● Courrier International 📅 04/04/2026 à 08:30

En Chine, de plus en plus de femmes trouvent dans le stand-up un espace de liberté

Géopolitique
Illustration
L’humoriste chinoise Qiqi (au centre) plaisante avec ses collègues Ailun (à sa gauche) et Yang Mei (tout à droite) et des membres du public, après un spectacle dans un centre commeial de Pékin, le 21 novembre 2020. PHOTO GREG BAKER/AFP En novembre dernier, à Shenyang, dans le nord-est du pays. Dans un théâtre de tuokouxiu, l’humoriste Xiaodie, 28 ans, raconte devant une cinquantaine de spectateurs l’échange qu’elle a eu avec un homme de son entourage qui lui avait soudain déclaré sa flamme. “J’ai dit non. Et là, il m’a lancé : ‘Les filles avec un physique comme le tien, il y en a plein les rues.’ Alors je lui ai répondu : ‘Dans quelle rue exactement ?’” Dans ce numéro, le public éclate de rire en apprenant comment elle a répliqué coup pour coup à cet homme qui la méprisait et qui a même fini par la harceler. Au fil de son spectacle d’une heure, l’humoriste évoque aussi le malaise qu’elle a ressenti lorsque son père l’a félicitée en disant qu’elle ferait “une bonne épouse et une mère avisée”. Ou encore sa naissance “par mégarde” à l’époque de la politique de l’enfant unique, alors que sa mère avait subi une opération de stérilisation. Autant d’épisodes qui lui permettent de raconter, avec humour, les difficultés qu’elle a rencontrées en tant que femme. Tourner en dérision des drames intimes Le style de Xiaodie, qui transforme des expériences douloureuses en matière comique, est appelé “petites blagues de l’enfer”. Mais le public salue sa performance. Certains disent avoir été “impressionnés par son énergie” qua Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Emi Iwata Lire l’article original Censure Société Féminisme Égalité des sexes Asie Sur le même sujet Sur Mubi. “Blossoms Shanghai”, la série de Wong Kar-Wai qui a captivé la Chine Éducation. Le phénomène des élèves constipés, “une honte pour la société chinoise” Société. Un cheval en peluche au visage triste, symbole du mal-être des jeunes Chinois Culture. Quand un mangaka chinois raconte son quotidien au Japon par la cuisine Source de l’article Asahi Shimbun (Tokyo) Fondé en 1879, chantre du pacifisme nippon depuis la Seconde Guerre mondiale, le “Journal du Soleil-Levant” est une véritable institution. Trois mille journalistes, répartis dans 300 bureaux nationaux et 30 à l’étranger, veillent à la récolte de l’information.Pour un intellectuel japonais, écrire dans l’Asahi Shimbun est une consécration. Fondé en 1879, à Osaka, il a d’abord été un quotidien populaire. Après avoir été le défenseur de la démocratie, il a été, comme tous ses confrères, inféodé au pouvoir militaire durant la Seconde Guerre mondiale. Le groupe Asahi est présent dans tous les secteurs des médias (radio, télévision, édition) et publie de nombreux journaux. Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de « Les filles du Kurdistan » de M. Sauloy & C. Baloup aux éditions Steinkis (collection « Témoins du monde ») Je reçois ma bande dessinée → Éditions Drakoo Tentez de remporter un exemplaire de « Les enfants du bois » de Andrea Casaran aux éditions Drakoo. Je reçois ma bande dessinée → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article →
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