● Le Monde International
📅 01/04/2026 à 05:31
Face au cas Orban, les Européens restent démunis
Géopolitique
Giorgia Meloni, présidente du conseil italien, et Viktor Orban, premier ministre hongrois, au Conseil européen, à Bruxelles, le 19 mars 2026. JEANNE ACCORSINI/SIPA POUR « LE MONDE » La scène a été photographiée dans la salle du Conseil européen, à Bruxelles, le 19 mars. Au premier plan, Viktor Orban se tient debout, les bras écartés, posés sur un bureau. Il toise ses vingt-six homologues, assis, un peu plus loin, autour d’une grande table ovale, en train de suivre sur un écran l’intervention de Volodymyr Zelensky. Certes, le premier ministre hongrois se lève régulièrement pendant les réunions pour s’étirer, car il souffre du dos. Mais, cette fois, confie-t-on au Conseil, il est resté « hors champ » pendant tout l’échange avec Kiev, afin que les caméras ne puissent renvoyer son image au président ukrainien. Le message était clair : pas question que Budapest apporte son soutien au prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, alors que les Vingt-Sept, y compris la Hongrie, s’y étaient unanimement engagés, le 19 décembre 2025. En revenant sur sa parole, Viktor Orban a franchi « une ligne rouge », et c’est « inacceptable », a, depuis, martelé le président du Conseil européen, Antonio Costa. Ce revirement − un « acte flagrant de déloyauté », a jugé le chancelier allemand, Friedrich Merz ; une « trahison », a tranché le premier ministre finlandais, Petteri Orpo − a exaspéré à Bruxelles, comme dans la plupart des capitales européennes. Les révélations qui ont suivi, selon lesquelles le ministre des affaires étrangères hongrois, Péter Szijjarto, informe son homologue russe, Sergueï Lavrov, de tout ce qui se passe dans les arcanes bruxellois et tente parfois d’y défendre les intérêts de Moscou, n’ont pas arrangé les choses. Il vous reste 86.6% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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