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📅 02/04/2026 à 14:26
On a testé le Ugreen Maxidok 17-en-1 : 17 ports et un slot SSD pour brancher tout votre PC avec un seul câble — Frandroid
Géopolitique
👤 Ulrich Rozier
500 euros pour un dock ? Ça paraît fou, mais le Ugreen Maxidok est une bête de course. On l’a testé. Ugreen Maxidok 17-en-1 // Crédits : Frandroid Apple a dégainé le Thunderbolt 5 avec ses puces M4 Pro et Max, et Ugreen est parmi les premiers à sauter dans le train avec ce Maxidok Revodok 17-en-1. Pour le coup, Ugreen cherche à exploiter tout le débit disponible pour concevoir un hub central très complet. On a branché nos écrans, nos SSD et plein d’accessoires pour voir si la bête tenait la distance. Fiche technique CaractéristiquesDétailsStandard de donnéesThunderbolt 5 (80 Gbps symétrique / 120 Gbps crête)Alimentation (Host)Jusqu’à 140W (Power Delivery 3.1)Bloc secteurExterne 240W GaNStockage interne1x Slot M.2 NVMe PCIe 4.0 x4 (jusqu’à 8 To)Vitesse SSD interneEnviron 3000 Mo/s (limite PCIe via TB)RéseauEthernet RJ45 2.5 GigabitRefroidissementActif (ventilateur interne) + dissipateur aluminiumPoids (Dock seul)Environ 850 g (châssis aluminium massif)Dimensions~ 150 x 100 x 55 mm (format tour verticale) Ergonomie et connectiques Dès le déballage, on sent que Ugreen a mis les moyens de ses ambitions. L’appareil utilise un châssis en aluminium brossé massif, habillé d’un gris sidéral qui matche parfaitement avec un MacBook. C’est imposant. Ugreen Maxidok 17-en-1 // Crédits : Frandroid Sans oublier la touche de bronze sur les ailettes. C’est lourd, ça ne glisse pas sur le bureau, et ça inspire une confiance immédiate. Le dock se tient à la verticale, une bonne chose. On gagne de l’espace par rapport aux hubs qui traînent à plat. Ugreen Maxidok 17-en-1 // Crédits : Frandroid En façade, on trouve l’essentiel pour le quotidien : trois ports USB-C 10 Gbps, les lecteurs de cartes SD et microSD 4.0, et la prise jack. Rien à dire sur l’agencement de ce côté-là. Ugreen Maxidok 17-en-1 // Crédits : Frandroid À l’arrière, c’est la fête du port. On a le trio magique de ports Thunderbolt 5, l’Ethernet 2.5G et trois ports USB-A pour les vieux périphériques. Mais attention, carton jaune : pour les écrans, il faudra souvent passer par un adaptateur sur les ports TB5 si vous n’avez pas d’écran USB-C natif. Il y a bien un DisplayPort, mais un petit HDMI 2.1 n’aurait pas été du luxe pour ce prix. ZonePorts disponiblesFaçade3x USB-C 3.2 (10 Gbps)1x Lecteur SD 4.0 (312 Mo/s)1x Lecteur microSD 4.0 (312 Mo/s)1x Jack 3.5mm Combo (Audio + Micro)1x Bouton AlimentationArrière1x Port Hôte TB5 (140W PD)2x Ports Thunderbolt 5 (120 Gbps / 15W)1x DisplayPort 2.1 (8K@60Hz)3x USB-A 3.2 (10 Gbps)1x Port Ethernet 2.5G2x Jacks 3.5mm (Entrée Micro / Sortie Audio séparées)1x Entrée DC 240W Sans oublier le bouton d’alimentation en façade. L’idée est louable pour économiser de l’énergie, mais son placement sur le coin le rend trop facile à actionner par erreur. Ugreen Maxidok 17-en-1 // Crédits : Frandroid Sous le boitier, on accède au slot SSD NVMe. C’est simple, une vis à faire sauter (le tournevis est fourni, merci) et on y glisse un SSD jusqu’à 8 To. Ugreen fournit un pad thermique d’ailleurs. Le câble Thunderbolt 5 fourni dans la boîte fait à peine 50 centimètres. C’est un peu, oui, mais à 80/120 Gbps, le signal devient très sensible aux pertes et aux interférences, donc les câbles passifs Thunderbolt 5 doivent rester courts pour tenir les performances certifiées. On aurait néanmoins bien aimé avoir un câble de 1 m (environ 16 euros sur Amazon). Côté dissipation, le dock possède un petit ventilateur interne en plus du refroidissement passif. Dans un usage normal, il est totalement inaudible. Il faut vraiment solliciter le SSD et charger le PC à fond pour qu’il commence à souffler un peu, et encore, le bruit est très sourd, pas du tout strident. Ugreen Maxidok 17-en-1 // Crédits : Frandroid Les ports USB-A à l’arrière sont bien espacés. On peut brancher des clés un peu larges sans condamner le port d’à côté. L’assemblage est irréprochable. Pas de jeu dans les ports, pas de craquement quand on manipule l’objet. On est clairement sur le segment de CalDigit, le maître incontesté du secteur. Installation et performances Le Thunderbolt 5, c’est ce qui se fait de mieux. Techniquement, le Thunderbolt 5 est basé sur la norme USB4 version 2.0. On obtient donc une bande passante bidirectionnelle de 80 Gbps, capable de monter à 120 Gbps pour l’affichage. A la différence de l’USB4, Intel a imposé un cahier des charges ultra-strict au TB5. Vous pouvez brancher trois écrans 8K et continuer à transférer des fichiers sans que le système ne bronche. Si vous avez un PC avec de l’USB4, vous allez profiter de la compatibilité et d’une grosse partie des fonctions du dock, mais la bande passante sera limitée par l’USB4 (40 ou 80 Gbps contre 120 Gbps). Avec du Thunderbolt 4, le Maxidok fonctionne aussi, mais il retombe aux limites du TB4, et donc 40 Gbps max. Pour le test, j’ai utilisé le Mac mini M4 Pro, compatible Thunderbolt 5. La reconnaissance a été instantanée : un seul câble pour tout gérer. Notez que le Mac mini M4 le moins cher reste en Thunderbolt 4. Si vous avez un MacBook Pro, les 140W est le vrai game changer. Jusqu’ici, beaucoup de docks plafonnaient à 85W ou 100W, ce qui entraînait une décharge lente lors de gros rendus 3D. Ici, la batterie reste à 100 % quoi qu’il arrive. J’ai testé le slot SSD interne avec un M.2 NVMe PCIe Gen4 x4. Résultat : 3 Go/s en lecture et écriture. Ici, c’est assez rapide pour travailler directement ses projets DaVinci Resolve ou Premiere Pro sans le moindre lag. Vous allez oublier que vous travailez sur un stockage « externe », surtout qu’on ne peut pas dire qu’il y a du throttling notable. Le 2.5 GbE est aussi une excellente surprise. Pour ceux qui ont un NAS ou la fibre à 2 ou 5 Gbps, on sature enfin la connexion. Vous allez pouvoir faire vos sauvegardes Time Machine dans de très bonnes conditions. En multi-écran, c’est la régalade. Sous Windows, on peut piloter trois dalles 4K à 144 Hz. Sur Mac, on reste limité par la gestion du MST (Multi-Stream Transport) d’Apple, mais on tient deux écrans 6K à 60 Hz. La chauffe est bien maîtrisée. L’aluminium joue son rôle de radiateur géant. Même après avoir transféré 500 Go de fichiers, le dock est tiède, mais jamais brûlant. Le ventilateur ne s’est déclenché que lors d’un test de stress combinant charge maximale et transfert SSD soutenu. Prix et disponibilité Le Ugreen Maxidok Revodok 17-en-1 est disponible dès maintenant, mais il va falloir avoir le cœur bien accroché. Le prix public conseillé tourne autour de 499 €. Mais on le trouve régulièrement avec des coupons de réduction (parfois jusqu’à -30 %). Retrouvez le Ugreen Maxidok 17-en-1 sur Amazon Découvrir l’offre Retrouvez le Ugreen Maxidok 17-en-1 sur Ugreen Découvrir l’offre ll existe aussi deux autes produits, le Maxidok 10-en-1 (Thunderbolt 5) qui n’offre pas de slot SSD interne, une charge à 100W et un Ethernet limité à 1 GBps. Mais il a toujours les débits Thunderbolt 5 pour les écrans et SSD externes. Il est aussi vendu 240 euros, ce qui est bien moins cher. Retrouvez le Ugreen Maxidok 10-en-1 sur Amazon Découvrir l’offre Retrouvez le Ugreen Maxidok 17-en-1 sur Ugreen Découvrir l’offre Enfin, il y a aussi le Maxidok pour Mac mini. Il reprend la forme du Mac mini, pour se glisser au-dessous ou au-dessus. Il offre des connectiques et un slot SSD. Il coûte environ 300 euros. Retrouvez le Ugreen Maxidok Mac mini sur Ugreen Découvrir l’offre Pourquoi les hubs TB5 coûtent si chers ? Vous vous demandez pourquoi les hubs Thunderbolt 5 sont si chers ? Pour plusieurs raison. Déjà, il y a le contrôleur Intel JHL9540 (nom de code Barlow Ridge). Ce petit morceau de silicium coûte à lui seul entre 40 et 50 dollars pièce pour le fabricant. Pour comparaison, un port USB classique coûte quelques centimes. Ajoutez à cela la certification obligatoire d’Intel : contrairement à l’USB4 où chacun fait un peu ce qu’il veut, Intel exige des tests ultra-poussés (et payants) pour valider la stabilité, le débit et l’interopérabilité. Il y a aussi des composants de VRM (régulateurs de tension) de qualité militaire, il y a quand même 240W à gérer. C’est comme les circuits imprimés, ils sont beaucoup plus complexes et chers à produire. Enfin, la dissipation thermique est un gros enjeu, la bande passante et la puissance créent de la chaleur. Il faut donc des châssis en aluminium massif, des pads thermiques et même des ventilateurs. Tout ça, c’est du coût de fabrication en plus. Certains liens de cet article sont affiliés. On vous explique tout ici. Note finale du test 8 /10 Ce Maxidok 17-en-1 est une brute. Ugreen a montré qu'il peut sortir du marché des petits chargeurs pour s'imposer sur le bureau. La puissance du Thunderbolt 5 couplée au slot SSD interne en fait un produit presque unique sur le marché. Son refroidissement actif est très efficace. Il n'a quasiment aucun équivalent aussi complet. Il offre énormément de connectiques, un slot M.2, de l’Ethernet 2,5 GbE, jusqu’à 240 W d’alimentation, enfin, il peut fournir jusqu’à 140 W à un PC portable. On obtient vraiment un setup "one cable" qui sera très utile aux pros. Prenez-le vraiment si vous en avez besoin, un dock Thunderbolt 4 ou USB-C classique peut largement suffire pour 95 % des besoins. Points positifs Ugreen Maxidok 17-en-1 Débits Thunderbolt 5 stratosphériques Slot SSD M.2 intégré Charge PC jusqu’à 140W Construction en aluminium Port Ethernet 2,5 Gbps Points négatifs Ugreen Maxidok 17-en-1 Câble TB5 fourni trop court Bouton d'alimentation trop facile à presser par erreur Pas de port HDMI natif (DisplayPort uniquement) Prix public de 499 € qui pique sévère
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