● Les Numériques Télécom
📅 28/03/2026 à 12:00
Faut-il craquer pour l'iPad Air M4 en 2026 ? Notre verdict
Géopolitique
👤 Julien Vercoutère
10 Commenter Présentation Avec cette mouture 2026, Apple fait évoluer son iPad Air par petites touches. La marque à la pomme glisse en effet la puce M4, pendant que les iPad Pro conservent l’exclusivité des composants les plus prestigieux du catalogue.L’idée est avant tout de proposer un modèle plus ambitieux que l’iPad d’entrée de gamme, mais moins intimidant pour le portefeuille qu’un modèle Pro. Déclinée en 11 et 13 pouces, cette tablette s’inscrit donc dans une logique désormais bien installée chez Apple : récupérer des éléments déjà éprouvés sur le haut de gamme pour les diffuser ensuite dans un produit pensé pour le plus grand nombre.© Les NumériquesSi son lancement a été discret, cette itération n’arrive pas pour autant les mains dans les poches. Outre le processeur M4, elle embarque une puce N1 pour la compatibilité wifi 7, Bluetooth 6 et Thread, ainsi que le modem C1X sur les variantes cellulaires. Pour le reste, cela tient davantage du clonage.L’iPad Air 11 pouces démarre à 669 € pour la déclinaison wifi et 128 Go de stockage. La version wifi 13 pouces se montre plus intéressante, puisqu’elle s’affiche à partir de 869 € pour 128 Go, soit 100 € de moins que la génération précédente. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ErgonomieDu neuf avec du vieux Apple ne touche pratiquement à rien sur la forme, et ce n’est pas forcément un reproche. L’iPad Air (M4) reprend un habillage en aluminium très soigné avec des lignes droites, des tranches plates et une façade presque entièrement occupée par l’écran. Le dessin général n’a plus vraiment bougé depuis l’iPad Air 4, mais l’ensemble reste actuel, propre et immédiatement identifiable. On est face à une ardoise qui n’opte pour aucune coquetterie esthétique : elle préfère donner une impression de sérieux, avec juste ce qu’il faut d’élégance pour rappeler qu’elle sort bien des ateliers d’Apple.Le format reste décliné en 11 et 13 pouces avec un châssis de 6,1 mm d’épaisseur dans les deux cas. C’est fin, très fin même, sans aller jusqu’aux records des iPad Pro. Notre modèle de test, au format 13 pouces, pèse 616 g. La prise en main demeure agréable malgré l’envergure, justement parce que le poids reste contenu pour une dalle de cette taille. La version 13 pouces mesure 28,06 x 21,49 cm et son afficheur occupe 86,85 % de la face avant.© Les NumériquesEn clair, les bordures sont bien là, mais ne donnent jamais l’impression de gêner l’expérience, tout en intégrant la caméra frontale de façon pertinente quand la tablette est utilisée à l’horizontale. Ce choix n’a rien d’anecdotique. Apple assume en effet clairement que l’iPad Air se vit désormais en mode paysage, aussi bien pour la visioconférence que la productivité. La répartition des éléments physiques va dans le même sens. Tablette tenue à l’horizontale, on trouve quatre grilles pour les haut-parleurs stéréo sur les côtés, le contrôle du volume sur la tranche supérieure et, à gauche, le bouton d’allumage qui intègre un lecteur d’empreintes digitales.Le recours à Touch ID plutôt qu’à Face ID pourra sembler moins luxueux face aux iPad Pro, mais il conserve l’avantage d’être simple, rapide et parfaitement démocratisé. La tranche du dessus reste dégagée pour accueillir magnétiquement l’Apple Pencil. Au dos, l’approche est d’un minimalisme appliqué : logo centré, petit module photo et une surface qui a le bon goût de ne pas se transformer instantanément en musée des traces de doigts.© Les NumériquesLa connectique est assez complète. Si elle fait l’impasse sur la prise casque, on retrouve un port USB-C, ainsi que la prise en charge des normes wifi 7, Bluetooth 6 et Thread. Le Smart Connector est toujours présent à l’arrière pour accueillir un clavier dédié. Côté audio, la formule tient bien la route pour la vidéo et les appels, à condition de ne pas obstruer les grilles en mode paysage, sous peine de comprimer un peu la stéréo. Rien de dramatique, mais les doigts ont parfois un talent discret pour saboter une bande-son.Les Apple Pencil USB-C et Pencil Pro restent compatibles, tout comme les claviers et coques des générations M2 et M3 puisque le châssis ne change pas. Apple continue aussi de miser sur tout un écosystème pour prolonger l’usage de la tablette. Le Magic Keyboard dédié est proposé à 329 €, et le Pencil Pro à 149 € avec recharge par induction. Enfin, l’iPad Air (M4) n’a pas vocation à jouer les aventurières ; sa certification IP42 rappelle qu’elle tolère certaines contrariétés du quotidien, mais qu’elle préfère clairement les bureaux, les sacs et les tables propres aux expéditions humides. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ÉcranToujours bloqué à 60 Hz Sans grand suspense, l’iPad Air (M4) reconduit la même recette que sa devancière sur la partie affichage. La version 13 pouces embarque ainsi une dalle IPS LCD, ou Liquid Retina dans la langue de Tim Cook, affichant 2732 x 2048 pixels (soit 264 ppp). Sur le papier, l’ensemble reste sérieux, avec une compatibilité P3, True Tone et un pic de luminosité annoncé à 600 cd/m².Cependant, malgré un tarif élevé, Apple continue de réserver ses raffinements les plus flatteurs aux iPad Pro. L’iPad Air (M4) doit donc se contenter d’un affichage bloqué à 60 Hz et d’un contraste (1589:1) qui ne peut évidemment pas rivaliser avec l’Oled du modèle supérieur. Pour naviguer sur le web, travailler, regarder des vidéos ou enchaîner les tâches courantes, cela ne pose pas de réel problème. En revanche, les utilisateurs les plus exigeants, ou certains créatifs qui espéraient un compromis plus audacieux, sentiront vite la limite. C’est d’ailleurs là que la frontière entre Air et Pro reste la plus nette, presque trop nette, histoire que personne ne se trompe de rayon.© Les NumériquesDans les faits, la Pomme tient ses promesses avec une luminosité maximale mesurée à 612 cd/m², mais on aurait aimé un petit effort face à des ardoises concurrentes plus audacieuses. Heureusement, la réflectance limitée à près de 29 % joue clairement en sa faveur. Les reflets restent contenus, mieux que sur bon nombre de tablettes, ce qui évite d’avoir à compenser avec une puissance lumineuse démesurée. La lecture reste donc confortable, même en extérieur. À l’autre extrémité, l’écran descend à 1,84 cd/m², ce qui ménage les mirettes dans le noir total.La calibration, enfin, reste d’un très bon niveau. Les couleurs tirent légèrement vers le froid avec une température mesurée à 6794 K, au-dessus des 6500 K de référence, mais l’écart reste modéré. Surtout, les dérives chromatiques sont bien maîtrisées avec un delta E de 1,03, un résultat suffisamment bas pour rester imperceptible à l’œil nu. Apple ne laissant pratiquement aucune marge de réglage, en dehors de True Tone, il valait mieux ne pas se rater. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité PerformancesC'est la puissance ! L’évolution la plus concrète de cet iPad Air (M4) tient en un composant : la puce M4. Déjà aperçue sur les iPad Pro (2024), elle prend ici le relais avec la promesse de 30 % de hausse en calcul et en graphismes face à la génération précédente. Gravé en 3 nm, ce processeur est épaulé par 12 Go de mémoire vive.Dans cette configuration, l’appareil embarque huit cœurs CPU répartis entre trois cœurs de performance et cinq cœurs orientés efficacité, ainsi que neuf cœurs GPU. Le tout est complété par un Neural Engine à 16 cœurs et la prise en charge du raytracing. Sur le papier, l’ensemble est très solide ; dans les faits aussi. L’iPad Air (M4) ne souffre d’aucun ralentissement notable sur les tâches courantes, ni montée de fièvre gênante.© Les NumériquesEn usage, cette réserve de puissance se traduit surtout par une grande fluidité. Le multitâche passe sans broncher et l’ardoise conserve une belle aisance dès qu’on lui demande un peu plus que de l’usage quotidien. Le montage vidéo reste envisageable, même si de gros fichiers peuvent parfois entraîner quelques latences. Rien de dramatique, mais cela rappelle au passage qu’elle n’a pas été pensée pour singer totalement un modèle Pro.La partie graphique est elle aussi très convaincante, même si le GPU se montre un peu moins généreux que sur les iPad Pro les mieux dotés. En pratique, cet écart restera secondaire pour l’immense majorité des activités. Reste l’intelligence artificielle, sous la fière bannière Apple Intelligence, terrain sur lequel le matériel semble prêt. La machine, elle, attend visiblement qu’on lui donne enfin une occasion de frimer. PhotoConvaincant, mais accessoire Rien de nouveau du côté de la photo : Apple reprend l'unique capteur de 12 Mpx avec une optique grand-angle (f/1,8).© Les NumériquesModule principal grand-angle : 12 Mpx, f/1,8, éq. 26 mmLes clichés diurnes manquent un peu de précision, mais ils demeurent tout à fait utilisables et correctement exposés. Le niveau de détails, en particulier sur les textures et les éléments les plus fins, s'avère légèrement imprécis, et l’on remarque la présence de bruit numérique. La restitution des couleurs reste toutefois assez naturelle, sans les dominantes bleutées que l’on retrouvait auparavant. iPad Air 13 (M4), nuit iPad Air 13 (M4), jour agrandir Lorsque la lumière vient à manquer, le constat est similaire : les images se révèlent très confuses et les détails deviennent difficilement perceptibles. Les couleurs sont malgré tout respectées, mais le bruit numérique détériore nettement le rendu général.Module frontal et vidéoL’iPad Air (M4) embarque une caméra selfie de 12 Mpx (f/2) offrant des autoportraits réussis et un rendu satisfaisant en visioconférence grâce à la fonction Cadre. Elle filme jusqu’en 1080p à 60 images par seconde (i/s), tandis que le module arrière peut enregistrer en 4K à 60 i/s. Le résultat est correct, même si le format tablette reste peu pratique à manipuler. AutonomieUn effort notable Apple ne change rien sur le terrain de l’autonomie et reconduit une batterie lithium-polymère de 36,59 Wh, soit 9705 mAh, exactement comme sur la génération précédente. Lors de notre test viSer simulant un usage mixte quotidien, l’iPad Air 13 pouces (M4) a tenu 19 h 9 min. Un chrono solide, surtout nettement meilleur que celui observé sur la version M3, avec plus de 8 h gagnées. L’utilisation de la puce M4 s’avère plus efficace sur le plan énergétique et cette combinaison permet à l’appareil de tenir la distance.© Les NumériquesComme souvent, la Pomme est peu bavarde sur la puissance de charge réellement prise en charge. Tout porte à croire qu’elle se situe entre 20 et 30 W. Avec un câble d’iPhone relié à un bloc de charge capable de fournir 100 W, il a fallu 2 h 14 min. Ce n’est pas particulièrement rapide, mais ce n’est pas non plus le genre de tablette qu’on recharge dans la panique entre deux réunions. Durabilité Notre score de durabilité permet de déterminer l'aspect durable de la tablette, autant pour le consommateur que pour l'environnement. Il s'appuie sur des éléments puisés dans l’étiquette énergie mise en place par l’Union européenne (classe énergétique, scores de résistance aux chutes et de réparabilité, nombre de cycles de batterie avant de tomber sous une capacité de 80 % et résistance de l’écran aux rayures). Nous y ajoutons des critères de durabilité (indice de protection IP, connecteurs standards, durée de garantie et des mises à jour…) et une évaluation des politiques RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). Vous trouverez tous les détails de l'analyse dans notre article présentant notre score de durabilité. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Conception impeccable. Écran bien calibré. Puissance de la puce M4. Autonomie en hausse. Points faibles Affichage limité à 60 Hz. Accessoires (non fournis) hors de prix. Charge trop lente. Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? Avec son iPad Air (M4), Apple livre une tablette premium, fine, bien finie, très performante et surtout bien plus endurante avec un format 13 pouces désormais mieux positionné côté tarif. Il faut cependant accepter le peu de nouveautés par rapport au précédent modèle. Si l’affichage reste convaincant, le choix d’une dalle LCD à 60 Hz rappelle vite que la frontière avec l’iPad Pro est soigneusement maintenue. Même constat pour iPadOS 26, plus ambitieux et plus agréable au quotidien, sans encore rivaliser totalement avec la souplesse d’un Mac sur les usages avancés. Ce n’est pas l’appareil le plus spectaculaire du catalogue Apple, mais sans doute l’un des plus cohérents. Une excellente tablette pour la grande majorité des usagers, à condition d’assumer quelques concessions très calculées. Face à la concurrence Cet iPad Air millésime 2026 profite pleinement de l’efficacité de la puce M4, qui lui assure d’excellentes performances et une belle endurance au quotidien. S’il ne rivalise pas totalement avec l’iPad Pro (M5) lancé récemment, son véritable concurrent se trouve surtout du côté du MacBook, qui conserve l’avantage en matière de polyvalence. Et pour les amateurs de tablettes Android, seule la Galaxy Tab S11 Ultra de Samsung parvient à peu près à tenir la comparaison, avec en prime un suivi logiciel encore plus solide. Sous-Notes Ergonomie Écran Performances Photo Autonomie Durabilité Lire la suite
🔗 Lire l'article original
👁️ 0 lecture