● BFM Tech
📅 27/03/2026 à 11:06
Le conseil de surveillance de Meta alerte sur les "risques considérables pour les droits humains", si les outils de fact-checking devaient être abandonnés par la société partout dans le monde
Géopolitique
Près d'un an après que Meta a mis fin à son programme de fact-checking sur ses plateformes aux États-Unis, son conseil de surveillance, structure indépendante, l'a averti sur une généralisation de ce système. Il craint notamment qu'une telle méthode de vérification des faits porte préjudice aux habitants de pays répressifs en matière de droits humains.Nouvelle mise en garde du conseil de surveillance de Meta, structure indépendante de la société, concernant la fin du fact-checking. Pour rappel, l'entreprise a annoncé l'an dernier qu'elle comptait mettre un terme à son programme de vérification des faits aux États-Unis, jusque-là mené par des organismes indépendants, dont l'AFP fait partie.Elle souhaite les remplacer par un système appelé "notes de la communauté" similaire à celui du réseau social X, où les utilisateurs vérifient eux-mêmes les affirmations controversées. Chargé d'examiner ses décisions de modération, le conseil de surveillance a alerté le groupe américain jeudi sur une généralisation du fact-checking effectué par ses propres utilisateurs à travers ces notes.S'il était déployé au niveau mondial, ce dispositif "pourrait (...) présenter des risques considérables pour les droits humains et causer des dommages concrets", s'est inquiété le conseil de surveillance de Meta dans un communiqué. Cela vaut tout particulièrement pour "les régimes répressifs en matière de droits humains, notamment dans le cadre d'élections et dans les situations de crise et de conflit", a-t-il ajouté.Risque de manipulationCréées et approuvées par de simples utilisateurs des réseaux sociaux, les "notes de la communauté" s'appuient généralement sur le journalisme indépendant pour étayer leurs affirmations. Mais cela se révèle difficile, voire impossible, dans des régimes répressifs, a souligné l'instance indépendante créée en 2020. En période de conflit, certains groupes peuvent se voir privés d'accès à internet et être dans l'incapacité de faire valoir leur version des faits, a-t-elle poursuivi.Le conseil de surveillance de Meta s'inquiète également d'une potentielle manipulation des "notes de la communauté" par des acteurs malveillants qui ont déjà "démontré leur capacité à coordonner un grand nombre de comptes pour diffuser des informations trompeuses" dans certaines régions du monde. Un risque qui est amené à s'accentuer avec l'intelligence artificielle, met-il en garde.Cette technologie "facilitera la création et le fonctionnement à grande échelle de ces réseaux", craint-il, suggérant ainsi d'exclure de ce système de fact-checking les pays ayant des antécédents de campagnes de désinformation. De même pour ceux dont les habitants n'ont pas accès à internet à cause de disparités régionales, de coûts élevés ou encore des coupures imposées par le gouvernement. Car "le bon fonctionnement des 'notes de la communauté' repose sur une participation large, cohérente et équitable des contributeurs", a insisté le conseil de surveillance.Les plus lus"Un nouveau signe d'opération terrestre": le Pentagone envisage de déployer au moins 10.000 soldats supplémentaires au Moyen-OrientDOCUMENT BFMTV. Mort de Quentin Deranque: les photos prises par des policiers en surveillance avant et après le lynchage"Je la laisse à sa haine et sa rancœur": après les municipales, Pierre-Yves Bournazel répond à Rachida Dati et juge qu'elle "n'était pas une solution, mais un problème"Donald Trump repousse son ultimatum au 6 avril avant de frapper les infrastructures électriques de l'IranBrésil-France: la belle série de buts de Kylian Mbappé qui égale Jean-Pierre Papin
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