● Courrier International
📅 28/03/2026 à 13:58
La clé d’un “date” réussi ? Envoyer son crush au tapis
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Rae Baer, 20 ans, lors d’un événement de speed dating de lutte organisé à New York pour la Saint-Valentin 2026. Aux États-Unis, le speed dating de lutte est très populaire auprès de la génération Z, lasse des échanges superficiels sur les applications de rencontre, raconte la presse américaine. PHOTO MILA DE LA TORRE/THE NEW YORK TIMES Love, etc.. La clé d’un “date” réussi ? Envoyer son crush au tapis 28 mars 2026 “Se rencontrer sur une appli ? Nul. Sortir dîner ? Trop classique. S’affronter sur un ring ? Le top !” Telle est la curieuse promesse de la communauté Grownkid, installée à New York et à Los Angeles, aux États-Unis, pour l’événement de la Saint-Valentin qu’elle a organisé dans un club, rapporte le magazine britannique Dazed. Finis les dance floors : les couples se forment désormais sur “trois rings de combat”. Et “les grosses ceintures, les crop tops second degré, les coupes mulets qui ne disent pas leur nom et les chaussures de randonnée” remplacent les tenues de soirée, détaille The New York Times. Des participants s’affrontent sur le ring, encouragés par d’autres jeunes venus assister à l’événement new-yorkais organisé par Grownkid, le 14 février 2026. PHOTO MILA DE LA TORRE/THE NEW YORK TIMES Le principe est simple, résume le quotidien américain : “Flirter avec tout le monde, affronter une personne sur le ring [et] quitter la soirée amoureux”. Dans le quartier new-yorkais de Brooklyn, le rendez-vous du 14 février a attiré des centaines de jeunes de 18 à 24 ans, avec des motivations variées, relate Dazed. Certains, comme Basil Charton, 22 ans, confient avoir été séduits par “l’idée du corps-à-corps pour commencer une rencontre, mais aussi par la perspective de rencontrer de nouvelles personnes”. Une volonté partagée par Vaute X Dreamer, 21 ans, qui explique vouloir s’émanciper des “barrières” sociales que beaucoup s’imposent aujourd’hui. D’autres, comme Molly Price, étudiante en cinéma de 21 ans, évoquent une “lassitude à l’égard des applis de rencontre”. Le succès était au rendez-vous pour l’événement de speed dating de lutte organisé à New York le 14 février 2026, qui a attiré des centaines de jeunes de 18 à 24 ans. PHOTO MILA DE LA TORRE/THE NEW YORK TIMES Mais alors, le ring remplacera-t-il bientôt les applications de rencontre ? Au départ, Gael Aitor et Kayla Suarez, les fondateurs de Grownkid, ont lancé leur projet pour “résoudre le problème de la solitude chez les jeunes adultes grâce à la convivialité et au jeu”, indique Dazed. Une ambition couronnée de succès, vu les “visages réjouis” photographiés lors de la soirée, remarque la Süddeutsche Zeitung. Pour le quotidien allemand, la popularité de l’événement n’a rien de surprenant. Lasse du culte du physique et des échanges virtuels superficiels, la Gen Z veut renouer avec la “prétendue vie réelle”. “À travers la lutte, on découvre un aspect sans filtre de l’autre.On ne s’attache pasà la couleur des yeux,au sourire engageantou au chien judicieusementplacé sur une photo,et autres détails superficiels.On retourne à une physicalitépresque archaïque.” Le journaliste Marcel Laskus, dans la Süddeutsche Zeitung Certains des participants interrogés par le New York Times s’accordent ainsi sur le fait que “la lutte est un très bon moyen d’évaluer l’alchimie des corps”. Au-delà de l’ambiance bon enfant (une foule encourageant les lutteurs “avec la passion d’un stade déchaîné”), le catch permet aussi de gagner du temps. Luiz Campos et Tasneem Sarjoo testent leur alchimie sur le tapis, lors de l’événement du 14 février 2026. PHOTO MILA DE LA TORRE/THE NEW YORK TIMES Le lancement du minuteur déclenche un shot d’adrénaline, s’amuse Dazed. À l’issue de leur combat, Francesco Cremonini, étudiant en art dramatique, et Lorenzo Mendiola, employé dans la publicité, âgés de 23 ans tous les deux, confient au magazine britannique avoir “déjà presque épuisé tous les sujets de conversation d’un premier date”. Des cartons de contact roses étaient disposés sur une table, lors de l’événement de speed dating de lutte à New York, le jour de la Saint-Valentin. PHOTO MILA DE LA TORRE/THE NEW YORK TIMES Et même si l’amour fou n’est pas au rendez-vous, les participants n’ont pas grand-chose à perdre. Au mieux, ils trouvent leur partenaire rêvé, au pire, ils auront passé une bonne soirée.— Clémentine Soupart-Lejeune À lire aussi : Love, etc. Les relations amoureuses en crise : “Les gens ont des attentes trop élevées” À lire aussi : Love, etc. Notre estomac guide-t-il le choix de notre partenaire ? À lire aussi : Love, etc. “Si quelqu’un vous dit que vous êtes un dépendant affectif, partez en courant”
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