● Presse-Citron
📅 02/04/2026 à 08:02
Pourquoi notre cerveau adore-t-il autant le sucre ?
Géopolitique
👤 Camille Coirault
© Daniel Kraus / Unsplash 0 Selon l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), nous consommons, dans l’Hexagone, en moyenne, environ 50 à 53 grammes de sucre par jour. Si elle recommande de « ne pas consommer plus de 100 g de sucres totaux par jour », elle estime que « 20 à 30 % des adultes et des adolescents » dépassent quotidiennement ce seuil. Le sucre est absolument partout, même là où on ne devrait logiquement pas en trouver, et nous sommes habitués, dès l’enfance à en consommer plus que de raison. Les risques d’une surconsommation chronique de sucre sont pourtant très bien documentés (diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, obésité, problèmes bucco-dentaires). C’est une substance fortement addictive, et s’en sevrer peut être très désagréable à vivre. Pourquoi, dans ce cas, notre cerveau nous pousse-t-il à en consommer autant ? Les comportements alimentaires compulsifs et le manque de volonté n’expliquent pas tout ; il est nécessaire de soulever le capot de notre boîte crânienne pour comprendre notre attirance innée pour cette molécule. Votre cerveau : un fossile accro au glucose « Notre cerveau se nourrit de glucose, c’est son carburant », explique Alex DiFeliceantonio, professeure adjointe au Fralin Biomedical Research Institute. « À l’époque de nos ancêtres, c’était un vrai réflexe de survie que de se ruer sur une ressource dès qu’on en trouvait. Mais aujourd’hui, cet instinct se retourne contre nous ». La spécialiste évoque ici notre passé de chasseurs-cueilleurs, une ère de disette où débusquer du miel, des baies sauvages, des tubercules gorgés de glucides ou des fruits mûrs relevait de la survie du groupe. Sauf que notre architecture cérébrale n’a pas vraiment évolué depuis qu’Homo sapiens s’est différencié de ses ancêtres primates il y a plusieurs centaines de milliers d’années. Notre cerveau ne comprend pas que la famine ne le guette plus tous les jours (dans la majorité des pays développés, tout du moins), quand bien même il est possible de trouver du sucre en abondance. Pendant des millénaires, la sélection naturelle a donc favorisé les individus capables de détecter et de consommer les aliments les plus caloriques. Nous avons hérité de ce comportement : nous sommes, en quelque sorte, programmés pour chercher une ressource qui était autrefois très rare, mais qui est devenue aujourd’hui omniprésente et à portée de main. Notre instinct s’est ainsi retourné contre nous, puisque d’un point de vue strictement métabolique, notre organisme sait fabriquer tout le glucose dont il a besoin pour alimenter nos muscles, notre cœur, nos poumons et nos neurones à partir de sources complexes (amidons, ou glucides complets, par exemple). Les sucres dits « libres », rajoutés dans les sodas ou les plats industriels n’ont aucun intérêt pour la santé. Le Dr Francesco Branca, Directeur du Département Nutrition pour la santé et le développement de l’OMS, explique, sur le site de l’agence : « Le sucre n’est pas nécessaire du point de vue nutritionnel. L’OMS recommande de maintenir l’apport éventuel en sucres libres à moins de 10 % des besoins énergétiques totaux et de le ramener à moins de 5 % si l’on veut obtenir des bienfaits supplémentaires sur le plan de la santé ». Puisque notre cerveau n’est pas capable de dire « stop », c’est à nous que revient la tâche de lui poser des limites. Le cerveau humain est naturellement programmé pour rechercher le glucose, un héritage de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. En France, la consommation quotidienne de sucre dépasse souvent les recommandations de santé, provoquant divers risques sanitaires. Le sucre ajouté, omniprésent dans l’alimentation moderne, n’apporte aucun bénéfice nutritionnel et nécessite une gestion consciente. 📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp. TousAntiCovid Par : Gouvernement français 4.4 / 5 k324.6 avis App Store Play Store AlimentationsantéScience [ Source ] Sur le même sujet Les océans atteignent un niveau de chaleur jamais vu : un nouveau record qui inquiète les climatologues « Complètement inattendu et incroyablement rapide » : on sait ce qui est arrivé à l’astronaute évacué d’urgence de l’ISS Une étude vient de le confirmer : le vapotage est probablement cancérigène S’asseoir sur les mains : cette position des hôtesses et des stewards a un but très précis Les dernières actualités « Un comportement pas professionnel » ? : voici ce que relève la NASA sur les astronautes bloqués dans le vaisseau de Boeing « Tolérance zéro » : France Travail va fouiller vos relevés téléphoniques pour repérer la fraude Pourquoi notre cerveau adore-t-il autant le sucre ? 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