● Courrier International
📅 04/04/2026 à 12:03
Les stars quittent “la vulgarité de la vie aux États-Unis” pour la France
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Rebecca Zlotowski et Natalie Portman lors de l’avant-première de “Vie privée” au Pathé Palace à Paris, le 20 novembre 2025. Rebutés par Trump, traumatisés par l’incendie de Los Angeles, attirés par la scène cinématographique française mais aussi par les privilèges fiscaux qu’offre l’Hexagone, de nombreux acteurs américains ont quitté Hollywood pour la France, explique la presse anglo-saxonne. PHOTO AURORE MARECHAL/GETTY IMAGES/AFP Hollywood. Les stars quittent “la vulgarité de la vie aux États-Unis” pour la France 4 avril 2026 D’abord, il y a eu Natalie Portman. En 2014, l’actrice oscarisée a choisi de quitter les États-Unis pour s’installer à Paris. Puis ont suivi Matt Dillon, Pamela Anderson, Sofia Coppola ou encore Angelina Jolie. “La liste des immigrés hollywoodiens arrivés en France ces dernières années rassemble tout le gratin du cinéma”, constate le quotidien britannique The Daily Telegraph. Amal et George Clooney arrivant à la cérémonie des Golden Globes à Los Angeles, le 11 janvier 2026. PHOTO SINNA NASSERI/THE NEW YORK TIMES L’un de ces déménagements transatlantiques les plus commentés a peut-être été celui de George Clooney et sa famille. Pendant des années, ils “ont mené une vie plus calme en Italie et en France, mais conservaient une résidence à Los Angeles, relate Business Insider. Ils ont finalement vendu cette propriété en 2024 et passent maintenant la majorité de leur temps dans leur bastide provençale avec leurs jumeaux, Ella et Alexander.” En décembre 2025, ils ont même annoncé avoir obtenu la nationalité française. Les Clooney sont loin d’être les seuls à avoir délaissé la Cité des anges. “Depuis quelques années, Hollywood semble perdre de son attrait”, constate The Daily Mail. Aaron Paul, star de la série Breaking Bad, a lui aussi sauté le pas l’an passé et emménagé à Paris avec sa famille après le terrible incendie qui a ravagé la Californie en janvier 2025. “Si Aaron et Lauren [son épouse] ont eu la chance de ne pas être affectés, ils ont décidé de ne pas prendre de risque à l’avenir”, explique le tabloïd britannique. Aaron Paul se rendant au défilé Schiaparelli pendant la fashion week à Paris, le 26 janvier 2026. Photo Bruno Ngarukiye/Alamy Les vedettes qui ont choisi la France sont unanimes, assure The Daily Telegraph. “[Tous saluent] une heureuseéchappatoire à la vulgaritéde la vie aux États-Unissous la présidence de Trump ;un terrain de jeu artistiquequi leur permet d’échapperaux contraintes de studioshollywoodiens obnubilés parles franchises, pour faire ce qui leur plaît ;ou encore un lieu où connaîtrel’anonymat au lieu de se faireharceler par la presse peopleinternationale.” Le quotidien britannique The Daily Telegraph Si certains ont choisi d’y vivre, d’autres viennent simplement y travailler. “Les stars ont conclu que la longue tradition du cinéma art et essai en France leur permettait d’échapper à une industrie cinématographique américaine de plus en plus rigide et qui étouffe leur potentiel intellectuel”, rapporte The Times. “Mais la tendance est peut-être aussi due à ce que les analystes du milieu perçoivent comme une difficulté croissante à financer les films, notamment indépendants, aux États-Unis, relève le quotidien britannique. Selon des observateurs, les cinéastes américains se tournent vers la France pour ses coûts plus faibles et ses subventions publiques.” La cinéaste Alice Winocour avec Angelina Jolie à Paris, le 9 février 2026, pendant la promotion du film “Coutures”. PHOT THOMAS SAMSON/AFP “La France attire aussien raison de ses généreusesincitations fiscales.En février 2026, le Créditd’impôt international (C2I)[du Centre nationaldu cinéma] a été étenduà des coûts tels queles rémunérationsdes artistes interprètesnon européens, lesquellesdeviennent éligiblesà un abattement fiscalde 30 %.” Le tabloïd britannique The Daily Mail Matt Dillon et une partie du casting de “Maria”, de Jessica Palud, lors de la 77e édition du Festival de Cannes, le 22 mai 2024. PHOTO LOIC VENANCE/AFP Ainsi, on a récemment pu voir des stars du cinéma américain comme Angelina Jolie (Couture) ou Matt Dillon (Le Cri des gardes) jouer dans des productions tricolores. La presse étrangère n’hésite plus à affubler la France d’un nouveau surnom : “Frollywood”. Ce n’est pourtant pas la première fois que le pays sert de terre d’accueil aux artistes américains. Par le passé, rappelle The Daily Telegraph, “Ernest Hemingway, Joséphine Baker et James Baldwin ont choisi de s’installer en France à un moment ou un autre (les deux derniers pour échapper au racisme et à l’homophobie aux États-Unis dans la première moitié du XXe siècle).”— Dorian Gallais À lire aussi : Cinéma. Josh O’Connor, doux est possible À lire aussi : Vu du Royaume-Uni. Cher George Clooney, maintenant que tu es un Gaulois, voici comment être français À lire aussi : Cinéma. “Au diable les puristes méprisants” : la Gen Z va-t-elle sauver la cinéphilie ?
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