● BFM Tech
📅 30/03/2026 à 11:57
"La prochaine génération ne nous pardonnerait pas si nous n'agissons pas maintenant": le Premier ministre anglais annonce son intention de légiférer contre les "algorithmes addictifs" des réseaux sociaux.
Cybersécurité
Le chef du gouvernement anglais, Keir Starmer, a expliqué qu'après les derniers jugements en leur défaveurs, notamment aux Etats-Unis, les réseaux sociaux allaient sans doute devoir faire face à de nouvelles législations.Vers la fin des algorithmes des réseaux sociaux au Royaume-Uni? Après deux jugements en défaveurs des plateformes aux Etats-Unis, le Premier ministre anglais a expliqué qu'il avait bien l'intention "d'agir" contre les algorithmes qui permettent de gagner l'attention des utilisateurs les plus jeunes, mais aussi de certaines fonctionnalités, comme le flux infini.Il n'a pas non plus fermé la porte à une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, et a précisé qu'une consultation était en cours pour mesurer les méfaits des plateformes: "Nous allons passer par une consultation, mais je veux être très clair, les choses ne resteront pas comme elles sont, cela va changer," explique-t-il au Sunday Mirror.Plusieurs mesures testées sur les jeunesLe Premier ministre a jugé que "la prochaine génération ne nous pardonnerait pas si nous n'agissons pas maintenant".Il indiquait également: "Les algorithmes addictifs, à mon sens, ne devraient clairement pas être autorisés. Il s’agit pour les plateformes d’essayer de pousser les enfants à rester plus longtemps, à devenir dépendants. Je ne vois pas de justification à cela, et par conséquent, je pense que nous allons devoir agir."Dans le même temps, après la publication d'un guide sur les bonnes pratiques concernant les moins de cinq ans et le temps d'écran, Bridget Phillipson, secrétaire à l'éducation, a estimé qu'il fallait "réfléchir sérieusement" à ce que de tels algorithmes pouvaient avoir comme effet sur le développement des cerveaux de jeunes enfants."Je pense qu'ils (les réseaux sociaux, NDLR) ont cette intention de monopoliser votre attention. Je pense que c'est ce qu'ils veulent, et grâce à la consultation, nous allons examiner les fonctionnalités addictives et certains contenus axés sur l'algorithme car nous savons qu'ils peuvent nuire aux plus jeunes", déclarait-elle selon The Guardian.Bridget Philipson a donné pour exemple l'interdiction d'un flux algorithmique pour les jeunes utilisateurs comme un axe de travail, sans écarter non plus l'idée d'une limite d'âge.Jusqu'au 26 mai 2026, le Royaume-Uni a mis en place une consultation sur le bien-être numérique. Plus de 30.000 parents et enfants ont répondu à un questionnaire en ligne, mais des tests de mesures pour lutter contre les addictions aux réseaux sociaux vont être mis en place, notamment des couvre-feux numériques ou des limites de temps.L'idée d'une consultation a germé alors qu'aux Etats-Unis, un procès a permis de déclarer coupables Youtube et Instagram dans le cadre de la plainte d'une jeune adolescente. Elle accusait les deux plateformes et leurs algorithmes d'avoir aggravé sensiblement son état dépressif. Un autre procès, au Nouveau-Mexique, a abouti lui aussi à la condamnation d'un géant des réseaux sociaux, Meta. Un troisième procès test pourrait avoir lieu d'ici l'été. Si les jugements en faveur des victimes se confirment, cela pourrait donner lieu à un gigantesque procès rassemblant des milliers de plaignants, à l'image de ceux ayant réuni les principales entreprises de cigarettes.Les plus lus"On demande une baisse à la pompe": opération escargot des camions et autocars sur le périphérique parisien ce lundi"Une catastrophe": pourquoi les enseignants sont-ils appelés à la grève ce mardi?"La même situation" qu'à Crans-Montana: un employé met en cause des bougies incandescentes après l'incendie d'une discothèque en AllemagneDonald Trump affirme que l'armée construit un complexe militaire sous la future salle de bal de la Maison BlancheColombie-France: "Leur équipe B peut atteindre sans problème les demi-finales", la planète foot choquée par le vivier des Bleus à deux mois de la Coupe du monde 2026
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