● Numerama
📅 30/03/2026 à 10:44
La mission spatiale la plus importante de l'année embarque un passager pour le moins surprenant
Cybersécurité
👤 Julien Lausson
Lecture Zen Résumer l'article L’équipage d’Artémis II embarquera la peluche « Rise » comme cinquième « membre » symbolique. Son nom rend hommage au mythique lever de Terre immortalisé par Apollo 8. Rise fera office de détecteur de « zéro G » officiel de la NASA pendant le vol. L’équipage d’Artémis II embarquera la peluche « Rise » comme cinquième « membre » symbolique. Son nom rend hommage au mythique lever de Terre immortalisé par Apollo 8. Rise fera office de détecteur de « zéro G » officiel de la NASA pendant le vol. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ Les quatre astronautes d’Artémis II attendent leur grand départ vers la Lune. En attendant, l’agence spatiale a dévoilé un cinquième « membre » non-officiel, mais indispensable, de l’équipage. Il ne parle pas, est tout petit et a été imaginé par un enfant. Son nom ? Rise. La pression monte au Centre spatial Kennedy. Sauf coup de théâtre, l’envol de la mission Artémis II doit advenir dans la nuit du mercredi 1ᵉʳ au jeudi 2 avril 2026 (00h24 heure de Paris). C’est un évènement historique pour la conquête spatiale comme pour les États-Unis : il s’agit du premier vol habité vers la Lune depuis plus d’un demi-siècle. Tout en haut de l’immense fusée Space Launch System (SLS) se trouvera donc l’équipage d’Artémis II, à bord de la capsule Orion : on retrouvera Reid Wiseman (le commandant) ainsi que Victor Glover (le pilote), Christina Koch et Jeremy Hansen (les spécialistes de mission). Quatre astronautes pour un vol qui durera une dizaine de jours, avant de revenir sur Terre. Quatre participants officiels, mais un cinquième passager symbolique. Car à bord de la capsule Orion, il y aura bien un « membre » supplémentaire qui fera le tour de la Lune : il s’agit d’une mignonne petite peluche, baptisée Rise. Elle a été présentée par l’équipage lors d’un point presse organisé le vendredi 27 mars 2026. Rise and shine ! // Source : NASA Une référence à une photo historique de la Terre Ce passager insolite n’a pas été choisi au hasard : son nom, Rise, s’avère être un hommage direct à l’une des photos les plus célèbres au monde : le fameux Lever de Terre (Earthrise) capturé par William Anders, membre de la mission Apollo 8 en décembre 1968. Une photo si spectaculaire qu’elle a même droit à sa page sur l’encyclopédie Wikipédia. Pour sélectionner ce compagnon de route, l’agence spatiale américaine avait lancé un vaste concours international en 2025. L’engouement a été massif : plus de 2 600 propositions issues d’une cinquantaine de pays ont atterri sur les bureaux de la Nasa. Une liste finalement resserrée à 25 dessins, dont un venu tout droit de la ville de Toulouse. La photographie du « Lever de Terre » a été prise le 24 décembre 1968. // Source : NASA Ce fut ensuite aux membres d’Artémis II de faire une ultime sélection pour isoler les cinq finalistes provenant du Kansas, de Californie, du Canada (une nationalité par ailleurs représentée dans l’équipage par Jeremy Hansen, de l’Agence spatiale canadienne), du Pérou et de Finlande. Et c’est une peluche américaine qui a été retenue en fin de compte. Pour aller plus loin Voilà minute par minute ce qui se passera pour la mission Artémis II avant son décollage vers la Lune Le détecteur de « zéro G » officiel de la Nasa Mais pourquoi inclure cette peluche dans le programme Artémis ? Est-ce un doudou pour les astronautes afin de les aider à tenir durant leur périple, s’ils ont un coup dur, ou s’ils ne savent pas quoi faire pour s’occuper — bien que leur planning soit très chargé déjà ? Pas vraiment : en fait, sa présence sert surtout d’indicateur de micropesanteur. La présence d’une peluche est une tradition dans l’histoire de la conquête spatiale américaine, et c’est aussi un élément visuel pratique (et sans risque) pour l’équipage. Au lancement, les astronautes sont fermement sanglés à leurs sièges pour supporter les puissantes accélérations de la fusée. Ils ne peuvent donc pas se lever pour vérifier s’ils flottent. L’astuce consiste donc à lâcher une petite peluche dans la cabine pour voir ce qu’il en est. Dès que la capsule Orion s’affranchira de la gravité terrestre, la peluche se mettra à léviter doucement. Ce sera un signal visuel infaillible et simple à saisir pour l’équipage, l’équipe de suivi au sol et, plus largement, pour les millions de personnes qui suivront l’évènement. D’autres objets auraient certes pu servir comme un indicateur, mais l’atout de la peluche est qu’elle n’abîmera rien si elle heurte un écran ou une paroi. Elle sera aussi trop molle pour blesser un astronaute ou pour actionner un interrupteur ou un bouton. Bien sûr, elle est ignifugée, car la Nasa fait tout pour éviter un départ de feu dans l’espace. Pour aller plus loin Artémis II : que se passe-t-il s’il y a un pépin juste avant le décollage de la fusée SLS ? Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Pour ne rien manquer de l’actualité, suivez Numerama sur Google ! Tout notre suivi du Programme Artémis Artémis II : que se passe-t-il s’il y a un pépin juste avant le décollage de la fusée SLS ? La Lune : tout savoir sur le satellite naturel de la Terre Artémis II : on connaît le planning des astronautes pendant leur voyage autour de la Lune Adieu Lunar Gateway, dites bonjour à la base lunaire de la Nasa Lunar Gateway « suspendue » : la Nasa abandonne son grand rêve de station en orbite lunaire Crédit photo de la une : NASA/Kim Shiflett Signaler une erreur dans le texte Ne plus voir cette pub Ne plus voir cette pub astronaute Capsule Orion Etats-Unis NASA
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