● Numerama 📅 01/04/2026 à 12:15

Artémis II : le planning détaillé des astronautes pendant leurs 10 jours de mission lunaire

👤 Hugo Ruher
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Lecture Zen Résumer l'article La fenêtre de tir d’Artémis II s’ouvre le 1er avril 2026. Au jour 6, Orion pourrait repousser le record de distance humaine à la Terre. L’équipage validera en vol un abri anti‑radiations inédit pour se prémunir des éruptions solaires. La fenêtre de tir d’Artémis II s’ouvre le 1er avril 2026. Au jour 6, Orion pourrait repousser le record de distance humaine à la Terre. L’équipage validera en vol un abri anti‑radiations inédit pour se prémunir des éruptions solaires. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ La fusée emportant la mission Artémis II est prête à partir, comme les astronautes qui seront à bord de la capsule d’Orion. Pendant leurs dix jours autour de la Lune, ils auront un emploi du temps chargé. Cette fois, c’est sans doute la bonne. La fusée SLS est sur le pas de tir de Cap Canaveral, prête à partir pour la mission Artémis II. Et si l’incertitude demeure toujours, notamment en raison de la météo, et suite à plusieurs reports ces derniers mois après des tests ratés, la fenêtre de tir commence dès le 1er avril 2026. Il est temps de se demander ce que vont faire les astronautes pendant leur voyage. Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen se voyaient déjà à bord du vaisseau Orion en février, et doivent s’impatienter, surtout que leur emploi du temps est établi depuis des mois : faire le tour de la Lune avant de rentrer sur Terre dix jours plus tard. Mais au jour le jour, à quoi va ressembler le planning de l’équipage ? Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par YouTube. 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J’accepte tout Gérer mes choix Vérifications, manœuvres, et routine Tout d’abord, il ne faudra pas trop s’attacher à la fusée géante SLS puisque le vaisseau Orion sera libéré à peine huit minutes après le décollage. Ensuite, c’est le propulseur cryogénique ICPS qui va prendre le relais pendant une cinquantaine de minutes, jusqu’à atteindre une altitude d’environ 160 kilomètres. Les heures suivantes seront dédiées à la surveillance des systèmes du vaisseau. Environ trois heures après le lancement, l’équipage utilisera l’étage de propulsion (ICPS) largué comme cible pour simuler une manœuvre d’amarrage. La journée se terminera par un sommeil fragmenté, typique des missions spatiales : 4 heures de repos, un réveil pour un allumage de moteur et un test de communication, puis 4h30 de sommeil supplémentaire. Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par YouTube. 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J’accepte tout Gérer mes choix Le deuxième jour sera surtout chargé pour Christina Koch qui devra préparer l’injection trans-lunaire, une manœuvre destinée à mettre le vaisseau sur le bon chemin pour rejoindre la Lune. En dehors de ça, les astronautes pourront tour à tour faire un peu d’exercice sur un système ressemblant à un appareil d’aérobic pour ne pas trop souffrir de l’absence de gravité à leur retour. Durant le troisième jour, l’équipage va pratiquer le premier allumage de moteur destiné à la correction de trajectoire, il y en aura trois au cours du vol pour s’assurer que le vaisseau reste bien sur la bonne trajectoire. Par ailleurs, la journée sera dédiée à la vérification des outils médicaux (thermomètre, tensiomètre, stéthoscope, otoscope) et à des exercices de réanimation cardio-pulmonaire (RCP). L’équipage entier se réunira également pour répéter la chorégraphie des observations scientifiques cruciales prévues pour le survol lunaire du jour 6 Pour le quatrième jour, on commence à se préparer à l’arrivée vers la Lune puisque les astronautes étudieront en détail la géographie de notre satellite pour savoir à quoi s’attendre en arrivant et quoi photographier en priorité. Ils profiteront aussi de ce temps pour essayer de capter d’autres objets célestes par le hublot. Sans oublier le deuxième allumage de moteur pour corriger la trajectoire. Dans la zone d’attraction de la Lune Mais c’est bien lors du jour cinq qu’ils entreront dans la zone où l’attraction gravitationnelle de la Lune deviendra plus forte que celle de la Terre. Ce qui sera l’occasion de tester les combinaisons spatiales qu’ils portent au décollage, au retour, mais aussi en cas d’urgence s’il y a un souci chez Orion par exemple. L’idée étant de réutiliser ces scaphandres pour de futures missions lunaires, il faut savoir si elles sont faciles et rapides à enfiler. Également, c’est le jour de la troisième et dernière correction de trajectoire. La face cachée de la Lune vue par la mission Apollo 16. // Source : Flickr/CC/Apollo 16 Crew, NASA (photo recadrée) Le sixième jour est sans doute le plus important de l’ensemble de la mission. Le vaisseau Orion sera à son point le plus proche de la Lune. Selon le jour de départ, il pourrait alors s’agir de l’équipage ayant été le plus loin de la Terre dans l’histoire de l’humanité, en battant le record de 1970 et ses 400 171 kilomètres. L’équipage prendra des photos de la face cachée de la Lune, à une distance comprise entre 6 400 et 9 600 kilomètres. L’idéal serait alors d’avoir le Soleil dans la bonne position pour ne pas avoir d’ombres, mais cela dépendra du jour et de l’heure du lancement. Les astronautes enregistreront leurs observations en temps réel (audio et vidéo), y compris durant le laps de 30 à 50 minutes où la communication avec la Terre sera physiquement coupée en passant derrière la Lune. Ils pourront ainsi associer leur ressenti exact aux images une fois le signal rétabli. Objectif : retour sur Terre Le jour sept est celui du retour, durant lequel le vaisseau Orion s’arrachera à l’attraction gravitationnelle lunaire. Les astronautes en profiteront pour échanger avec des scientifiques au sol. En fin de journée, les astronautes lanceront la première des trois manœuvres destinées à la correction de trajectoire de retour. Mais surtout, ils auront du temps pour se reposer un peu. Durant le huitième jour, les astronautes réaliseront une manœuvre inédite : bâtir un abri de fortune à l’intérieur d’Orion. Ce refuge est conçu pour les protéger lors d’événements soudains générant de fortes radiations, comme les éruptions solaires. Si elles restent bénignes pour un si petit séjour, ce ne sera pas forcément le cas pour des missions habitées plus longues. Ils vont aussi s’essayer au pilotage manuel d’Orion, pour être prêts en cas de souci. Le retour d’Orion lors d’Artémis I. // Source : Via Flickr/CC/NASA’s Marshall Space Flight Center Le neuvième jour, l’équipage se préparera à retrouver la Terre, avec une dernière répétition générale pour les procédures de réentrée atmosphérique. Ils réaliseront aussi leur deuxième ajustement de trajectoire retour. Ce sera aussi le jour le moins « sexy » puisqu’il faudra tester les systèmes de collecte de déchets de secours au cas où les toilettes d’Orion tomberaient en panne. Ils essaieront également des vêtements de compression sous leurs combinaisons : ceux-ci aident le corps à lutter contre l’intolérance orthostatique, évitant ainsi les étourdissements liés au retour brutal de la gravité terrestre. Enfin, pour le dixième jour qui sera celui du retour, il y aura une dernière manœuvre de correction de trajectoire et l’équipage replacera l’ensemble des équipements d’Orion comme ils étaient au moment de partir. Après une descente dans l’atmosphère terrestre, qui fera monter la température du bouclier thermique à plus de 1 600 degrés, les parachutes se déploieront, et Orion devrait terminer sa course dans l’océan Pacifique, où l’équipage sera récupéré par les équipes de la NASA. Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer ! Tout notre suivi du Programme Artémis Artémis II, mission historique qui multiplie les records et les « premières fois » Artémis II : que se passe-t-il s’il y a un pépin juste avant le départ de la fusée SLS ? 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