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📅 01/04/2026 à 11:03
☕️ L’État français finalise le rachat de Bull
Énergie & Environnement
👤 Alexandre Laurent
Une erreur ? Bull, marque historique du calcul informatique, a définitivement tourné la page Atos : l’État a annoncé mardi 31 mars avoir finalisé le rachat de l’ex-division supercalcul du groupe informatique, sur la base d’une valeur d’entreprise qui pourrait atteindre 404 millions d’euros, en fonction de la réalisation de certains objectifs (non communiqués). « Cette opération constitue une étape majeure pour la souveraineté technologique française et européenne, en particulier dans les domaines du calcul haute performance, de l’intelligence artificielle et du quantique », vante Bercy. L’État s’était positionné dès fin 2024 comme un repreneur potentiel des activités supercalcul d’Atos, alors que le groupe de services informatiques entrait dans une période de tourmente boursière et financière sur fond de tentative de rachat manquée. L’intention s’était transformée en offre ferme en juin 2025. Logo Bull La démarche visait selon Bercy à préserver une activité qualifiée de critique dans la mesure où Atos, via sa division supercalcul, équipait la Défense (notamment pour la simulation nucléaire) et certains grands acteurs de l’industrie française. Fin janvier, le nouvel actionnaire avait acté sa décision de relancer la marque Bull, quasi-centenaire, pour porter ces activités qui représenteraient aujourd’hui « plus de 3 000 professionnels et experts, pour la moitié basée en France » et un chiffre d’affaires de l’ordre de 720 millions d’euros en 2025. Bull, sous son ancienne casquette Atos Eviden, est notamment intervenue récemment dans la fabrication du supercalculateur allemand Jupiter, et participe à la création du supercalculateur Alice Recoque qui doit mobiliser à lui seul un budget de 554 millions d’euros sur cinq ans. Ce dernier doit en effet être construit sur la base de la plateforme BullSequana XH3500, puis équipé de GPU AMD Instinct MI430X, pour viser une puissance de calcul de l’ordre de l’exaflops en double précision. « L’entrée de l’État au capital de Bull apporte à l’entreprise un actionnaire public de long terme, garant de la stabilité, de la continuité stratégique et de la préservation de compétences critiques au service d’une filière française et européenne d’excellence », affirme Bercy. Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant. Accédez en illimité aux articles d'un média expert Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes Intégrez la communauté et prenez part aux débats Partagez des articles premium à vos contacts Abonnez-vous alex.d. Premium À l'instant Message 1 Signaler Bloquer cet utilisateur Ok, la partie stratégique d'Atos est sauvée. Et le reste d'Atos, que devient-il ? Il coule ? Signaler un commentaire Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ? Non Oui Commentaires 1
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