● BFM Tech
📅 27/03/2026 à 19:14
Apple accélère sa production aux États-Unis et annonce de nouveaux projets dans le cadre de son programme à 600 milliards de dollars promis à Trump
Géopolitique
Apple accélère sa production aux États-Unis et promet 600 milliards à Trump, mais reste très dépendant de la Chine et de l’Inde (illustration) - BFM Tech/ AFPApple a annoncé qu’elle allait renforcer ses investissements, en intégrant notamment de nouveaux fournisseurs aux États-Unis. Cette décision fait suite à la promesse de 600 milliards de dollars sur le sol américain faite par la firme à Donald Trump, qui reste toutefois très dépendante de ses usines en Inde et en Chine.Une promesse est une promesse. Apple a annoncé l’extension de son programme industriel aux États-Unis, en intégrant de nouveaux fournisseurs et en maintenant le cap sur les investissements annoncés face à Donald Trump qui voulait absolument voir l'iPhone fabriqué aux Etats-Unis.L’objectif du American Manufacturing Program (AMP, ou Programme de production industrielle aux Etats-Unis) est clair. L'enjeu est de sécuriser sa chaîne d’approvisionnement dans un contexte de tensions commerciales croissantes. La firme à la pomme a également présenté quatre nouveaux partenaires pour sa chaîne américaine, à savoir Bosch, Cirrus Logic, TDK et Qnity Electronics.Ces derniers auront un rôle central dans la fabrication de composants stratégiques. TDK produira des capteurs pour les caméras d’iPhone, Bosch fabriquera des circuits intégrés dans une usine de TSMC dans l’État de Washington, et Cirrus Logic développera des semi-conducteurs avec GlobalFoundries à New York. Qnity Electronics fournira, quant à lui, des matériaux et technologies pour les semi-conducteurs et le calcul haute performance. Apple poursuit en parallèle ses collaborations avec des acteurs majeurs comme TSMC en Arizona et GlobalFoundries, consolidant ainsi sa chaîne de production américaine.Ces annonces font écho aux promesses qu’Apple avait faites à l’administration Trump peu après l’élection du président américain. Pour échapper aux droits de douane envisagés par Donald Trump, Tim Cook, PDG de l'entreprise de Cupertino, avait promis de porter à 600 milliards de dollars les investissements d’Apple aux États-Unis. Pour autant, l’iPhone “100 % américain” dont rêvait la Maison Blanche reste loin d’être une réalité.Difficile diversificationLa chaîne d’approvisionnement d’Apple compte, en effet, près de 200 fournisseurs répartis entre la Corée du Sud, le Mexique et la Chine, un réseau complexe, mondial et difficile à reproduire sur le sol américain. Alors que la majorité des iPhones vendus aux États-Unis sont actuellement assemblés en Inde ou en Chine, Trump avait menacé, en avril, d’imposer des droits de douane d’au moins 25% si la production n’était pas relocalisée. Selon Bloomberg, les investissements promis par Apple, bien qu’importants, ne suffisent pas à envisager une transition complète vers une fabrication intégralement américaine. D'autant qu'un assemblage aux Etats-Unis demanderait également une concentration de main d'oeuvre qualifiée qu'il est difficile de réunir, sans même parler de la souplesse requise pour satisfaire les pics de production.Très dépendant de l'étranger, Apple cherche néanmoins à diversifier ses sources de production, se tournant donc parfois davantage vers l’Inde ou le Vietnam que vers son propre territoire américain. L’entreprise indique que ses dépenses annuelles auprès de ses fournisseurs vietnamiens ont notamment doublé depuis 2019, atteignant près de 16 milliards de dollars (environ 15 milliards d’euros) au total sur la période.La chaîne d’approvisionnement d’Apple compte près de 200 fournisseurs répartis dans le monde entier (photo d'illustration) © Unsplash/RawkkimUne visite du patron d’Apple en 2024 s’inscrit aussi dans un contexte de renforcement des liens entre les États-Unis et le Vietnam, centrés sur les semi-conducteurs. Washington cherche à réduire sa dépendance à la Chine en diversifiant ses chaînes d’approvisionnement, tandis que Hanoï ambitionne de développer ses capacités technologiques et sa main-d’œuvre.En outre, plusieurs acteurs majeurs du secteur, comme Intel, Nvidia, Amkor et Hana Micron, ont déjà investi dans le pays, qui devient un hub stratégique pour l’assemblage et les tests de puces électroniques. Il reste donc à voir si la maison-mère de l’iPhone et du Mac parviendra à investir suffisamment aux États-Unis pour tenir ses promesses. Mais comme le dit l’adage, une promesse n’a de valeur que pour ceux qui y croient.Les plus lus"Un nouveau signe d'opération terrestre": le Pentagone envisage de déployer au moins 10.000 soldats supplémentaires au Moyen-OrientDOCUMENT BFMTV. Mort de Quentin Deranque: les photos prises par des policiers en surveillance avant et après le lynchage"Je la laisse à sa haine et sa rancœur": après les municipales, Pierre-Yves Bournazel répond à Rachida Dati et juge qu'elle "n'était pas une solution, mais un problème"Donald Trump repousse son ultimatum au 6 avril avant de frapper les infrastructures électriques de l'IranBrésil-France: la belle série de buts de Kylian Mbappé qui égale Jean-Pierre Papin
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