● Courrier International
📅 02/04/2026 à 19:10
Pour suivre la Coupe du monde, le “super-supporteur” anglais Andy Milne vend sa maison
Géopolitique
Les ballons officiels de la Coupe du monde 2026, lors d’un match amical opposant le Brésil à la Croatie, à Orlando, aux États-Unis, le 31 mars 2026. PHOTO MIGUEL J. RODRIGUEZ CARRILLO/AFP Le curriculum vitæ de l’homme, présenté par la BBC, justifie largement son statut d’icône outre-Manche. Andy Milne, 62 ans au compteur, “a suivi l’équipe d’Angleterre lors de neuf Coupes du monde au total : huit masculines, en commençant par celle de 1982 en Espagne, et une féminine”. Devenu célèbre après la publication d’un cliché qui le montrait avec un maillot de l’Angleterre et une reproduction de la Coupe du monde lors de la dernière édition, au Qatar, Milne “est devenu une figure de culte auprès des fans”, retrace le média britannique. De toute évidence, il ne pouvait donc pas se soustraire à un énième voyage pour suivre sa sélection outre-Atlantique cet été. Mais cette fois-ci, pour faire partie de l’aventure, le sexagénaire retraité, qui vit en Thaïlande, a dû consentir à un important sacrifice. “J’ai dû mettre en vente ma résidence secondaire, que j’avais depuis vingt-sept ans, pour pouvoir aller à la Coupe du monde”, a confié Milne au Daily Mirror. Celle-ci, précise le tabloïd, est située à Northwich, dans le centre de l’Angleterre, et a été mise sur le marché au prix de 350 000 livres [environ 400 000 euros]. De quoi l’aider à réaliser un rêve qui s’avère très coûteux, explique le principal intéressé au quotidien anglais. “Je pars aux États-Unis le 3 juin et j’y resterai sept semaines, ça va donc me coûter pas mal d’argent. J’essaie toujours de faire des économies quand je le peux, et j’irais dormir chez des amis quand ce sera possible. J’ai la chance d’avoir des amis au Mexique, à Dallas et à Vancouver, mais les frais de voyage sont élevés.” Et pas que ceux-là. “Des prix complètement fous” Pour être sûr de pouvoir suivre tout le parcours de sa sélection, Milne a déjà acheté des billets pour toute la série de matchs qui pourrait mener l’Angleterre à la finale, et il ne s’agit pas d’une petite dépense. En effet, calcule le site de la BBC, “pour assister à huit matchs – un à chaque tour – lors de la Coupe du monde, un supporteur doit dépenser environ 5 986 euros dans la catégorie de prix la plus basse, 9 831 euros dans la catégorie intermédiaire et 14 151 euros pour les billets les plus chers”. De quoi saigner durablement un compte en banque. Le prix des places pour assister à la plus grande compétition sportive du monde est d’ailleurs au centre de polémiques depuis plusieurs mois. En décembre déjà, Il Fatto Quotidiano tirait la sonnette d’alarme en évoquant “des prix complètement fous” et en dénonçant le choix inédit de la Fifa “de ne pas appliquer un prix fixe pour les matchs, mais de fonder le coût du billet sur la ‘popularité perçue’ des équipes. Une formule nébuleuse et opaque.” Résultat : un match de poule coûtait en décembre entre 156 et 600 euros, ce qui n’est rien comparé aux prix exorbitants affichés pour les phases finales. À titre de comparaison, expliquait le média italien, “au Qatar, où s’est jouée la dernière Coupe du monde, les billets les moins onéreux pour la finale coûtaient sept fois moins chers, soit 600 euros contre 3 400 aujourd’hui, et l’ensemble des places les moins chères pour suivre une équipe jusqu’à la finale valait moins d’un tiers de la somme actuelle, soit 1 695 euros contre 6 000 euros”. À lire aussi : Une du jour. Après des chants islamophobes à Barcelone, Lamine Yamal “tient tête au racisme” Voilà qui a donné lieu à des plaintes de la part d’associations de supporteurs, mais rien n’y a fait. Car, à en croire NPR, le site de la radio publique américaine, “la Fifa est en train d’augmenter une nouvelle fois les prix pour un grand nombre de matchs de la prochaine Coupe du monde”. Le football est-il donc devenu un “sport de riche”, pour de bon ? Peut-être que tout n’est pas perdu, si l’on se fie à un autre article de la BBC, qui rappelle qu’après la Coupe du monde États-Unis - Mexique - Canada aura lieu, au Royaume-Uni et en Irlande, l’Euro 2028, et que pour cette compétition “l’UEFA va globalement geler le prix des billets, ce qui signifie que les supporteurs pourront en acheter cinq pour le prix d’une seule place de parking dans un stade de la Coupe du monde aux États-Unis”. Sur les terres natales du sport du peuple par excellence, les prix redeviendront populaires. Dans cette perspective, le Football’s Coming Home, que les Anglais aiment tant chanter, prend tout son sens. Beniamino Morante Football Amériques Sur le même sujet Monarchie. Au Maroc, la CAN acte une “transition” entre Mohammed VI et le futur Hassan III Football. L’Irak en Coupe du monde avec la France, “un exploit historique” Une du jour. L’Italie privée de Coupe du monde, une “humiliation cuisante” de plus Football. Le Sénégal met les bouchées doubles pour contester le retrait de la CAN 2025 Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. 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