● Courrier International 📅 28/03/2026 à 08:30

Ce que les rejets professionnels peuvent nous apprendre sur nous-mêmes

Géopolitique
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Face au rejet professionnel, difficile de ne pas imaginer que quelque cloche dans notre travail ou pire, notre personne. Dessin de Ramsés, Cuba. Le rejet professionnel et moi, c’est compliqué. En tant que journaliste, j’ai beau entendre “merci, mais non merci” à des propositions depuis les années 1990, je ne m’y suis pas pour autant habituée. Je reste piquée au vif en repensant à des idées de sujets balayées d’un revers de main par certains rédacteurs en chef, il y a des années. Il est bien naturel d’entendre “non” et d’en conclure immédiatement que quelque chose ne va pas du tout – avec notre travail ou, pis, notre personne. Avec l’âge, j’ai pourtant remarqué que la déception qui suit un refus ne persiste pas autant qu’avant. Récemment, après qu’une personne avec qui je travaille depuis longtemps a écarté un projet auquel je tenais beaucoup, je n’ai même jamais éprouvé cet abattement. Cette fois-ci, le non m’a motivée à trouver celui ou celle qui croirait en l’idée. Depuis, j’ai interrogé ma réaction et je me suis demandé si, avec la nouvelle année, je serais capable de poser un regard complètement neuf sur le rejet, c’est-à-dire d’y voir non pas une réponse définitive, mais une incitation ou une chance à saisir. Notre réaction au rejet est culturelle. Moi qui ai grandi aux États-Unis, où la philosophie de l’individualisme et de la ténacité règne de longue date, j’ai baigné dans les discours sur “la puissance de la pens Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Anna Holmes Lire l’article original Culture Amériques Nos lecteurs ont lu aussi Politique. Dans un nouvel accès de “mégalomanie”, Trump va signer les billets de banque américains Exposition. À Paris, la “seconde vie” de Matisse se savoure, gorgée de couleurs et de liberté Amour. Épier ses amants et ses ex sur LinkedIn, c’est risqué : “Ma mère a consulté son profil !” Idées. Et si l’Europe gagnait malgré tout ? Pauvre, marginale… mais championne de l’art de vivre Source de l’article The Atlantic (Washington) L’anticipation est l’un des points forts de The Atlantic depuis sa création en 1857. Cette vénérable revue littéraire et politique, où écrivent les plumes les plus prestigieuses du moment, a su faire de son site un très dynamique lieu de réflexion et de débat. Elle a franchi en 2024 la barre symbolique du million d’abonnés à ses versions numérique et papier. Fondé par un groupe d’écrivains à Boston, quelques années avant la guerre de Sécession, le magazine s’est donné pour mission de n’être l’“organe d’aucun parti”, mais le porte-parole de l’“idée américaine”. La publication des premiers textes de Mark Twain, des reportages de guerre de Nathaniel Hawthorne et de la Lettre de la prison de Birmingham (vibrante défense de la non-violence, 1963) de Martin Luther King ne dément pas cet idéal. Si la revue n’a que rarement soutenu un candidat à la présidence, elle a pris trois fois parti contre Donald Trump, dénonçant le danger qu’il représente. The Atlantic a même fini par devenir une sorte de bête noire du président républicain, tout comme l’actuel directeur de la rédaction, Jeffrey Goldberg. Ce dernier a pourtant été inclus par erreur dans une boucle Signal où des plans de guerre ont été échangés, se voyant ainsi offrir un énorme scoop. Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article → Cinéma - invitation Tentez de remporter une invitation pour le film « Derrière les Palmiers » de Meryem Benm’Barek. Je reçois mon invitation → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article →
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