● Numerama 📅 31/03/2026 à 11:40

Une puissante tempête solaire frappe la Terre à quelques jours du décollage d'Artémis II : la Nasa peut-elle maintenir le cap ?

👤 Hugo Ruher
🏷️ Tags : optique rte
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Lecture Zen Résumer l'article Une éruption solaire X1,4 survenue dans la nuit du 29 au 30 mars 2026 envoie un flux de particules vers la Terre, avec un risque accru de perturbations pour les satellites. À l’approche du tir d’Artémis II, la Nasa assure par la voix d’Amit Kshatriya qu’« aucun problème ne pourrait empêcher le lancement », l’événement n’ayant pas d’effet attendu sur SLS. Artémis II servira aussi à valider des protections contre les radiations, grâce à un bouclier déployé en vol par l’équipage en vue de missions plus longues. Une éruption solaire X1,4 survenue dans la nuit du 29 au 30 mars 2026 envoie un flux de particules vers la Terre, avec un risque accru de perturbations pour les satellites. À l’approche du tir d’Artémis II, la Nasa assure par la voix d’Amit Kshatriya qu’« aucun problème ne pourrait empêcher le lancement », l’événement n’ayant pas d’effet attendu sur SLS. Artémis II servira aussi à valider des protections contre les radiations, grâce à un bouclier déployé en vol par l’équipage en vue de missions plus longues. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ Une éruption solaire a été détectée dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 mars 2026, associée à un flux de particules qui se dirige vers la Terre. Ce, à quelques jours à peine du lancement d’Artémis II vers la Lune. Mais selon la Nasa, il n’y aurait pas de risque pour la fusée. À chaque lancement de fusée, les équipes au sol doivent s’assurer que la météo terrestre est au beau fixe, mais également que tout va bien au niveau de la météo spatiale. Autant dire que la Nasa, qui prépare le lancement imminent d’Artémis II, théoriquement prévu pour la nuit du mercredi 1er au 2 avril 2026, a scruté de près cette nouvelle tempête solaire. Elle a été repérée dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 mars, et il s’agit d’une éruption de type X1,4, ce qui est relativement fort. D’après la NOAA (Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique) qui surveille ce type de phénomènes sur le Soleil, la tempête solaire a été particulièrement active sur la partie de la Terre éclairée par le Soleil à ce moment-là, c’est-à-dire le sud-est de l’Asie, et l’Océanie. Une tempête puissante et des soucis électriques Ce qu’il faut savoir, c’est que ce type d’éruption envoie un flux de particules ionisées vers la Terre. Ce qui peut notamment perturber les appareils électriques, et tout particulièrement les satellites et autres engins en orbite qui sont moins protégés par l’atmosphère terrestre. Ainsi, des satellites Starlink ont régulièrement vu leurs composants électroniques malmenés par ces phénomènes, ce qui peut poser des problèmes de fonctionnement. Cela dit, à ce stade, il semblerait n’y avoir rien à craindre pour la fusée SLS et Artémis II. La sécurité est bien plus drastique que pour un simple satellite, étant donné que des humains doivent partir à bord de la mission, qui a l’avantage de décoller de la Floride, donc bien à l’abri de cette tempête. Mais la zone d’où vient l’éruption est particulièrement active, ce qui signifie que lorsque la rotation de la Terre expose une autre partie du globe en direction du Soleil, les perturbations pourraient avoir lieu ailleurs. Et pourquoi pas jusqu’à la Floride ? L’équipage de la mission Artémis II. // Source : NASA/Joel Kowsky Interpellée sur X par une journaliste du média Space, une scientifique de la Nasa spécialiste des tempêtes solaires, Tamitha Skov, a assuré que l’agence spatiale surveillait la situation de près. Puis la question a été posée en bonne et due forme le 30 mars dans la soirée, lors de la conférence de presse que l’agence spatiale américaine donnait à l’approche du départ d’Artémis II. « Aucun problème qui pourrait empêcher le lancement » vers la Lune, assure la Nasa Amit Kshatriya, administrateur associé de la Nasa, a assuré durant cette conférence de presse : « Nous ne nous attendons pas à ce que cette éjection de masse coronale ait le moindre effet. (…) L’équipe est arrivée à la conclusion que tout se déroule normalement et qu’il n’y a aucun problème qui pourrait empêcher le lancement. » Amit Kshatriya a également ajouté que la tempête est censée se dissiper bien avant le décollage tel qu’il est prévu actuellement, et qu’il n’y a aucune chance pour qu’elle ait un impact sur la fusée au sol, ou même une fois qu’elle sera dans l’espace. Même si le Soleil est de toute façon étroitement surveillé en cas de nouvelle éruption d’ici-là. 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Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies. J’accepte tout Gérer mes choix Sans oublier le fait que la mission Artémis II a justement comme objectif partiel de tester des protections face aux radiations solaires. Cela se traduit par un bouclier qui doit être déployé par les astronautes d’Artémis II durant leur vol, et ce dans l’optique de protéger les équipages contre les radiations pour des missions de plus longue durée. Car si les tempêtes solaires peuvent avoir des conséquences néfastes pour les appareils électroniques, c’est aussi le cas pour les humains, pour qui les risques de maladies associées aux radiations sont accrus. Notamment si nous n’avons pas l’atmosphère de notre planète pour nous tenir à l’abri. Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer ! 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