● Courrier International 📅 27/03/2026 à 05:00

Je suis une ado de 15 ans, voyez la misogynie qui gangrène mes réseaux sociaux

Géopolitique
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Dessin de Falco, Cuba. Si vous êtes comme mes parents, il y a des chances que vous ne compreniez pas grand-chose aux contenus qui inondent mes réseaux sociaux, quoi que je fasse pour y échapper. Je vous donne un exemple récent tiré d’Instagram : “Eh, les meufs, ça vous arrive de dire à vos copines que c’est des ‘tanas’ [‘putes’, terme utilisé pour échapper à la censure] et qu’il faut qu’elles arrêtent de s’envoyer autant de mecs ?” Le reel [vidéo courte] en question, posté par un garçon de 19 ans, est apparu sur mon fil Instagram sans que j’aie rien demandé ni que j’aie visionné auparavant d’autres contenus du même genre. Les commentaires qui suivaient relevaient de la misogynie la plus crasse. “Chez les meufs, le ‘bodycount’ [nombre de partenaires sexuels], c’est comme un tableau de chasse, c’est à celle qui s’en fera le plus”, assénait l’un d’entre eux. En d’autres termes, toutes les femmes seraient engagées dans un concours de gaudriole. [Dans le monde anglo-saxon], le terme female revient souvent dans les posts en question [en français, female peut se traduire par “femme” ou “femelle”, selon le contexte]. Ici, le terme n’est pas neutre, c’est une insulte. Il est utilisé par les garçons pour nous rabaisser, pour nous assimiler à des animaux. On ne parle jamais des garçons comme des males [terme qui Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Lire l’article original TikTok Droits des femmes Instagram Cyberharcèlement Violences faites aux femmes Nos lecteurs ont lu aussi Politique. “J’ai pleuré de stupeur” : en Corée du Nord, comment survivre à la mort du dictateur ? Politique. La catastrophe aérienne à LaGuardia vire à la bataille linguistique au Canada Vidéo. Sur les réseaux, la Maison-Blanche fait de la guerre en Iran un “divertissement macho” Géopolitique. Les “concessions sans précédent” du Costa Rica face à Donald Trump Source de l’article The Guardian (Londres) L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui compte dans ses rangs certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. De centre gauche, proeuropéen, The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes. Contrairement aux autres quotidiens de référence britanniques, le journal a fait le choix d’un site en accès libre. Il est passé au format tabloïd en 2018. Cette décision s’inscrivait dans une logique de réduction des coûts, alors que The Guardian perdait de l’argent sans discontinuer depuis vingt ans. Une stratégie payante : en mai 2019, la directrice de la rédaction, Katharine Viner, a annoncé que le journal était bénéficiaire, une première depuis 1998. Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article → Cinéma - invitation Tentez de remporter une invitation pour le film « Derrière les Palmiers » de Meryem Benm’Barek. Je reçois mon invitation → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article →
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