● Courrier International 📅 05/04/2026 à 17:15

À Beyrouth, des soirées poésie comme refuge collectif en temps de guerre

Géopolitique
Illustration
Dessin de Pudles paru dans The Guardian, Londres. La porte de Totá Beirut, niché dans une ruelle étroite de Mar-Mikhaël [un quartier situé près du port de la capitale libanaise], s’ouvre sur un lieu qui ressemble davantage à un salon qu’à un bar. Y entrer, c’est comme franchir le seuil d’une maison où l’on serait attendu. L’atmosphère y est douce, presque familière. On s’y salue d’une étreinte rapide, d’un sourire complice ; les prénoms circulent d’une table à l’autre, portés par un murmure léger. Au-dessus de l’espace central, une boule à facettes capte la lumière tamisée et la disperse sur les murs patinés. Sur le côté, une petite scène en bois : le micro attend, déjà prêt. Peu à peu, la salle se remplit. Des petits groupes s’installent autour des tables. Certains ont apporté des carnets, d’autres écoutent simplement. Les conversations glissent d’un coin à l’autre de la pièce, on parle d’écriture, de semaines éprouvantes [à cause des bombardements israéliens], de ces moments où la poésie devient l’endroit où déposer des émotions qui n’ont trouvé refuge nulle part ailleurs. Un chien entre dans la salle et s’allonge entre deux chaises, comme s’il connaissait les lieux depuis toujours. Une nuit de réconfort Chaque mardi soir, l’endroit accueille un salon de poésie, une rencontre hebdomadaire animée par Samia Nakkache. Le rendez- Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Rayanne Tawil Lire l’article original Littérature Moyen-Orient Beyrouth Sur le même sujet Idées. Aux États-Unis, les mille et une cabanes inspirées par l’écrivain Henry David Thoreau Récit. Le Danemark, mon royaume sans lettres ni facteurs Guerre au Moyen-Orient. En Israël, l’idée d’une prise de contrôle du sud du Liban progresse Portrait. Belliciste mais pragmatique : l’Iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, partenaire imaginaire de Trump Source de l’article L’Orient-Le Jour (Beyrouth) Quotidien francophone libanais né en 1971 d’une fusion entre L’Orient et Le Jour, il est l’un des journaux en langue étrangère les plus lus dans le pays et au sein de la diaspora libanaise, notamment francophone. Souverainiste et défenseur des libertés, surtout durant la période de tutelle syrienne (1990-2005), il a longtemps été perçu comme le journal de l’élite chrétienne de droite. Mais il s’est repositionné ces quinze dernières années, renouvelant son équipe rédactionnelle et introduisant une version anglophone de son site, baptisée L’Orient Today. Il reste aujourd’hui l’un des journaux les plus opposés à l’influence croissante du Hezbollah, parti chiite armé soutenu par l’Iran. Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de « Les filles du Kurdistan » de M. Sauloy & C. Baloup aux éditions Steinkis (collection « Témoins du monde ») Je reçois ma bande dessinée → Éditions Drakoo Tentez de remporter un exemplaire de « Les enfants du bois » de Andrea Casaran aux éditions Drakoo. Je reçois ma bande dessinée → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article →
← Retour