● BFM Tech
📅 31/03/2026 à 13:10
Voir sans être vu: Instagram lance à son tour un abonnement premium pour vous permettre de stalker en toute discrétion... pour deux dollars par mois
Cybersécurité
Le groupe de Mark Zuckerberg teste, dans plusieurs pays, une formule payante baptisée Instagram Plus. L'objectif? Offrir des fonctionnalités inédites aux utilisateurs et surtout, ouvrir une nouvelle source de revenus pour l'entreprise. Au risque de complexifier encore un peu plus l’écosystème des réseaux sociaux.Meta avance à pas feutrés sur le terrain des abonnements grand public. Le groupe américain a commencé à tester, dans plusieurs pays, une offre payante baptisée "Instagram Plus". L'objectif? Monétiser non plus seulement les créateurs et les entreprises, mais aussi les usages ordinaires de ses milliards d’utilisateurs.L’initiative, révélée par TechCrunch, intervient deux mois après que l’entreprise a évoqué son intention d’introduire de nouveaux abonnements sur Instagram, Facebook et WhatsApp. Jusqu’ici, les offres payantes de Meta ciblaient principalement les professionnels et les créateurs de contenu. Meta Verified leur permet par exemple d'authentifier leurs comptes Facebook et Instagram. Avec Instagram Plus, c’est l’utilisateur lambda qui devient client."Stalker" en toute discrétionAvec cet abonnement, les utilisateurs premium pourront ainsi consulter les Stories sans que leur nom n’apparaisse dans la liste des spectateurs. Ils auront également accès à des statistiques enrichies, comme le nombre de fois où une personne à visionner leurs propres publications éphémères. Des options qui devraient plaire aux Totally Spies et autres adeptes du stalking en ligne.Instagram Plus introduit également des outils de segmentation avancés. Les utilisateurs peuvent créer un nombre illimité de listes d’audience pour leurs Stories. Ils ne seront plus limités à la simple distinction entre "amis proches" et public général. Une évolution qui rapproche la plateforme d’outils de communication plus sophistiqués, voire quasi professionnels.D’autres options visent à maximiser la visibilité. Il sera ainsi possible de prolonger la durée de vie d’une Story au-delà des 24 heures habituelles, ou de la mettre en avant une fois par semaine pour la faire apparaître en tête du fil de ses abonnés. À cela s’ajoute l’envoi de "Superlikes" animés.Meta n’a pas précisé les marchés concernés, mais plusieurs indices sur les réseaux sociaux pointent vers le Mexique, le Japon et les Philippines. Plusieurs internautes ont en effet partagé des captures d'écran des tarifs dans ces différents pays, entre un et deux dollars mensuels. Une façon de tester à bas coût l'attractivité de l'offre.Prix bas, mais enjeux élevésReste que cette multiplication des offres pourrait brouiller la lisibilité pour les utilisateurs. Entre services gratuits, options premium et abonnements dédiés aux créateurs, l’écosystème de Meta devient de plus en plus complexe. Une évolution qui suscite déjà des critiques sur les réseaux sociaux, certains dénonçant une "marchandisation excessive" des interactions.D'autant que l'entreprise de Zuckerberg est loin d'être une exception. De plus en plus de réseaux sociaux misent sur les abonnements payants. En 2022, Snapchat a lancé Snapchat +, son service d'abonnement payant qui donne par exemple accès à des options de personnalisation des Bitmojis ou de revisionnage des stories. L'entreprise revendique ainsi plus de 25 millions d’abonnés à son offre, proposée à un peu moins de 4 euros par mois.X (ex-Twitter) propose également une offre premium (11 euros/mois) et premium plus (57 euros/mois). Cette dernière permet de supprimer toutes les publicités du réseau social, de booster l'engagement et la visibilité de ses publications, d'écrire des "articles" avec davantage de caractères, de pouvoir recevoir une rétribution financière dans le cas où il s'agit d'un compte populaire, ou encore d'accéder à des fonctionnalités avancées de l'IA d'Elon Musk, Grok.Youtube Premium propose également une offre payante pour profiter d'une expérience sans publicité. Le tout, pour un peu moins de 13 euros par mois. Quelle que soit la plateforme, toutes ont le même objectif: diversifier leurs revenus.De son côté, Meta assure vouloir poursuivre ses expérimentations avant un éventuel déploiement plus large. Mais une chose est déjà certaine: sur les réseaux sociaux, la gratuité n’est plus un acquis, mais une variable d’ajustement.Les plus lus"On demande une baisse à la pompe": opération escargot des camions et autocars sur le périphérique parisien ce lundi"Une catastrophe": pourquoi les enseignants sont-ils appelés à la grève ce mardi?"La même situation" qu'à Crans-Montana: un employé met en cause des bougies incandescentes après l'incendie d'une discothèque en AllemagneDonald Trump affirme que l'armée construit un complexe militaire sous la future salle de bal de la Maison BlancheColombie-France: "Leur équipe B peut atteindre sans problème les demi-finales", la planète foot choquée par le vivier des Bleus à deux mois de la Coupe du monde 2026
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