● Courrier International 📅 30/03/2026 à 19:58

Donald Trump menace d’“annihiler” les infrastructures énergétiques iraniennes

Géopolitique
Illustration
Donald Trump présente aux journalistes présents à bord d’Air Force One un rendu de la future salle de bal de la Maison-Blanche, le 29 mars 2026. Photo Elizabeth Frantz/REUTERS Dans son style habituel, alliant fanfaronnades, menaces et tentatives de conciliation, Donald Trump a affirmé que les États-Unis menaient des discussions “sérieuses” avec ce qu’il a qualifié de “nouveau régime, plus raisonnable”, en Iran, indique The New York Times. Dans le même temps, le républicain a menacé d’“annihiler” l’île de Kharg si les discussions avec l’Iran n’aboutissent pas “rapidement”. À lire aussi : Moyen-Orient. Trump repousse encore l’ultimatum donné à l’Iran “Il y a de magnifiques progrès, mais si jamais un accord n’était pas conclu rapidement (mais ça devrait être le cas) et si le détroit d’Ormuz n’est pas immédiatement ouvert au business, nous terminerons notre charmant ‘séjour’ en Iran en faisant exploser et en annihilant totalement toutes leurs centrales électriques et puits de pétrole et leur île de Kharg (peut-être même toutes les usines de dessalement), que nous avons volontairement ‘épargnés’ jusque-là”, a écrit le locataire de la Maison-Blanche sur son réseau Truth Social. 50 000 soldats américains déployés Sur l’île de Kharg, îlot stratégique du détroit d’Ormuz et point névralgique de l’industrie pétrolière iranienne, Donald Trump avait déjà, dimanche 29 mars, laissé entendre que les États-Unis pourraient tenter de s’emparer des installations présentes sur le récif. “Je ne pense pas qu’ils aient la moindre chance. On pourrait les battre très facilement”, avait-il déclaré. À lire aussi : États-Unis. Le camp trumpiste se convertit tant bien que mal à la guerre en Iran Concernant une possible intervention terrestre de grande ampleur de l’armée américaine sur le sol iranien, l’homme d’affaires a assuré qu’il n’enverrait pas de troupes au sol. “Il y a désormais plus de 50 000 soldats américains au Moyen-Orient. Un effectif trop réduit pour mener une invasion terrestre d’envergure, selon les analystes militaires, mais suffisant pour offrir à Donald Trump de nouvelles options en prévision d’une escalade du conflit, et pour mener une opération telle que la prise de l’île de Kharg”, ajoute le New York Times. De son côté, dans une interview accordée à la chaîne qatarie Al-Jazeera, Marco Rubio a assuré que le détroit d’Ormuz serait “rouvert d’une manière ou d’une autre”. Le secrétaire d’État américain a également assuré que “des pourparlers directs sont en cours entre les parties, à la fois en Iran et aux États-Unis, menés principalement par l’intermédiaire de médiateurs”. Si Washington a, à plusieurs reprises, mentionné des discussions avec Téhéran, la République islamique a, de son côté, toujours nié toute forme de négociations avec l’administration Trump. Courrier international Moyen-Orient Énergie Iran Amériques Sur le même sujet Témoignages. “Vous allez nous laisser seuls avec Mojtaba ?” : les Iraniens se sentent lâchés par Trump Décryptage. Après un mois de guerre, que reste-t-il des capacités militaires de l’Iran ? Analyse. Au Moyen-Orient, la crainte d’une “pax israeliana” États-Unis. Le camp trumpiste se convertit tant bien que mal à la guerre en Iran Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article → Cinéma - invitation Tentez de remporter une invitation pour le film « Derrière les Palmiers » de Meryem Benm’Barek. Je reçois mon invitation → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article →
← Retour