’État, selon le modèle de partenariat public-privé que privilégie le gouvernement vietnamien. Pour To Lam, ce n’est toutefois qu’un début. Son gouvernement s’apprête à déverser des dizaines de milliards d’euros pour des projets longtemps retardés, notamment des aéroports, des lignes ferroviaires à grande vitesse et des centrales nucléaires. Cette accélération en matière d’infrastructures est conforme à la “nouvelle ère d’ascension nationale”, selon les éléments de langage du parti. “Beaucoup de projets en sommeil depui Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Aidan Jones Lire l’article original Économie Asie Nos lecteurs ont lu aussi Vu du Royaume-Uni. Chers amis britanniques, il serait bien dommage de ne pas s’attarder à Calais Commerce. Le libre-échange, cette arme atomique dans les mains de l’UE Économie. Désorienté comme un touriste dans un monde qui brûle Tendance. La stimulation du nerf vague, symptôme d’une société malade ? Source de l’article South China Morning Post (Hong Kong) Le grand quotidien de langue anglaise de Hong Kong est depuis 2016 la propriété d’Alibaba, géant chinois du commerce électronique. Cette acquisition a suscité de fortes craintes que la liberté de ton et la qualité journalistique de ce journal s’érodent, voire disparaissent. Quoi qu’il en soit, le SCMP, resté en situation de monopole sur le marché des quotidiens de langue anglaise dans l’ex-colonie britannique, demeure indispensable à qui veut suivre la Chine. Le quotidien assure un suivi factuel de l’actualité chinoise et hongkongaise très complet. Les pages magazine fournissent parfois de bons reportages sur les pays voisins. Auparavant, un glissement éditorial notable avait déjà pu être observé sous la houlette de Robert Kuok, homme d’affaires sino-malaisien proche de Pékin devenu actionnaire principal en 1993. Jadis journal de référence des « China watchers », le journal s’était graduellement débarrassé, après l’arrivée de Robert Kuok, d’un certain nombre de journalistes, il avait édulcoré ses pages d’opinion et s’était mis à se fonder de plus en plus sur des dépêches d’agence pour traiter des informations ne montrant pas Pékin sous son meilleur jour. Après l’éviction de Willy Wo-lap Lam, responsable des pages Chine, en 2000, dont les analyses de la politique pékinoise étaient jugées trop indépendantes, ce fut en 2002 le tour du chef de son bureau pékinois, Jasper Becker, d’être licencié. Les pages éditoriales, où les figures de la politique hongkongaise avaient pour habitude d’échanger les opinions les plus diverses, devenaient décevantes. Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de « Les filles du Kurdistan » de M. Sauloy & C. Baloup aux éditions Steinkis (collection « Témoins du monde ») Je reçois ma bande dessinée → Éditions Drakoo Tentez de remporter un exemplaire de « Les enfants du bois » de Andrea Casaran aux éditions Drakoo. Je reçois ma bande dessinée → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article →
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