● Silicon.fr Télécom 📅 27/03/2026 à 19:07

Les demandes d'assistance pour cyberharcèlement se multiplient chez les publics professionnels

Cybersécurité 👤 Clément Bohic
🏷️ Tags : ransomware
Illustration
En matière de ransomwares, gare aux statistiques en trompe-l’œil. Dans son rapport annuel, Cybermalveillance.gouv.fr n’avance pas les choses ainsi, mais invite à relativiser le volume de demandes d’assistance émanant de particuliers. Nombre de ceux qui s’estiment victimes font en fait face à un virus et/ou à un dysfonctionnement de leur appareil, ou encore à des escroqueries avec des procédés d’extorsion. Les demandes d’assistance pour cyberharcèlement triplent chez les publics professionnels Il convient plus globalement de relativiser les chiffres pour l’ensemble des catégories d’incidents, vu les recoupements qu’il peut y avoir entre eux. La fraude au conseiller bancaire, par exemple, peut découler d’une infection par virus ou du piratage d’un compte de messagerie. De même, le piratage de boîte mail est souvent à la racine des fraudes au virement. Dans le schéma traditionnel, l'escroc identifie une facture en attente de règlement, se fait passer pour le créancier et prétexte un changement de coordonnées bancaires. Une variante consiste à détourner les salaires. Cybermalveillance.gouv.fr explique avoir observé, au quatrième trimestre 2025, une nouveauté : le ciblage des employeurs en ayant préalablement ouvert un compte au nom de la victime, après avoir usurpé son identité. Ce phénomène semble répondre à la mise en place, en octobre 2025, d'un système interbancaire de vérification d'identité automatique pour tout virement SEPA. En volume de demandes d'assistance, les ransomwares arrivent quatrièmes chez les entreprises et les associations ; troisièmes chez les collectivités et les administrations. Sur ces publics, le piratage de comptes en ligne est devenu, en 2025, la principale source de sollicitations (20,9 %). Sans évolution notable des vecteurs de compromission. En parallèle, le volume de demandes pour cyberharcèlement a plus que triplé. La situation pour les entreprises et les associations : Pour les collectivités et les administrations : Un premier FIC des territoires et des passerelles avec les CSIRT régionaux Sur les quelque 500 000 demandes d'assistance reçues en 2025, environ 93 % ont émané de particuliers (+ 47 % sur un an). Contre 6 % d'entreprises / associations (+ 73 %) et 1 % de collectivités / administrations (+ 22 %). Par extrapolation, Cybermalveillance.gouv.fr affirme que 7 particuliers sur 1000 ont eu recours au 17Cyber, pour 3 entreprises/associations sur 1000 et 141 collectivités sur 1000. Des interventions « terrain » auprès des collectivités, il y en a eu tout au long de l'année. Notamment, en mai, le premier Forum InCyber des territoires, au Creusot (Saône-et-Loire). Et, en octobre, un CyberTour - premier du genre - avec 5 étapes (Rennes, Périgueux, Lille, Rouen, Paris-La Défense). La majorité ont eu lieu en Île-de-France (72 sur 127). Mais Cybermalveillance tient à souligner que la majeure partie (59 %) des quelque 11 500 personnes qu'elle estime avoir sensibilisées à ces occasions « résident en région ». Le fameux « passage à l'échelle » dans les territoires s'est aussi manifesté par l'intégration, dans les services d'assistance 17Cyber, d'un accompagnement téléphonique de CSIRT régionaux pour la gestion des incidents de premier niveau. Fin 2025 étaient dans la boucle les CSIRT Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Réunion, Grand Est et Caraïbes. Illustration principale générée par IA
← Retour