● Courrier International
📅 30/03/2026 à 15:13
Attentat déjoué à Paris : “Pas de panique. Mais une vigilance de tous les instants”
Géopolitique
Le siège de Bank of America, rue de la Boétie, dans le VIIIe arrondissement de Paris, le 28 mars 2026. Photo SEBASTIEN DUPUY/AFP L’événement a retenu l’attention de la presse étrangère. Le samedi 28 mars au petit matin, la police française a arrêté un homme alors qu’il venait de déposer un engin explosif artisanal devant le siège parisien de la Bank of America, dans le VIIIe arrondissement de Paris. Un deuxième homme, aperçu en train de filmer ou photographier la scène, a été interpellé avec un troisième suspect la nuit suivante. Le parquet national antiterroriste (Pnat) s’est saisi de l’affaire et a ouvert une enquête pour “tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste”. Le premier homme arrêté, âgé 17 ans, né au Sénégal et habitant de Montreuil (Seine-Saint-Denis), a expliqué aux enquêteurs avoir été recruté via l’application Snapchat pour réaliser cette opération contre la somme de 600 euros. La piste de la guerre hybride “Pourquoi la piste de la guerre hybride iranienne est-elle privilégiée ?” interroge Le Soir en Belgique. Lundi, le ministre de l’Intérieur français, Laurent Nuñez, a établi sur RTL “un lien très direct” avec la guerre au Moyen-Orient, “dans la mesure où le mode opératoire est en tout point similaire à des actions menées aux Pays-Bas et en Belgique”, dont “la revendication faisait très directement le lien avec le conflit”. À lire aussi : Opinion. Guerre en Iran : le jusqu’au-boutisme des belligérants rend l’escalade inévitable Le quotidien belge détaille : “Le 9 mars, une bombe artisanale explose devant une synagogue de Liège. Le 13 mars, même chose devant une synagogue à Rotterdam [Pays-Bas]. Puis devant une école juive et un centre commercial à Amsterdam, les 14 et 16 mars. Le 23 mars, à Londres, quatre ambulances d’un service bénévole d’une association juive sont incendiées. Le lendemain, une voiture est brûlée dans le quartier juif d’Anvers [en Belgique].” “Le mode opératoire – des bombes artisanales de fabrication rudimentaire, des actions de nuit sans volonté (à ce stade) de tuer, un caractère antisémite ou des cibles américaines, des auteurs mineurs ou très jeunes (quand ils ont été interpellés), etc. – est similaire. Et concorde avec l’attentat déjoué ce week-end à Paris.” Surveillance accrue de cibles juives et américaines Dans le cas de la capitale française, il est à ce stade impossible d’“accuser un quelconque réseau iranien ‘dormant’ installé sur le sol français”, poursuit Blick en Suisse. “Pas de panique. Mais une vigilance de tous les instants”, écrit le média helvète. Depuis le début de la guerre en Iran, “les polices européennes redoutent le réveil de réseaux terroristes iraniens” qui auraient pour objectif de “faire monter la pression sur les gouvernements pour qu’ils prennent leurs distances avec Washington”. À lire aussi : Vu de l’étranger. La marine française dans le détroit d’Ormuz ? “Paris met un pied de plus dans le conflit” En France, comme ailleurs sur le continent, les autorités ont renforcé la vigilance, rapporte El Mundo en Espagne. “Depuis le début de la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, la police parisienne a renforcé la surveillance de possibles objectifs juifs, et la présence des soldats mobilisés dans le cadre de l’opération Sentinelle a été multipliée par deux dans les gares, les aéroports et les bâtiments publics.” “Le conflit est impopulaire en Europe”, rappelle The New York Times outre-Atlantique, “notamment en raison de la crise de l’énergie qu’il a déclenchée, la fermeture effective du détroit d’Ormuz ayant provoqué une flambée des prix du pétrole et du gaz”. Et puis, samedi, la cible se trouvait en plein cœur de la capitale “dans le très chic VIIIe arrondissement de Paris, à quelques pâtés de maisons de l’Élysée, et non loin des Champs-Élysées, une destination très prisée des touristes.” Courrier international Europe Terrorisme Nos lecteurs ont lu aussi Vu d’Allemagne. Municipales : après l’échec du RN dans les grandes villes, les artistes peuvent souffler Vu du Royaume-Uni. Comment éviter l’indécente “taxe touriste” dans les cafés parisiens Récit. En Ukraine, la mobilisation broie aussi les hommes loin du front Analyse. “On te fout à poil quand on veut” : l’affaire Collien Fernandes et la violence des deepfakes Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. 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