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📅 27/03/2026 à 15:12
HP change d'approche sur l'IA locale
Intelligence Artificielle
👤 Clément Bohic
Exit Phi 3.5, place à gpt-oss-20b ? HP n’en est pas là, mais un basculement s’opère dans son approche de l’IA locale. Jusque-là, sa vitrine s’appelait AI Companion. Cette application se destine aux PC Copilot+. Elle procure trois grandes fonctionnalités : Un chatbot à usage général De l’analyse de fichiers (possibilité de constituer jusqu’à 10 bibliothèques de PDF, txt et docx) Un optimiseur de performance assorti d’une assistance à l’ajustement des paramètres et au dépannage HP AI Companion peut exploiter un modèle GPT-4o distant (sur Azure OpenAI). Ou bien un Phi 3.5 local… à condition de disposer d’au moins 32 Go de RAM. À l’avenir, il semble falloir plutôt compter sur HP IQ. Cette marque reprend l’aspect chatbot (Ask IQ) et l’analyse de fichiers (en ajoutant les PowerPoint). Elle y ajoute une composante de prise de notes lors des réunions (Meeting Agent), une « mémoire organisée » fondée sur l’historique des interactions (Notes & Knowledge)… et plus globalement une forme d’orchestration. Pour développer son AirDrop, HP adopte une techno made in Google Cette orchestration se manifeste sur l’interface utilisateur (Visor), censée faire remonter les « actions et contrôle pertinents ». Elle se nourrit en particulier d’une technologie dite NearSense. Il s’agit d’une implémentation du D2DI (Device-to-Device Infrastructure). On doit ce framework à Google, qui l’utilise notamment pour : Son « SDK interappareils », en preview Le transfert de réunions Meet entre appareils Le partage de la vidéo des smartphones Pixel vers d’autres caméras Le « partage de connexion instantané » sur Android (partage de réseau Wi-Fi sans saisie de mot de passe) Chez HP, NearSense permettra d’abord le transfert de fichiers entre PC ; puis, « à terme » avec des appareils Android. La technologie donnera aussi la possibilité de rejoindre des réunions « en un clic » sur des équipements Poly… à condition qu’ils soient gérés avec Poly Lens. Il est question de l’ouvrir par la suite aux imprimantes, à la diffusion de contenu et à l’appairage de périphériques (HP a une feuille de route sur 3 ans). Lire aussi : HP adhère avec modération au concept du PC Copilot+ « IA locale », un peu moins synonyme de « PC Copilot+ » Pour le moment, HP IQ est associé, en façade, à une gamme de PC : les EliteBook X G2 Next-Gen (modèles G2i et Flip G2i en Intel, G2a en AMD, G2q en Qualcomm), sur lesquels est d’ailleurs préchargé un stub qui doit faciliter la récupération ultérieure de l’application. La liste complète des appareils compatibles comprend une trentaine de références : Une vingtaine d’EliteBook (séries 6, 8 et X) Cinq ProBook 4 Quatre PC de bureau (3 EliteDesk et le « PC dans un clavier » EliteBoard G1a) Trois stations de travail mobiles ZBook (HP promet aussi « une sélection » de stations fixes) Les barres de visioconférence Poly X32, X52 et X72 En ce sens, HP IQ dépasse le domaine des PC Copilot+, pour toucher plus sensiblement à l’exécution sur GPU. Comme AI Companion, il dispose d’un mode « connecté ». Mais l’accent est clairement mis sur l’usage en local. Avec non pas Phi 3.5, mais gpt-oss-20b. Il s’agit d’un modèle de type MoE (32 experts ; 21 milliards de paramètres, dont 3,6 milliards actifs) à 128k de contexte. Il nécessite au grand minimum 16 Go de RAM. À son lancement, OpenAI disait ses performances similaires à celles d’o3-mini. Concernant le mode « connecté », HP insiste – plus qu’avec AI Companion – sur les contrôles qu’il offre aux entreprises. Le calendrier de déploiement est peu précis en l’état. Une « période d’accès anticipé » doit démarrer au cours du printemps. Une « version limitée » doit arriver au cours de l’été pour étendre l’application à « davantage de notebooks, desktops et barres Poly ». La liste des appareils compatibles devrait s’agrandir à l’automne. Illustration © HP
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