● Courrier International 📅 29/03/2026 à 16:51

Ce culte de la personnalité que Trump “partage avec Staline et Mao”

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Des versions miniatures de la statue de Trump, conçues par Alan Cottrill, dans son atelier de Zanesville, dans l’Ohio, le 29 janvier 2026. La campagne d’autoglorification permanente menée par le président américain alimente un culte de la personnalité qui pourrait faire basculer le système dans l’autocratie électorale, estime des chercheurs cités par le quotidien américain “The New York Times”. Photo MADDIE MCGARVEY/The New York Times États-Unis. Ce culte de la personnalité que Trump “partage avec Staline et Mao” 29 mars 2026 Sur les murs du Kennedy Center, sur la façade de l’United States Institute of Peace, sur les comptes d’investissement fédéraux et sur les visas spéciaux, il écrit son nom. Devant les fenêtres du ministère du Travail, derrière les arbres qui bordent l’entrée du ministère de la Justice, sur les abonnements annuels aux parcs nationaux, et peut-être même bientôt sur une pièce de 1 dollar, il fait flotter son visage. “Trump affiche son immense trombine un peu partout”, titre The Atlantic. Ce qui colle très bien, pour le magazine américain, avec ses “tendances autoritaires”. “Il aime cultiver une imagehéroïque, quasi divine,et se faire représenteren monarque, en Superman,en jedi, en héros de guerre,et même en pape, vêtud’une soutane blanche.” Le quotidien américain The New York Times Une banderole à l’effigie de Donald Trump, au siège du ministère de la Justice, à Washington, le 20 février 2026. PHOTO ERIC LEE/The New York Times “Cette campagne d’autopromotion permanente alimente le culte de la personnalité à l’américaine”, affirme The New York Times. Rien d’étonnant a priori quand on sait qu’il a passé une grande partie de sa vie à cultiver sa marque personnelle, apposant son nom sur des hôtels, des casinos, des avions, des steaks, des cravates et de l’eau en bouteille (et non, ce n’est pas un Kamoulox). Sauf que là, “depuis son retour à la Maison-Blanche, il semble plutôt vouloir instaurer un culte de la personnalité sans commune mesure dans l’histoire des États-Unis”. “Sans aller jusqu’à les mettre sur le même plan, écrit The Atlantic en écho, force est de constater que Trump partage indéniablement avec Staline et Mao une volonté de dominer ses concitoyens dans un certain nombre de lieux publics.” En affichant son visage partout. “Certains de ses prédécesseurss’efforçaient de soignerleur image, mais aucund’entre eux n’est alléaussi loin que Donald Trumppour tenter de se créerun personnage mythifié,surhumain et omniprésent,à idolâtrer.” Le quotidien américain The New York Times Le problème ? D’après les chercheurs Benjamin E. Goldsmith et Lars J. K. Moen, cités par le quotidien américain, “c’est ce culte de la personnalité qui a permis à Trump de s’imposer dans les primaires de son parti, les médias conservateurs et face au groupe républicain au Congrès”. La statue dorée de Trump, haute de près de 5 mètres, conçue par Alan Cottrill, à Zanesville, dans l’Ohio, le 29 janvier 2026. Le président Trump s’est livré à une campagne d’autoglorification sans précédent parmi ses prédécesseurs. Photo MADDIE MCGARVEY/The New York Times “Ses détracteurssont accusés de traîtriseet punis comme il se doit.” Le quotidien américain The New York Times Conséquence : “Le Congrès se fait complice du gouvernement, même quand l’exécutif prend des mesures désastreuses, sape l’État de droit ou tente de renverser le résultat des élections. Le système pourrait basculer dans l’autocratie électorale.” D’après les chercheurs, “nous en avons déjà pris le chemin”.— Donald Trump, à la Maison-Blanche, à Washington, le 19 mars 2019. PHOTO GABRIELLA DEMCZUK/The New York Times Éloïse Duval À lire aussi : Mode. Le clan Trump rhabille le pouvoir d’un luxe tapageur À lire aussi : Vidéo. En abusant de l’IA, Trump brouille les frontières du vrai et du faux À lire aussi : Série. Trump, Kirk… : “South Park”, la satire qui accable les Maga
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