● Siècle Digital
📅 03/04/2026 à 14:42
Cafeyn rachète le suédois Readly et devient le premier kiosque numérique d'Europe
Data Science
👤 Jennifer Larcher
Médias Cafeyn rachète le suédois Readly et devient le premier kiosque numérique d’Europe En avalant les activités hors Scandinavie de son rival suédois, le français Cafeyn franchit un cap non négligeable. Par Jennifer Larcher Publié le 3 avril 2026 à 14h42 Lancé sous le nom LeKiosk il y a près de vingt ans, Cafeyn a grandi discrètement là où d’autres médias numériques se sont effondrés. Le modèle est simple, 12,99 euros par mois pour accéder à un catalogue de plus de 5 200 publications issues de 1 100 éditeurs partenaires. Il y a même une rémunération reversée aux maisons de presse en échange de la mise à disposition de leurs contenus. Ce pari semblait fragile puisque le secteur est tout de même saturé d’informations gratuites. L’acquisition de Readly se fait en plusieurs actes Contrairement à ce que nous pourrions penser, l’opération ne s’est pas faite en un claquement de doigts. Enclenchée fin 2022, elle s’est déroulée en deux temps. 📩 L’actu digitale évolue vite. Restez à jour.Recevez la newsletter quotidienne, gratuitement. En vous inscrivant vous acceptez notre politique de protection des données personnelles. Le groupe de médias suédois Bonnier News a racheté l’intégralité de Readly. Puis il a cédé à Cafeyn les activités hors pays nordiques tout en conservant les marchés scandinaves pour lui-même. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Les abonnés non nordiques de Readly migreront progressivement vers une nouvelle application proposée par Cafeyn. L’objectif est de réaliser une transition douce pour ne perdre personne en cours de route. 15 marchés et 200 collaborateurs Avec cette acquisition, Cafeyn se retrouve désormais sur 15 marchés (France, Allemagne, Royaume-Uni, Irlande, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Italie, Suisse, Autriche, Canada, États-Unis, Australie et Nouvelle-Zélande). La moitié des 200 collaborateurs du groupe travaille au développement technologique. L’ambition est donc au rendez-vous, car Cafeyn se présente autant comme une entreprise tech que comme un distributeur de presse. Laurent Kayser, directeur général du groupe, révèle que cette acquisition leur donne les moyens de devenir un champion européen. Le vrai défi reste convaincre de payer Les réseaux sociaux déversent du contenu gratuit tous les jours, alors convaincre un utilisateur de sortir sa carte bancaire tous les mois relève d’un défi. Kayser en a conscience, mais il estime qu’il est possible de convaincre les utilisateurs de payer. Il faut surtout proposer un contenu de qualité et une véritable expérience. Cet abonnement se justifie si vous obtenez un catalogue suffisamment large et une interface assez fluide. Cafeyn affiche des ambitions précises sur le plan technologique comme l’amélioration de la recommandation basée sur les données, le développement de nouveaux formats de contenu ainsi que la consolidation des positions sur des marchés jugés prioritaires comme le Royaume-Uni, le Benelux et l’Allemagne. Sur la question des éditeurs, le groupe martèle qu’il ne touchera ni aux modalités de rémunération ni aux conditions de distribution. Pour aller plus loin Les députés veulent forcer Google, Meta, X et LinkedIn à mieux rémunérer la presseGoogle réécrit les titres des articles au sein de son moteur au risque de déformer l’informationFace à Google, Qwant expérimente une IA qui paie les éditeurs de presseMeta va payer jusqu’à 150 millions de dollars pour exploiter les contenus du Wall Street Journal« Le pacte du web est trahi » : les médias accusent Google de siphonner leurs contenusAmazon veut devenir l’intermédiaire entre les médias et les IA numérique Presse
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