● Numerama
📅 30/03/2026 à 17:58
VIDÉO : 160 kilos et zéro pilote, Airbus fait voler pour la première fois son arme contre les drones kamikazes
Géopolitique
👤 Amine Baba Aissa
Lecture Zen Résumer l'article Le projet initial d'Airbus, « Bird of Prey », qui visait une aviation plus écologique grâce au biomimétisme, s'est transformé en un drone intercepteur sans pilote, dédié à la défense contre les drones kamikazes. Développé en un temps record de neuf mois, le drone repose sur une modification du modèle Do-DT25 d'Airbus et a démontré sa capacité à agir de façon autonome, notamment en utilisant le missile ultra-léger Mark I avec une portée d'engagement de 1,5 kilomètre. Face à la menace croissante des drones kamikazes low-cost, particulièrement sur le front ukrainien, Airbus aspire à développer une solution économique grâce à ce système d'interception, visant à industrialiser cette technologie en Europe. Le projet initial d'Airbus, « Bird of Prey », qui visait une aviation plus écologique grâce au biomimétisme, s'est transformé en un drone intercepteur sans pilote, dédié à la défense contre les drones kamikazes. Développé en un temps record de neuf mois, le drone repose sur une modification du modèle Do-DT25 d'Airbus et a démontré sa capacité à agir de façon autonome, notamment en utilisant le missile ultra-léger Mark I avec une portée d'engagement de 1,5 kilomètre. Face à la menace croissante des drones kamikazes low-cost, particulièrement sur le front ukrainien, Airbus aspire à développer une solution économique grâce à ce système d'interception, visant à industrialiser cette technologie en Europe. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ Airbus a annoncé le 30 mars 2026 le premier vol opérationnel du drone intercepteur Bird of Prey. Ce système autonome, développé en neuf mois, neutralise les drones kamikazes grâce à des missiles légers Mark I. Il y a bientôt six ans, le nom « Bird of Prey » apparaissait pour la première fois dans les communications d’Airbus et dans les colonnes de Numerama. À l’époque, le projet n’avait rien de militaire : il s’agissait d’un concept inspiré du vol des rapaces, pensé pour réduire la consommation énergétique des avions. Le biomimétisme devait alors guider les ingénieurs vers des ailes plus efficaces, des phases de plané optimisées, bref, une aviation plus sobre. Le 30 mars 2026, Airbus a annoncé que Bird of Prey avait effectué son premier vol opérationnel. L’engin n’a plus grand-chose à voir avec l’écologie : il s’agit désormais d’un drone intercepteur sans pilote, conçu pour répondre à un besoin opérationnel très actuel, comme l’a rappelé Mike Schoellhorn, PDG d’Airbus Defence : « Défendre contre les drones kamikazes. » Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par YouTube. 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J’accepte tout Gérer mes choix Neuf mois, 160 kilos, zéro pilote Ce qui frappe d’abord dans le programme Bird of Prey, c’est sa vitesse d’exécution : le vol de démonstration a eu lieu seulement neuf mois après le lancement du projet. Pour un système d’armes intégrant de l’autonomie embarquée et un missile air-air inédit, le délai est inhabituellement court. Le prototype repose sur un drone existant d’Airbus, le Do-DT25, profondément modifié pour l’occasion. Il mesure 3,1 mètres de long, 2,5 mètres d’envergure et affiche une masse maximale au décollage de 160 kilogrammes. Lors du vol de démonstration, il emportait quatre missiles Mark I, développés par la start-up estonienne Frankenburg Technologies ; la version opérationnelle doit en embarquer jusqu’à huit. Le scénario de vol était concret : Bird of Prey a localisé, identifié et classifié seul un drone d’attaque à usage unique, de type kamikaze et de taille moyenne, avant d’ouvrir le feu sans aucune intervention humaine. Le missile Mark I est au cœur de l’équation économique du système. Long de 65 centimètres pour moins de 2 kilogrammes, il revendique le titre d’intercepteur guidé le plus léger jamais conçu. Sa portée d’engagement atteint 1,5 kilomètre. En mode fire-and-forget, il cherche sa cible de façon autonome après le lancement et neutralise le drone adverse par ogive à fragmentation à courte distance. Intercepter des drones : un enjeu que l’Ukraine a déjà industrialisé Ces caractéristiques relèvent d’un enjeu majeur. Depuis 2022, le front ukrainien a élevé le drone kamikaze low-cost au rang d’arme stratégique de masse. Face à la généralisation des FPV à guidage par fibre optique, déployés massivement par la Russie depuis mi-2024 puis adoptés par l’Ukraine, ces engins court-circuitent les contre-mesures électroniques classiques et infligent des dégâts humains et matériels à un rapport coût-efficacité imbattable. C’est précisément contre ces menaces que le Bird of Prey se positionne. Là où les missiles sol-air classiques sont trop coûteux pour abattre des cibles à 500 euros, un intercepteur drone autonome, armé de missiles légers produits en série, ouvre une nouvelle fenêtre tactique. Chaque interception doit coûter moins cher que la cible neutralisée, une équation que l’Ukraine tente de maîtriser au quotidien depuis trois ans, et qu’Airbus ambitionne d’industrialiser à l’échelle européenne. Airbus et Frankenburg prévoient des vols supplémentaires avec ogives réelles en 2026, avant de pitcher le système aux armées intéressées. Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer ! 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