● Numerama 📅 02/04/2026 à 17:02

Un cancer pour l'économie : ce sénateur américain qui veut éradiquer les voitures chinoises

Géopolitique 👤 Raphaëlle Baut
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Lecture Zen Résumer l'article Les États-Unis ont déjà verrouillé l'accès de leur marché automobile aux constructeurs chinois via droits de douane, restrictions technologiques et règles sur les données des acheteurs. Le sénateur républicain Bernie Moreno propose d'aller plus loin en interdisant totalement l'entrée des véhicules chinois — matériel, logiciels et partenariats — et emploie une rhétorique agressive, qualifiant ces voitures de « cancer ». Pourtant, la réalité industrielle diverge : les groupes chinois investissent et s'implantent déjà en Europe et en Amérique latine, et certains projets locaux continuent d'intégrer des partenaires chinois comme Geely. Les États-Unis ont déjà verrouillé l'accès de leur marché automobile aux constructeurs chinois via droits de douane, restrictions technologiques et règles sur les données des acheteurs. Le sénateur républicain Bernie Moreno propose d'aller plus loin en interdisant totalement l'entrée des véhicules chinois — matériel, logiciels et partenariats — et emploie une rhétorique agressive, qualifiant ces voitures de « cancer ». Pourtant, la réalité industrielle diverge : les groupes chinois investissent et s'implantent déjà en Europe et en Amérique latine, et certains projets locaux continuent d'intégrer des partenaires chinois comme Geely. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ Les États-Unis ont déjà mis en place plusieurs lois pour empêcher les constructeurs chinois d’entrer sur leur marché automobile. Un sénateur américain, le républicain Bernie Moreno, veut cependant aller encore plus loin. Le marché automobile américain est aujourd’hui quasiment fermé aux constructeurs chinois. Dans un contexte de tensions économiques et technologiques avec la Chine, la pression monte pour contenir ce qui est jugé comme une menace. Bernie Moreno, un sénateur républicain au discours peu diplomatique, qualifie carrément les voitures chinoises de « cancer qui infecte les économies » sur X (ex-Twitter). L’homme politique appelle à une interdiction totale, y compris au-delà des frontières américaines. Pour bloquer les constructeurs chinois, les États-Unis ont déjà mis en place plusieurs barrières : des droits de douane prohibitifs (à l’efficacité discutable), des restrictions sur les technologies embarquées et des règles concernant les données des acheteurs américains. Le pays a progressivement verrouillé son territoire face à une industrie chinoise jugée trop intrusive et très compétitive. Une offensive politique qui dépasse l’automobile et les États-Unis Le sénateur s’exprimait le 1er avril 2026 lors d’un forum automobile en amont du Salon international de l’automobile de New York. Il y déclarait que son projet de loi irait plus loin que la simple interdiction des importations déjà mise en place par l’administration Biden. D’après Reuters, il souhaite « qu’il n’y ait jamais de scénario où une automobile chinoise entre sur notre marché, qu’il s’agisse de matériel, de logiciels ou de partenariats. » C’est l’ancien président Joe Biden qui avait mis en place les premières mesures protectionnistes contre les constructeurs chinois // Source : Capture video White House Il utilise l’exemple d’Huawei dans les télécommunications qu’il veut transposer à l’automobile : « Nous n’autorisons pas Huawei à s’implanter dans notre infrastructure de télécommunications. Nous n’allons pas non plus autoriser les constructeurs automobiles chinois sur ce marché », avant d’ajouter : « Nous allons empêcher ce fléau de pénétrer notre marché et nous aurons besoin de l’aide des autres pays pour le combattre. » Pour aller plus loin Les États-Unis bannissent les électriques chinoises et se tirent une balle dans le pied Le plus surprenant reste la posture du sénateur par rapport aux choix d’autres pays d’autoriser les véhicules chinois : « Il n’y aura pas de voitures chinoises ici. Et j’espère que l’Amérique latine, le Mexique, le Canada et l’Europe adopteront les mêmes normes que nous. » Le sénateur semble ignorer la réalité du marché : les constructeurs chinois sont déjà implantés et investissent localement, notamment en Europe et en Amérique latine. Une rhétorique agressive Sur le réseau social X, le sénateur va même jusqu’à qualifier les voitures chinoises de « cancer » en réaction à l’article publié par Reuters, et cela n’a rien d’anodin. Ce type de vocabulaire traduit une montée en tension bien au-delà du simple débat commercial. This is simple: no Chinese autos on American roads. Period.And to our western allies letting this cancer infect their economies, turn back now before it’s too late.https://t.co/dekUswLTBB— Bernie Moreno (@berniemoreno) April 1, 2026 Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Twitter. 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J’accepte tout Gérer mes choix Officiellement, les arguments avancés reposent toujours sur la sécurité : collecte de données, risques d’ingérence, dépendance technologique. Des sujets déjà au cœur des régulations mises en place ces dernières années aux États-Unis. Mais derrière cette ligne de défense, il y a aussi une inquiétude plus terre-à-terre : la compétitivité. Les constructeurs chinois, en particulier sur l’électrique, ont pris une avance significative sur certains segments, notamment en matière de coûts et de vitesse de développement. En durcissant le ton, le sénateur met surtout en lumière un basculement déjà engagé. La question n’est plus de savoir si les voitures chinoises doivent entrer sur le marché américain, mais jusqu’où les États-Unis sont prêts à aller pour les en empêcher. Paradoxalement, plusieurs projets locaux continuent d’intégrer des partenaires chinois, que ce soit Faraday Future ou Waymo avec Geely. Preuve que, sur le terrain, la réalité industrielle résiste encore au discours politique. Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer ! Crédit photo de la une : Dall-e Signaler une erreur dans le texte Ne plus voir cette pub Ne plus voir cette pub Chine Etats-Unis marché automobile
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