● Courrier International
📅 28/03/2026 à 05:00
Les “dadinhos de tapioca”, de São Paulo et d’ailleurs
Géopolitique
Les “dadinhos de tapioca” servis à la princesse Kako du Japon, à l’occasion d’une visite à São Paulo en juin 2025. KENTARO TOMINAGA / The Yomiuri Shimbun via AFP J’ai célébré l’anniversaire de São Paulo, le 25 janvier, comme tout Pauliste rêve de le faire : à la plage. J’aime beaucoup ma terre natale, mais qu’il est bon de voyager. Je me suis rendu dans l’État du Ceará [dans le Nordeste], une des destinations les plus chères à mon cœur. Quand on aime bien manger, cette région est un feu d’artifice. Les recettes typiques sont nombreuses : baião de dois [riz et haricots], carne de sol [bœuf séché], peixada cearense [poisson en sauce], galinha à cabidela [civet de poulet]. Au bord de la piscine de mon hôtel, j’ai commandé un petit en-cas à base d’ingrédients typiques du Nordeste : des dadinhos de tapioca com queijo de coalho, soit des petits dés de tapioca au fromage. Cela m’a fait réfléchir : que serait un plat typique de São Paulo ? La ville de São Paulo a-t-elle seulement sa propre gastronomie ? La question est délicate, et l’on peut y répondre aussi bien par oui que par non, de façon tout aussi catégorique. Comme toutes les grandes villes constituées d’un millefeuille de vagues d’immigration, São Paulo possède une population en perpétuelle évolution. “Polpettone”, “temaki” et filet mignon Après les Italiens et les Japonais sont arrivés les Nordestins, puis les Coréens, les Boliviens, les Congolais, les Haïtiens, les Vénézuéliens et même Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter João Pinheiro Lire l’article original Gastronomie Amériques Nos lecteurs ont lu aussi Le chiffre du jour. La responsabilité des États-Unis en matière de dégâts climatiques est colossale Idées. Et si l’Europe gagnait malgré tout ? Pauvre, marginale… mais championne de l’art de vivre La pilule philosophique. À l’heure de l’IA, comment parler à nos collègues au travail ? Le Courrier des recettes. Les spaghettis “all’assassina”, à tomber par terre Source de l’article Folha de São Paulo (São Paulo) Fondée en 1921, Folha de São Paulo est aujourd’hui l’un des trois plus grands quotidiens brésiliens en volume de circulation avec O Globo, de Rio, et son rival pauliste de toujours, O Estado de São Paulo. Le journal appartient à un grand groupe médiatique qui comprend notamment le portail en ligne UOL et l’institut de sondage Datafolha. Plutôt orientée vers le centre droit et le conservatisme, Folha s’oppose à la fois à la gauche de Lula et à l’extrême droite de Jair Bolsonaro.Sa ligne éditoriale a néanmoins fortement évolué au cours de son siècle d’existence. Comme une grande majorité de la presse d’envergure nationale, Folha a soutenu le coup d’État de 1964 instaurant le régime de la dictature qui a duré jusqu’en 1985. Dans les années 1980, le journal se renouvelle largement, poussé par l’arrivée de nouveaux journalistes à des postes à responsabilités. En 1989, Folha est devenue le premier journal brésilien à avoir un médiateur, dont le rôle (et les publications hebdomadaires) se maintient jusqu’à aujourd’hui.En plus des rubriques et suppléments attendus d’un grand quotidien (y compris les billets des colunistas, rôle très brésilien entre journaliste, chroniqueur et éditorialiste), Folha propose des podcasts, des vidéos, une section pour les enfants (Folhinha pour “la petite feuille”) et une pour les ados (Folhateen). Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article → Cinéma - invitation Tentez de remporter une invitation pour le film « Derrière les Palmiers » de Meryem Benm’Barek. Je reçois mon invitation → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article →
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