● Courrier International 📅 01/04/2026 à 15:12

LVMH subit les contrecoups de la guerre au Moyen-Orient

Géopolitique
Illustration
À la Fashion Week de Paris, une mannequin présente une création du directeur artistique de Louis Vuitton, Nicolas Ghesquière, le 10 mars 2026. PHOTO Stephane Mahe/REUTERS C’est le “pire début d’année” qu’ait jamais connu LVMH, constate Bloomberg à propos du groupe français, qui voit son avenir “assombri par l’impact de la guerre du Golfe” alors que la baisse de la demande pour les produits de luxe avait déjà fragilisé ses ventes. À lire aussi : Moyen-Orient. Les conséquences de la guerre en Iran sur l’économie mondiale en quatre questions “Le cours de l’action a chuté de 28 % au premier trimestre, soit la plus forte baisse parmi les grands groupes européens du luxe.” Une dégringolade que le groupe n’avait pas connue durant la crise financière en 2007, pas plus que pendant l’épidémie de Covid-19 en 2020 ou lors de l’explosion de la bulle internet en 2001, affirme le média économique américain. Ce résultat est aggravé par “la crise que traverse le secteur des transports aériens et du tourisme, dont dépendent fortement les ventes d’articles de luxe”. Sa clientèle dépense moins en temps troublés La guerre en Iran a une incidence sur cette industrie : en temps troublés, ses bénéfices fondent. “LVMH est particulièrement exposé à cette clientèle qui aspire à un certain niveau de vie et dépense moins en période de crise.” Mais Moët Hennessy-Louis Vuitton, à la différence de ses concurrents qui ne font que dans le luxe, est aussi “un acteur majeur dans le domaine des vins et spiritueux”. Et ce secteur fait également face à une baisse de la demande. Le groupe français “n’est pas le seul à subir” des pertes boursières, mais sa position de numéro un mondial en chiffre d’affaires et en capitalisation fait de lui un “indicateur clé pour un secteur qui cherche encore à se remettre du marasme postpandémique et de l’impact des droits de douane américains”. À lire aussi : Vu des États-Unis. Bernard Arnault, ce milliardaire français si proche de Donald Trump Autre conséquence de cet “effondrement du cours de l’action” : la fortune de Bernard Arnault, le PDG du groupe, s’est allégée de 55,9 milliards de dollars (48,2 milliards d’euros) au premier trimestre, pour s’établir “à environ 152 milliards de dollars” (131 milliards d’euros). Dans la famille des 500 plus grandes fortunes mondiales, le milliardaire peut se consoler de n’être qu’à la deuxième place des dévalorisations, derrière le patron américain d’Oracle, Larry Ellison. Courrier international Bernard Arnault Guerre en Iran Europe Crise dans le Golfe Industrie du luxe Sur le même sujet Vu de l’étranger. LVMH, médaille d’or du coup de pub aux JO de Paris Vu de l’étranger. Bernard Arnault, “l’un des meilleurs remparts de l’Europe” face à Trump ? Luxe. Prada rachète Versace pour “changer la mode italienne à jamais” Cosmétiques. Le géant du luxe Kering vend sa division beauté pour 4 milliards d’euros à L’Oréal Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de « Les filles du Kurdistan » de M. Sauloy & C. Baloup aux éditions Steinkis (collection « Témoins du monde ») Je reçois ma bande dessinée → Éditions Drakoo Tentez de remporter un exemplaire de « Les enfants du bois » de Andrea Casaran aux éditions Drakoo. Je reçois ma bande dessinée → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article →
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