● BFM Tech
📅 31/03/2026 à 13:48
"Ca ne s'improvise pas un forfait comme ça": après avoir dévoilé son nouveau forfait "Max", Free nous explique comment et pourquoi il a été conçu, un travail de longue haleine
Free présente le forfait Free Max - BFM TechAnnoncée il y a quelques jours, la promesse d'une révolution chez Free a accouché d'un nouveau forfait mobile qui vient relancer les combats dans l'arène des télécoms. Le directeur général de Free, Nicolas Thomas, nous raconte son développement au long cours.En 2012, Free lançait son premier forfait mobile et venait bousculer le secteur des télécoms et casser les prix. Près de quinze ans plus tard, la filiale d'Iliad continue de se battre dans l'arène en proposant un forfait baptisé Free Max, qui propose de la data en illimitée dans 137 pays, dont le Maroc et le Japon.Il est, comme d'habitude avec Free, proposé à un prix particulièrement intéressant: 29,99 euros par mois (sans engagement), et même 19,99 euros par mois si vous êtes déjà abonné chez l'opérateur. Un moyen de faire venir un nouveau public, plus nomade, et qui ne souhaite pas passer par de complexes opérations (souvent très chères) lorsqu'ils partent à l'étranger. Mieux encore, le même forfait est accessible en France et permet donc d'avoir du "vrai" illimité dans la data, les appels et les sms pour 30 euros par mois."Quand on voit le marché, il n'y a rien. Aucun opérateur ne propose une offre comparable," lance fièrement Nicolas Thomas, le directeur général de Free, face à la presse, lors de la conférence de présentation de ce forfait.Free présente le forfait Free Max © BFM TechUn forfait "qui ne s'improvise pas"Pour concevoir ce forfait, le dirigeant explique qu'il a fallu plusieurs mois de travail et que c'est même l'aboutissement d'une préparation encore plus longue:"On travaille dessus en réalité depuis 2013. Si on arrive à faire ça aujourd'hui, c'est parce qu'on travaille avec des partenaires de longue date et qu'on est aussi devenu un grand groupe européen avec des ramifications partout dans le monde. Ca ne s'improvise pas un forfait comme ça. C'est notre troisième révolution."Le roaming est-il le nouveau lieu de combat des opérateurs? A en croire son directeur général, c'est le cas: "Il fallait aller plus loin, même s'il y a un peu d'anticipation. Le pari qu'on fait, c'est que la révolution que l'on conçoit aujourd'hui, et qui semble être la tendance, devienne la norme dans quelques années. C'est un rôle qu'a toujours joué Free en France.""Si un jour on peut couvrir plus de pays, on en couvrira plus," promet-il. Il rappelle au passage que l'opérateur a été "le premier" à proposer de la data dans l'Union européenne sans surcoût, "quatre ans avant la réforme européenne".Passé le discours marketing, Free impose néanmoins quelques limites à la dénomination d'illimité. Pas question de s'adresser à quelqu'un quittant la France de manière définitive ou très prolongée: "Il faut pouvoir justifier d'un lien avec la France. Mais si un étudiant, qui part au Canada ou à Barcelone et qui revient de temps en temps voir sa famille, pourra utiliser ce forfait."Nicolas Thomas ne rentre toutefois pas dans les détails et ne donne pas de délais maximum avant que ce forfait ne devienne inutilisable à l'étranger. Free a par ailleurs écarté l'idée de "carte sim jetable", et un rib reste nécessaire pour souscrire à Free Max. Un touriste étranger ne pourra donc, en théorie, pas s'abonner à la volée, en arrivant en France.A l'assaut du marché des "5G Box"Mais Free ne vise pas que les voyageurs, il veut aussi intéresser les jeunes, qui substituent de plus en plus un abonnement fixe (via la fibre) par une box 5G ou le mode modem de leur smartphone. Free Max propose de l'internet en 5G et 5G+ en illimité en France métropolitaine, le tout, pour 30 euros. Du jamais vu dans le secteur.Free présente le forfait Free Max © BFM TechLes étudiants, qui ne restent pas plus d'une année dans un logement, n'ont en effet pas envie de s'embêter à faire venir un technicien qui va procéder à l'installation de leur équipement. Free Max, de par la quantité illimitée de données et le fait qu'aucun engagement n'est nécessaire, offre plus de flexibilité - même si les débits et la latence ne sont pas les mêmes."On cherche constamment à voir où sont les besoins et lesquels ne sont pas couverts par Free, il y a un vrai phénomène où les jeunes veulent se dispenser à la box fixe," estime Nicolas Thomas.Pour lui, Free Max n'a pas comme objectif de "ringardiser" les offres fixes, mais est le résultat d'un constat. Dans la dernière étude de l'Arcep, il apparaît que 15% des 25-39 ans n'ont pas d'abonnement fibre/adsl et utilisent leur mobile pour accéder à internet.Pas peu fier de son annonce, Nicolas Thomas explique avoir observé attentivement les nombreuses rumeurs entourant son annonce du jour. L'une d'elle concernait potentiellement un partenariat avec Starlink.Mais comme l'opérateur l'expliquait déjà à BFM Tech en novembre 2025, pas question à ce stade de proposer une offre donnant accès à une connexion par satellite: "Le satellite, c'était intéressant de voir que c'était la première des rumeurs, car c'est quelque chose qui a beaucoup de valeur technologiquement parlant. Mais sur le marché français, c'est une logique purement complémentaire par rapport à la fibre. Le satellite a une vraie valeur dans plein d'autres destinations, c'est difficile de le nier, mais nous utilisons cette technologie pour raccorder nos sites radios qui sont dans des zones blanches. Ce sont des cas bien spécifiques."Elon Musk annonce la 5G depuis l'espace – 04/03 26:03Nicolas Thomas n'oppose toutefois pas un non définitif: "On part d'abord des besoins de l'abonné, quand vous avez la connectivité que l'on a en France, où l'on est numéro 1 en Europe dans la fibre, on propose une expérience qui est sans commune mesure par rapport au satellite et avec des débits inaccessibles. Couvrir Paris, c'est impossible avec le satellite," rappelle-t-il.Face à ces annonces, peu d'opérateurs concurrents se sont déjà organisés. Seul Orange, via sa filiale à bas coûts Sosh, a lancé les hostilités avec son forfait Voyage, elle propose aussi plus de 135 pays (les mêmes que Free) pour 15,99 euros. Mais la comparaison s'arrête-là: l'accès aux données n'est pas de l'illimité et son utilisation en Europe ou dans d'autres pays reste limitée à un total maximal de 40 Go.Il faudra constater si Free arrive une nouvelle fois à secouer le secteur des télécoms, alors même que SFR pourrait être vendu à la découpe d'ici la fin d'année 2026.Les plus lus"On demande une baisse à la pompe": opération escargot des camions et autocars sur le périphérique parisien ce lundi"Une catastrophe": pourquoi les enseignants sont-ils appelés à la grève ce mardi?"La même situation" qu'à Crans-Montana: un employé met en cause des bougies incandescentes après l'incendie d'une discothèque en AllemagneDonald Trump affirme que l'armée construit un complexe militaire sous la future salle de bal de la Maison BlancheColombie-France: "Leur équipe B peut atteindre sans problème les demi-finales", la planète foot choquée par le vivier des Bleus à deux mois de la Coupe du monde 2026
🔗 Lire l'article original
👁️ 2 lectures