● Courrier International 📅 29/03/2026 à 05:00

Au Portugal, dans la ville de Fátima, des retraites d’exorcisme suscitent le malaise

Géopolitique
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Un pèlerin allume des cierges à Fátima, le 13 mai 2018. PHOTO MIGUEL RIOPA/AFP Les retraites d’exorcisme organisées à Fátima par la prélature Santi Pietro e Paolo remettent à l’ordre du jour le pouvoir de la religion et la quête de réponses transcendantes quand on est tourmenté. Or comment séparer le bon grain de l’ivraie ? Où se trouve la limite entre le respect de la religion et la nécessité de protéger les gens contre les personnes qui profitent de la fragilité et de la douleur des autres ? Entre les institutions établies et les nouvelles manifestations de la religion ? La prélature Santi Pietro e Paolo, dont l’Église catholique s’est démarquée, a trouvé à Fátima, l’épicentre religieux du Portugal, un espace où elle pratique des exorcismes afin de délivrer les participants des “démons” qui les tourmentent. Les intéressés sont reçus chaque mois. Le mot “exorcisme” n’est pas tabou là-bas. “Ça ne peut pas être un tabou, il s’agit de sauver des personnes qui souffrent”, déclare le père Francisco Marques, 27 ans, à un parterre de cent personnes (dont une trentaine de “nouveaux”). “Persécutions” de l’Église catholique C’est lui qui procède aux exorcismes, avec l’évêque italien Salvatore Micalef. Leurs tenues ressemblent à celles portées au sein de l’Église catholique, ce qui a déjà provoqué les protestations publiques de deux diocèses, celui de Leiria-Fátima Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Zulay Costa Lire l’article original Christianisme Europe Sur le même sujet Religion. En vertu d’une tradition portugaise, le pape va consacrer la Russie et l’Ukraine Portugal. À Lisbonne, l’organisation “pas très catholique” des JMJ Homophobie. Les ravages des “thérapies gays” au Brésil : “J’ai subi un exorcisme” Politique. Au Portugal, des espions chinois interceptés à Fátima Source de l’article Jornal de Notícias (Porto) De droite bon teint, c’est le quotidien le plus lu du pays. Rédigé à Porto, il consacre une grande partie de ses pages aux informations locales du nord du pays. C’est aussi l’un des journaux les plus anciens du Portugal. Récemment, il a changé de format pour passer en tabloïd et a lancé une édition à Lisbonne. Depuis les années 80, le «Journal de nouvelles» est donc présent sur le plan national. Ses quatre éditions régionales – le Nord, la région du Minho, le Centre, le Sud (dont Lisbonne) – lui ont permis de diversifier son lectorat. Etablir un contact avec l’importante communauté lusophone éparpillée dans le monde et entretenir un lien direct avec les lecteurs, telles sont les motivations qui ont conduit le Jornal de Noticias à lancer une édition électronique en juillet 1995. Le site propose une semaine de contenu du quotidien et un accès (payant) aux archives ainsi qu’au centre de documentation du journal depuis 1888. Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article → Cinéma - invitation Tentez de remporter une invitation pour le film « Derrière les Palmiers » de Meryem Benm’Barek. Je reçois mon invitation → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article →
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