● Le Monde International
📅 28/03/2026 à 05:45
En Iran, l’inquiétude permanente des habitants : « La nuit, au moment de fermer les yeux, je me demande si je verrai le lendemain »
Géopolitique
Préparation des célébrations de Norouz, le Nouvel An iranien, aux abords du bazar de Tajrish, dans le nord de Téhéran, le 20 mars 2026. « LE MONDE » Pour ceux qui connaissent Téhéran, les jours du Nouvel An persan, Norouz, célébré à l’équinoxe de printemps, autour du 20 mars, sont inoubliables. La ville, habituellement étouffée par la pollution et les embouteillages, se vide presque entièrement. L’air devient plus doux, les arbres se couvrent de fleurs. Au nord, les montagnes de l’Elbourz dessinent une ligne apaisante, teintée de bleu et d’ocre. En temps normal, ces derniers jours de mars invitent au renouveau, à l’espoir d’un recommencement. Mais cette année, rien de tout cela. Depuis le 28 février, des bombes israéliennes et américaines s’abattent sur la capitale, où règne une profonde incertitude. Internet reste coupé. Seuls quelques Iraniens parviennent à se connecter, au prix fort, grâce à des VPN achetés sur le marché noir, souvent contrôlés par le pouvoir, ou, pour une minorité, via Starlink, interdit en Iran. De l’intérieur du pays, certains peuvent encore appeler leurs proches à l’étranger, mais l’inverse est impossible. Les témoignages sont rares, fragmentaires et contrastés : entre ceux qui, à Téhéran ou dans d’autres grandes villes comme Ispahan, subissent d’intenses bombardements et ceux qui, dans le Nord ou le Nord-Est, en sont relativement épargnés. Il vous reste 88.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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