● Courrier International 📅 04/04/2026 à 05:00

La résurrection de Pigalle, cœur battant des nuits parisiennes

Géopolitique
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La dernière soirée au Bus Palladium avant sa fermeture, le 2 avril 2022, dans le quartier parisien de Pigalle. PHOTO NATHALIE VU-DINH/HANS LUCAS/AFP “Pigalle, ce n’est pas la mode ou une attitude, comme le Marais, affirme Jean-Baptiste Giraud, un habitué du café Le Mansart. C’est un esprit”. Il termine sa bière blonde jusqu’à la dernière goutte (il est 10 heures 30, un mardi), laisse quelques pièces sur la table et disparaît dans la bruine, son étui de guitare à la main. Le voilà parti un peu plus au nord, vers les quelques magasins d’instruments du quartier et le Phono Museum, qui raconte cent quarante ans d’enregistrements sonores. Sous le store rouge vif du Mansart, les Parisiens sont déjà nombreux à la terrasse de ce café des années 1950, comme à peu près tous les jours. Ici, les plats et les boissons n’ont rien de tape-à-l’œil, mais le plafond éclairé aux néons arrondis, les tables en Formica et le comptoir en zinc fidélisent la clientèle, qui vient chercher un verre de pinot noir en apéro ou une assiette de saucisson et de frites, pour les artistes après une représentation. Pigalle peut actuellement se targuer de quelques restaurants remarquables en lisière du quartier (Caillebotte a l’une des meilleures formules du midi de tout Paris ; Cuisine et sa déco surannée réinventent des classiques avec une touche asiatique ; Brion propose des versions modernisées de plats français simples), mais ce n’est jamais la gastronomie Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Rooksana Hossenally Lire l’article original Europe Culture Société Musique Nos lecteurs ont lu aussi Pour le “New York Times”. Paris sera toujours Paris Économie. Le commerce mondial a résisté à un an de chaos douanier signé Trump Corruption. Au Brésil, le scandale Master éclabousse toute la classe politique Vidéo. New York se pâme pour un drôle d’oiseau à la démarche digne de Travolta Source de l’article The Observer (Londres) Humaniste et proeuropéen, l’hebdomadaire trouve grâce aux yeux des électeurs travaillistes, en particulier parmi la classe moyenne supérieure. Fondé en 1791, avec la promesse de n’être influencé “ni par les préjugés, ni par aucun parti”, The Observer est le plus ancien journal dominical encore en circulation au Royaume-Uni. Parmi ses objectifs, définis en 1959 par son propriétaire et directeur de la rédaction David Astor : “Traiter ses adversaires avec respect, s’opposer à ceux qui promeuvent la haine, mais de manière non-violente. Essayer de comprendre les gens et d’expliquer qui ils sont les uns aux autres. Pratiquer l’autocritique - en tant que progressistes, qu’internationalistes et que journalistes - sans se retenir de critiquer les autres.” De manière générale, poursuivait-il avec une note d’humour : “Faire l’inverse que ce que Hitler aurait voulu.” Intégré au même groupe que le quotidien de gauche The Guardian en 1993, l’hebdomadaire a été repris fin 2024, en dépit d’une vive contestation en interne, par le média en ligne Tortoise Media. Des craintes se sont alors fait jour quant à la pérennité de l’édition papier. Relégué au rang de simple onglet du site internet de The Guardian, The Observer obtient sa propre plateforme numérique dans le sillage du rachat en avril 2025.. Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de « Les filles du Kurdistan » de M. Sauloy & C. Baloup aux éditions Steinkis (collection « Témoins du monde ») Je reçois ma bande dessinée → Éditions Drakoo Tentez de remporter un exemplaire de « Les enfants du bois » de Andrea Casaran aux éditions Drakoo. Je reçois ma bande dessinée → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article →
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