● Courrier International
📅 04/04/2026 à 14:54
Artemis 2 : dans l’espace, le Canada et les États-Unis sont encore “les meilleurs amis du monde”
Géopolitique
L’équipage de la mission Artemis 2 est composé de Victor Glover (en bas à gauche), Reid Wiseman (en bas à droite), du Canadien Jeremy Hansen (en haut à gauche, derrière Victor Glover) et de Christina Koch. Cliché du 1er avril 2026 avant le décollage de la fusée SLS. Steve Nesius / REUTERS Au sol, “les relations canado-américaines sont au plus bas depuis la guerre de 1812”, année au cours de laquelle le Canada a été envahi à plusieurs reprises par les Américains, remarque le Christian Science Monitor. Mais, “il existe un petit endroit où le Canada et les États-Unis peuvent encore être les meilleurs amis du monde”, lance le New York Times. Cet endroit, précise le quotidien, c’est une capsule spatiale de la taille d’un petit camping-car. Voir aussi : Vidéo. Qui sont les astronautes de la mission Artemis 2, qui va faire le tour de la Lune ? À bord, trois Américains : le commandant de mission Reid Wiseman, le pilote Victor Glover et la spécialiste de mission Christina Koch. Et, aussi “le premier Canadien de l’histoire à se rendre vers la Lune”, le spécialiste de mission Jeremy Hansen, écrit fièrement la CBC. Ensemble, ils seront les premiers humains à survoler notre satellite depuis 1972, dans le cadre de la mission Artemis 2. Dans un entretien filmé depuis l’espace, les quatre astronautes montrent leur joie à vivre ce moment historique. Victor Glover y déclare : “L’un des aspects les plus extraordinaires du métier d’astronaute, c’est d’avoir la chance de participer à une mission dont nous chérirons le souvenir pour le reste de nos vies”. Leadership en robotique et diplomatie spatiale L’astronaute canadien Joshua Kutryk se réjouit auprès de CTV News que “parmi tous les partenaires de la NASA à travers le monde, le seul pays invité à participer à cette mission est le Canada”. Et “ce n’est pas une coïncidence”, précise-t-il. Des responsables canadiens ont commencé des négociations sur la participation du pays au programme Artemis entre 2018 et 2020, se souvient le Globe and Mail. “À cette époque, il était entendu que l’accord pourrait inclure des vols lunaires pour les Canadiens”. En retour, Ottawa investirait plus de 2 milliards de dollars (1,25 milliard d’euros) dans un programme lunaire comprenant une nouvelle version de son bras spatial utilisé sur la navette américaine et la Station spatiale internationale. À lire aussi : Espace. La mission Artemis 2 permettra aussi de faire des expériences En outre, ajoute CTV News, Ottawa a annoncé cette année investir 200 millions de dollars canadiens (124 millions d’euros) pour développer un site de lancement de fusées et de satellites dans la province de Nova Scotia. L’agence spatiale canadienne, observe encore la chaîne, affirme que le pays joue un rôle dans la diplomatie spatiale en mettant l’accent sur la collaboration internationale. Mission planétaire Saluant le fait que la première femme et la première personne de couleur à se rendre vers la Lune fassent partie de l’équipage, l’ancienne astronaute canadienne Julie Payette, interrogée par le Christian Science Monitor, souligne le caractère progressiste de la mission : “Cela repousse les frontières, et c’est ce que nous faisons dans l’exploration, la découverte, la science et la recherche en général […]. L’équipage d’Artemis au complet se mobilise pour tous les habitants de la Terre”. “On observe une montée du protectionnisme et des préoccupations croissantes concernant la souveraineté et la stabilité géopolitique”, indique au New York Times Lisa Campbell, qui dirige l’agence spatiale canadienne. “Mais en réalité”, ajoute-t-elle, “nous partageons tous la même planète fragile et nous devons en prendre soin. Nous devons nous entraider”. À lire aussi : Géopolitique. L’Arctique canadien, prochain champ de bataille de Trump ? Les quatre astronautes effectueront une boucle autour de la Lune lundi, indique le site Space.com. Après quoi leur capsule retournera sur Terre, amerrissant au large de San Diego quelques jours plus tard. Martin Gauthier États-Unis Espace Lune Amériques Sur le même sujet Agriculture. Des pois chiches cultivés dans la poussière lunaire Sciences. La Lune rouille à cause de la Terre Espace. À Cologne, on peut (presque) marcher sur la Lune Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. 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