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Exoplanètes : une IA de la Nasa en détecte 100 nouvelles et s'attaque au mystère des mondes “évaporés”

Géopolitique 👤 Brice Haziza
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Exoplanètes : une IA de la Nasa en détecte 100 nouvelles et s'attaque au mystère des mondes “évaporés” Par Brice Haziza (@_NotreEspace_) Publié le 02/04/26 à 08h15 Nos réseaux : Suivez-nous Commenter 3 Infographie représentant des exoplanètes rocheuses.© Martin VargicL'astronomie moderne est entrée dans l'ère du “Big Data”. Avec des télescopes spatiaux comme TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la Nasa, qui scrutent des millions d'étoiles, le volume de données généré dépasse de loin les capacités d'analyse humaine. C’est ici que l’intelligence artificielle change la donne : 118 nouvelles exoplanètes viennent d'être trouvées grâce à un programme de Machine Learning. L'étude est publiée dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.Raven et le Big DataMéthode de détection par transit.© NasaDepuis son lancement en 2018, TESS bombarde la Terre de données. Sa méthode ? Le transit. Il guette la moindre micro-chute de luminosité d'une étoile, signe qu'une planète passe devant. Le problème, c'est que le signal est souvent noyé dans un “bruit” colossal (vibrations de l'instrument, activité stellaire). Jusqu'ici, les chercheurs devaient trier ces données manuellement ou via des scripts assez rigides, laissant passer des milliers de pépites.L'équipe derrière cette étude a changé de paradigme. Ils ont entraîné un réseau de neurones profond (Deep Learning) nommé Raven, pour Ranking et Validation d'ExoplaNets, à distinguer les vrais transits des faux signaux. Résultat : l'IA a permis d'isoler 85 systèmes planétaires où les exoplanètes mettent entre 20 et 480 jours pour orbiter autour de leur étoile, des zones souvent difficiles à balayer pour les méthodes automatiques standards.En plus des 118 nouvelles exoplanètes, 2000 candidates sont à confirmer, dont un millier de totalement inédites. Une très belle moisson de nouveaux mondes. Et peut-être la résolution d'un mystère. En effet, les chercheurs se sont concentrés sur un cas bien précis : les planètes avec des périodes très courtes, de 0,5 à 16 jours, autour de leur soleil.Un assaut contre le mystère du “Désert des Neptune chauds”Planète se faisant souffler son atmosphère par la trop grande proximité d'avec son étoile.© NASA, ESA et A. Schaller (pour STScI)Au-delà du simple catalogue, cette découverte s'attaque à une énigme qui passionne les chercheurs : le Désert Neptunien. Pour faire simple, c’est une zone très proche de leur étoile où l'on ne trouve quasiment jamais de planètes de la taille de Neptune. Soit les planètes sont de gigantesques géantes gazeuses (Jupiter), soit ce sont de petites planètes rocheuses (Superterres).Pourquoi ce vide ? L'hypothèse principale est que le rayonnement de l'étoile est si intense qu'il souffle l'atmosphère gazeuse des planètes de taille intermédiaire, ne laissant que leur noyau rocheux dénudé.L'apport de l'IA ici est crucial. En étant capable de détecter des signaux beaucoup plus ténus et des configurations orbitales plus complexes, l'intelligence artificielle commence à peupler les frontières de ce désert. Parmi la centaine de nouvelles candidates, plusieurs se situent justement dans ces zones de transition. En analysant ces nouveaux mondes, les scientifiques espèrent comprendre les mécanismes thermodynamiques qui font évaporer l'atmosphère des planètes. Suivez toute l'actualité des Numériques sur Google Actualités et sur la chaîne WhatsApp des Numériques Envie de faire encore plus d'économies ? Découvrez nos codes promo sélectionnés pour vous.
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