● Le Monde International 📅 26/03/2026 à 14:00

Guerre en Iran : avant le G7, le Canada et ses partenaires attendent des éclaircissements de Washington

Géopolitique
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La ministre canadienne des affaires étrangères, Anita Anand, après avoir annoncé une aide fédérale en faveur des pays touchés par la guerre au Moyen-Orient, dans le hall de la Chambre des communes sur la Colline du Parlement à Ottawa, le 12 mars 2026. JUSTIN TANG/THE CANADIAN PRESS VIA AP Anita Anand reste sur ses gardes. A la veille du sommet des ministres des affaires étrangères des pays du G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume‑Uni et Etats‑Unis), les jeudi 26 et vendredi 27 mars, à l’abbaye des Vaux-de-Cernay, à Cernay-la-Ville (Yvelines), la cheffe de la diplomatie canadienne, tout juste arrivée en France, n’ose croire, lors d’une rencontre avec Le Monde, que le conflit en Iran, déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël, puisse trouver, à court terme, une issue diplomatique. Ottawa, à l’instar de la France, plaide pour une « désescalade » et la « préservation des vies civiles », dans cette guerre qui embrase le Moyen-Orient. Mais, comme la plupart de ses homologues du G7, la ministre attend des éclaircissements sur les négociations indirectes que les Américains disent avoir lancées. Donald Trump s’est félicité d’avoir mis sous les yeux des dignitaires iraniens, par l’intermédiaire du Pakistan, un plan en quinze points fixant les conditions d’une cessation des hostilités. La méthode ressemble à celle déjà employée par l’administration américaine pour obtenir, avec une efficacité variable, la paix à Gaza ou en Ukraine. Les détails de cette feuille de route n’ont pas été révélés. Mais selon les fuites dans la presse, les Etats-Unis réclament de l’Iran qu’il remette à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) le stock de 440 kilos d’uranium hautement enrichi pouvant servir à la fabrication de dix bombes nucléaires ; qu’il permette à l’AIEA de surveiller ses sites nucléaires ; qu’il cesse le financement de supplétifs, comme le Hezbollah ou le Hamas, et limite ses capacités balistiques en nombre et en portée. En échange, l’Iran obtiendrait la levée des sanctions qui en asphyxient l’économie. Il vous reste 70.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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