● Les Numériques Télécom 📅 26/03/2026 à 07:00

KEF Coda W : l'enceinte hi-fi active qui veut remplacer votre ampli (et chouchouter vos vinyles)

Géopolitique 👤 Arthur Letang
Illustration
10 Commenter Présentation Système stéréo actif où chaque enceinte embarque sa propre amplification pour un usage plug & play, les Coda W se positionnent en marge de la célèbre gamme LS. Plus abordables et mieux armées pour sonoriser de grands espaces que les LSX II, mais techniquement en dessous des LS50 Wireless II, elles ambitionnent de démocratiser la signature sonore de la marque. À l’image des LSX II LT, version allégée des LSX II, l’enceinte principale communique avec la seconde via une liaison filaire USB-C.© Les NumériquesMalgré un design rectangulaire plus convenu que celui de leurs sœurs, les Coda W cherchent à limiter les compromis en s’appuyant sur des haut-parleurs coaxiaux Uni-Q à la réputation solidement établie. Elles font toutefois l’impasse sur le wifi, se contentant d’une connectivité Bluetooth. En contrepartie, elles se distinguent par l’ajout d’entrées RCA absentes des autres modèles, sans sacrifier la prise en charge des sources numériques, ainsi que par l’intégration d’une interface de commande.Prix & disponibilitéLes enceintes Coda W sont sorties en octobre 2025 à 899 € dans des finitions gris clair, gris foncé, bleu, vert et rouge.Conditions de testLes Coda W ont été testées avec la version 7.4.9/1.4.5 de leur micrologiciel et l'app KEF Connect en version 1.27.0. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ConstructionL'esthétique KEF en plus sage Premières enceintes actives connectées s’inspirant des modèles vintage de KEF, les Coda W adoptent un format bibliothèque traditionnel aux faces strictement parallèles. Si l’on ne retrouve pas les lignes arrondies qui font l’originalité de la série LS, elles n’en demeurent pas moins fidèles à l’esthétique de la marque grâce à leurs haut-parleurs Uni-Q immédiatement identifiables. Par ailleurs, leurs panneaux noirs à stries verticales placés à l’avant et l’arrière confèrent un petit côté agressif, qui contraste agréablement avec leurs différentes finitions colorées.© Les NumériquesDotées d’un revêtement mat recouvrant leur coffret en bois, les Coda W réussissent avec brio le lien entre hi-fi traditionnelle et attentes modernes. Ici, rien d’ostentatoire ni de matériaux vraiment luxueux, mais l’assemblage est bien exécuté. Chaque enceinte ne laisse apparaître qu’un quatuor de vis à l'arrière, tandis que la densité de leur châssis laisse présager un bon amortissement.© Les NumériquesCompactes sans être miniatures (28,5 x 16,8 x 26,8 cm), les Coda W possèdent le format à peu près parfait pour concilier performances et intégration aisée. Ainsi, elles trouveront idéalement leur place sur un bureau, un meuble TV un peu étroit, ou sur la majorité des pieds d’enceintes disponibles dans le commerce. En raison d'une profondeur tout de même de 26 cm, on prévoira une marge entre l’évent et tout obstacle à l'arrière.Par ailleurs, malgré leur poids contenu de 5,6 kg, les enceintes restent stables sur tous les types de surfaces grâce à leurs petits pieds en caoutchouc antidérapant.© Les NumériquesConçue dans un plastique tout à fait banal, la télécommande incluse ne fait pas sensation, mais se démarque par sa compacité. Dans la boîte, on retrouve le strict nécessaire : deux câbles d’alimentation et un câble USB-C de 3 m pour relier l’enceinte principale à l’enceinte secondaire. Certes moins pratique qu'une liaison 100 % sans-fil, celle-ci a le mérite de transmettre l'audio en numérique, ce qui est toujours mieux qu'une simple connexion analogique pour préserver l’intégrité du signal.Enfin, nous aurions également apprécié des grilles acoustiques incluses, ne serait-ce que pour protéger les haut-parleurs des maladresses. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Connectique & Diffusion sans-filIdéales pour le vinyle, pas pour le streaming Hormis l’absence d’une entrée mini-jack 3,5 mm, la connectique intégrée à l’arrière des Coda W est très complète. Pour exploiter leur DAC interne avec des sources numériques, elles disposent d’entrées HDMI ARC, optique et USB-C. Via cette dernière, KEF annonce une lecture non compressée jusqu’en 24 bits/192 kHz depuis un ordinateur.© Les NumériquesIdéales pour écouter des vinyles, les Coda W intègrent une entrée RCA phono permettant de connecter une platine dépourvue de préampli phono. Les modèles préamplifiés trouvent quant à eux leur place sur l’entrée RCA ligne, au même titre que les autres sources analogiques. Polyvalentes, les enceintes autorisent aussi l’ajout d’un caisson de basses en filaire via une sortie dédiée, ou sans fil grâce à l’émetteur optionnel KW1, compatible avec les modèles KEF.© Les NumériquesÉpurée, la connectivité des Coda W se limite à un récepteur Bluetooth 5.4, alors que les LSX II et LS50 Wireless II intègrent également un module wifi pour un streaming sans perte. Uniquement compatibles avec certains smartphones Android, la prise en charge des codecs aptX Adaptive et aptX Lossless ne comble que partiellement ce manque.En l’absence de multipoint, la gestion des connexions entre plusieurs sources manque de souplesse. On veillera donc de conserver un seul appareil en mémoire, au risque que les enceintes favorisent une source indésirable à l’allumage. Toutefois, l’appairage via le bouton dédié à l’arrière s’est montré aisé et la connexion stable. Avec une latence mesurée à 225 ms, on évitera bien sûr d'utiliser la réception sans-fil des Coda W dans un cadre gaming. Expérience utilisateurPratique et épurée CommandesContrairement aux autres enceintes actives KEF, l'enceinte principale intègre des commandes tactiles qui autorisent un contrôle direct du système. Réactive, rétroéclairée et complète, il ne manque presque rien à cette interface. On y retrouve la mise sous tension, le contrôle du volume et la sélection des sources affichées successivement, chacune accompagnée de son petit éclairage témoin.© Les NumériquesSi ce panneau bien pensé est un vrai plus face à des concurrentes qui n’en possèdent pas, il s’avère avant tout pratique pour vérifier rapidement la source lorsqu'on se tient près des enceintes. En effet, les Coda W se contrôleront essentiellement à distance via la télécommande fournie, qui reprend les commandes des enceintes en y ajoutant le passage des pistes.Épurée au maximum, la télécommande ne déborde pas d’options, mais assure l’essentiel et s’avère réactive et fonctionnelle. En l’absence d’alertes tonales associées et de boutons dédiés pour chaque source, il est toutefois nécessaire d’effectuer un petit travail de mémorisation des codes couleur de la diode en façade pour reconnaître la source effective. On peut aussi regretter l’absence de rétroéclairage pour un contrôle facilité dans l’obscurité, ou encore la nécessité d’une ligne de visée précise pour que l'infrarouge fonctionne.© Les NumériquesEn revanche, nous avons particulièrement apprécié les paliers de volume plus étroits que ceux des boutons du smartphone, ce qui permet un contrôle plus précis.ApplicationLes Coda W se configurent via l’app KEF Connect (iOS & Android), commune à l’ensemble des produits connectés de la marque. Si celle-ci octroie le contrôle du volume et des sources, elle est un peu chiche pour vraiment remplacer la télécommande en l’absence de gestion de la mise sous tension et de la lecture.© Le NumériquesLe reste est aussi un peu trop épuré. Aucun système de calibrage acoustique ou, à défaut, d’égalisation en fonction du placement, tandis que l’absence d’égaliseur à bandes est dommageable pour un réglage précis de la tonalité du système. On peut néanmoins compter sur quelques fonctions utiles, comme le réglage de la balance des canaux, ou encore la possibilité de choisir quelle enceinte doit restituer le canal droite ou gauche. Une option pratique pour accéder facilement à l’enceinte maîtresse en cas de placement contraint. AudioCorps et clarté Les Coda W adoptent des haut-parleurs Uni-Q propriétaires de même diamètre que ceux des LS50 Wireless II, mais dans une version simplifiée. Ils combinent un tweeter de 2,5 cm placé au centre d’un cône grave/médium de 13 cm en alliage magnésium-aluminium. Cette conception coaxiale, où le son émane d’une source unique, permet selon la marque de limiter la distorsion tout en élargissant le sweet spot.Chaque enceinte disposant de sa propre amplification, les Coda W développent une puissance totale de 200 W. Elles adoptent aussi Music Integrity Engine, une suite d’algorithmes DSP héritée de la série LS et récemment reprise par la barre de son haut de gamme XIO.© Les NumériquesTypique de KEF, la signature sonore des Coda W ne dépayse pas face aux modèles de la série LS. Leur réponse met l’accent sur le bas du spectre, mais dans une mesure de seulement +7 dB par rapport au creux le plus marqué dans les fréquences plus hautes. Ce profil très légèrement descendant aboutit à un équilibre sonore remarquable, à la fois plein et chaleureux, mais totalement dénué d'effet de voile.Le format des Coda W n’est pas des plus miniatures, ce qui les rend sensibles aux effets de pièce, d’autant plus que l’évent bass-reflex arrière prend le relais sous 70 Hz. Si leur proximité avec un mur peut être bénéfique pour renforcer le grave, il est préférable de conserver un recul d’environ 20-30 cm afin d’éviter une accentuation de l'embonpoint des grosses caisses. Cela dit, même dans des conditions acoustiques imparfaites, les Coda W ne versent jamais dans un rendu boomy excessif, ce qui les rend assez polyvalentes.© Les NumériquesCapables de descendre sans difficulté sous les 40 Hz, soit plus bas que les LSX II (voire les LS50 Wireless II), tout en affichant une excellente linéarité jusqu’à 1 kHz, les Coda W délivrent des basses à la fois profondes et percutantes. L’absence de creux dans le bas-médium fonctionne ici à merveille, car elle permet de restituer le contrôle des basses acoustiques et les fréquences graves des voix avec précision sans jamais déborder, malgré des hautes fréquences subtilement en retrait.En effet, le haut-médium/aigu légèrement atténué évite toute artificialité dans les timbres. Les voix ont du corps, mais restent particulièrement claires et naturelles, jamais agressives. Les KEF Coda W parviennent aussi à calmer les problèmes de sibilances inhérents à certains enregistrements, tout en conservant un bon niveau de tranchant. Les caisses claires tapent comme il faut, sans paraître claquantes ou trop sèches.© Les NumériquesPar ailleurs, les Coda W délivrent un rendu aéré grâce à une légère accentuation au-delà de 10 kHz. Celle-ci favorise le niveau de détail sans exagérer la brillance des charleys et des cuivres, bien présents, mais reproduits tout en douceur. On pourra toutefois noter un très léger manque d’éclat, sans que cela altère réellement la restitution globale.Comme toute paire d’enceintes stéréo, les Coda W donnent le meilleur d’elles-mêmes en écoute de face. Hors axe, l’équilibre reste cohérent, mais les hautes fréquences perdent en précision et les ondes stationnaires se font davantage sentir. En outre, la spatialisation sonore se montre irréprochable, tout comme la précision stéréophonique, ce qui les rend également tout à fait pertinentes en association avec un téléviseur dans un cadre home cinéma. Enfin, les Coda W peuvent atteindre des niveaux sonores élevés sans distorsion ni compression du grave, laissant entrevoir d’excellentes performances dans des pièces de taille confortable. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Signature sonore précise et naturelle. Aucun excès de brillance, basses profondes. Très bonne spatialisation stéréo. Connectique très riche, entrée phono. Usage intuitif, intégration aisée. Points faibles Aigus un peu sages. Absence de connectivité wifi. Télécommande et app un peu chiches. Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? Fortes d’un équilibre sonore imperturbable, caractérisé par une absence totale de débordements sans jamais paraître ternes ni agressives, les Coda W n’ont rien à envier à la série LS sur le plan acoustique. Elles se distinguent aussi par une connectique sans compromis, se montrant même plus adaptées à l’usage d’une platine vinyle grâce à des entrées RCA phono et ligne, absentes chez leurs cousines. Elles vont toutefois à l’essentiel avec une formule simplifiée : une connexion Bluetooth, une liaison filaire entre les enceintes et un design plus traditionnel. Des choix finalement peu contraignants si vous recherchez l’expérience d’écoute KEF sans concession, toujours facile à intégrer et proposée à un tarif plus accessible. Face à la concurrence Les Coda W justifient sans peine leur prix de lancement de 899 € grâce à des performances sonores à la hauteur de la réputation de la marque britannique. Sur ce terrain, elles relèguent au second plan la plupart des modèles moins onéreux proposés par Triangle, Edifier, Audio Pro, etc. Elles bénéficient aussi d’un format généreux sans être envahissant, ce qui les rend plus pertinentes que la multitude de paires miniatures, y compris les LSX II, pour sonoriser des espaces de taille moyenne à grande. À ce tarif, et compte tenu d’une expérience entièrement plug & play, il est difficile de trouver plus polyvalent. À condition, bien sûr, de ne pas être un puriste du streaming en wifi et d’accepter la présence d’un câble reliant les deux enceintes. Sous-Notes Construction Connectique & Diffusion sans-fil Expérience utilisateur Audio Lire la suite
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