● Courrier International 📅 02/04/2026 à 13:13

Et si “Crimson Desert” lançait la vague des K-games ?

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Le diable des roseaux est l’un des nombreux boss, ces ennemis particulièrement puissants, à vaincre dans “Crimson Desert”. Jusqu’ici, la Corée du Sud se distinguait plus par ses joueurs que par ses jeux. Mais la sortie de ce jeu de rôle et d’aventure, le 19 mars, pourrait tout changer. Le succès rencontré par cette production du studio Pearl Abyss laisserait-il présager qu’après la K-pop et les K-dramas l’heure est aux K-games ? PHOTO PEARL ABYSS Jeu vidéo. Et si “Crimson Desert” lançait la vague des K-games ? 2 avril 2026 Parfois, les jeux en monde ouvert sont trop grands pour leur propre bien. Mais à en croire Forbes, l’impressionnante dimension de Crimson Desert, sorti le 19 mars sur consoles et PC, fait sa force. “Après une centaine d’heures de jeu, je ne me suis pas ennuyé une seconde. Il y a tant à faire, tellement de fronts à faire progresser, de quêtes à accomplir, d’objets à fabriquer, d’énigmes à résoudre, de boss à pourchasser, de territoire à conquérir… Même cette liste est sans fin”, applaudit le critique du média économique américain. En plus de ce vaste monde à explorer, les combats sont excellents et variés, poursuit Forbes. Le scénario en revanche est présenté comme l’une des faiblesses de l’ensemble. Kliff, le héros, est à la tête d’un groupe de mercenaires baptisé les “crinières grises”, qu’il doit rassembler alors qu’une sinistre menace plane sur le continent de Pywel : rien d’extrêmement original donc. Les critiques ont été conquis par les mécanismes de combat dans “Crimson Desert”. PHOTO PEARL ABYSS L’autre élément remarquable, relate The New York Times, tient au studio à l’origine de Crimson Desert. Pearl Abyss est installé à Gwacheon, près de Séoul, en Corée du Sud. Or jusqu’ici, le pays se distinguait surtout côté export par les prouesses de ses joueurs professionnels, parmi les meilleurs au monde sur League of Legends et StarCraft, des jeux américains. Le quotidien new-yorkais note que ce nouvel opus (qui reprend l’univers du MMORPG Black Desert Online) est le dernier d’une série récente de jeux coréens ayant trouvé un public international. Et de citer en exemple Stellar Blade ou Lies of P. “Crimson Desert” impressionne sur le plan technique, même pour les critiques qui ont moins été convaincues au global. PHOTO PEARL ABYSS “De la même manièreque la K-pop et les K-dramassont devenus de très rentablesexports culturels de la Coréedu Sud (une vague connuesous le nom de hallyuen version originale),peut-être faut-il désormaisparler de K-games ?” Le quotidien américain The New York Times Le décor de fantasy peut faire penser à l’Europe médiévale, mais l’origine du jeu est claire. Certaines villes du continent fictif de Pywel sont inspirées en partie de l’Europe médiévale, mais il y a aussi des éléments coréens dans l’univers de “Crimson Desert”. PHOTO PEARL ABYSS “Au fil du jeu, décrit le New York Times, les joueurs vont découvrir des temples bouddhistes dans la nature, mais aussi la cuisine coréenne. Et les enchaînements de coups de pied et de poing du colosse Kliff s’inspirent directement du taekwondo [un des arts martiaux nationaux].” “Comme nous sommescoréens, et que le jeuest écrit par des Coréens,on peut difficilementfaire plus coréen.” Kim Dae-il, cofondateur de Pearl Abyss,interviewé par le New York Times Si les critiques anglo-saxonnes ont favorablement accueilli Crimson Desert, toutes ne sont pas aussi enthousiastes que Forbes. Le site britannique Eurogamer s’est ainsi un peu ennuyé dans les phases de collectes de ressources. Ce qui ne l’a pas empêché de trouver d’autres aspects divertissants et l’ampleur de l’univers impressionnant. “Ne vous y trompez pas, Crimson Desert est une réussite technique aux combats géniaux. C’est juste que son histoire et ses personnages sont malheureusement fort fades.” Le public, lui, a été au rendez-vous. Le premier week-end de la sortie a vu un pic de 240 000 joueurs en simultané sur la plateforme Steam, rapporte le Korea JoongAng Daily. Surtout, explique encore le site coréen anglophone, Crimson Desert a battu un record dès le 19 mars : “C’est la première fois qu’un jeu coréen franchit la barre des 2 millions d’exemplaires vendus le jour même de sa sortie.”— Hugo Florent Kliff, héros de “Crimson Desert”, explore un vaste monde menacé. PHOTO PEARL ABYSS À lire aussi : Animation. “KPop Demon Hunters” sur Netflix : un succès mondial qui interpelle en Corée du Sud À lire aussi : Musique. Katseye, le groupe de K-pop multiculturel qui brise les codes À lire aussi : Livres. Des fictions “thérapeutiques” coréennes contre le spleen et le burn-out
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