● Le Monde International 📅 25/03/2026 à 19:00

L’écrivain israélien Etgar Keret se demande si la vie « doit se réduire à réagir passivement aux ordres des seigneurs de la guerre »

Géopolitique
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« Le Monde » d’après AFP « Les écrivains face à la guerre au Moyen-Orient » Épisode 4/4 Fermer art_serie_close_part « Les écrivains face à la guerre au Moyen-Orient » Épisode 4/4 Fermer art_serie_close_part Épisode 1/4 Article réservé aux abonnés Pour l’écrivain américain Richard Ford, « le régime qu’il est urgent de changer aujourd’hui, c’est celui qui siège à Washington » Publié le 19 mars 2026 Lire plus tard Épisode 2/4 Article réservé aux abonnés Pour l’écrivain libanais Charif Majdalani, le Liban se trouve « bel et bien entraîné à son corps défendant dans de nouvelles calamités » Publié le 20 mars 2026 Lire plus tard Épisode 3/4 Article réservé aux abonnés Pour l’écrivaine iranienne Azar Nafisi, l’espoir réside « dans les Iraniens qui ont donné leur vie pour la liberté » Publié hier Lire plus tard précédent suivant Épisode 1/4 Article réservé aux abonnés Pour l’écrivain américain Richard Ford, « le régime qu’il est urgent de changer aujourd’hui, c’est celui qui siège à Washington » Publié le 19 mars 2026 Lire plus tard Épisode 2/4 Article réservé aux abonnés Pour l’écrivain libanais Charif Majdalani, le Liban se trouve « bel et bien entraîné à son corps défendant dans de nouvelles calamités » Publié le 20 mars 2026 Lire plus tard Épisode 3/4 Article réservé aux abonnés Pour l’écrivaine iranienne Azar Nafisi, l’espoir réside « dans les Iraniens qui ont donné leur vie pour la liberté » Publié hier Lire plus tard précédent suivant Fermer « Les écrivains face à la guerre au Moyen-Orient » 4 Épisodes Les épisodes : Épisode 1/4 Article réservé aux abonnés Pour l’écrivain américain Richard Ford, « le régime qu’il est urgent de changer aujourd’hui, c’est celui qui siège à Washington » Publié le 19 mars 2026 Lire plus tard Épisode 2/4 Article réservé aux abonnés Pour l’écrivain libanais Charif Majdalani, le Liban se trouve « bel et bien entraîné à son corps défendant dans de nouvelles calamités » Publié le 20 mars 2026 Lire plus tard Épisode 3/4 Article réservé aux abonnés Pour l’écrivaine iranienne Azar Nafisi, l’espoir réside « dans les Iraniens qui ont donné leur vie pour la liberté » Publié hier Lire plus tard Fermer L’écrivain israélien Etgar Keret se demande si la vie « doit se réduire à réagir passivement aux ordres des seigneurs de la guerre » Par Sinan Antoon (écrivain et poète), Etgar Keret (écrivain) et Diane Mazloum (écrivaine) Publié aujourd’hui à 19h00, modifié à 19h20 Temps de Lecture 12 min. Article réservé aux abonnés Série« Les écrivains face à la guerre au Moyen-Orient » 4/4. Le « Monde des livres » a demandé à Sinan Antoon (Irak), Etgar Keret (Israël) et Diane Mazloum (France, Liban) leur regard sur la guerre. Pour « Le Monde des Livres » douze écrivains venus des Etats-Unis, d’Irak, d’Iran, d’Israël, du Koweït et du Liban livrent leur témoignage sur le conflit qui embrase le Moyen-Orient. Quatrième et dernier épisode, avec les contributions de Sinan Antoon, Etgar Keret et Diane Mazloum. Lire aussi | EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : les Etats-Unis poursuivent leurs attaques aériennes en Iran ; l’ONU s’alarme d’un conflit « hors de contrôle » Lire plus tard Sinan Antoon, écrivain et poète irakien Les terrifiantes images des bombardements de Téhéran et d’autres villes iraniennes ces dernières semaines ont ravivé le souvenir de la doctrine « Choc et effroi », mise en œuvre il y a vingt-trois ans, lorsque les Etats-Unis lançaient leur seconde guerre contre l’Irak, en 2003, baptisée « opération “liberté irakienne” ». La situation est différente aujourd’hui, mais nombre de dynamiques, de discours et de moyens de propagande demeurent identiques. J’étais au Caire à l’époque. Observer de loin la mort s’abattre, jour après jour, sur sa ville natale et sa patrie déchire l’âme. Mais si le fracas des bombes est terrifiant pour ceux dont les vies, les maisons et l’avenir sont anéantis, pour une certaine partie de la diaspora c’est une « musique ». C’est ce qu’écrivait alors l’auteur irakien-américain Lanan Makiya, soutien de l’invasion de l’Irak, qui avait assuré aux Américains que les Irakiens accueilleraient leurs soldats avec des roses. Certains Iraniens de la diaspora ont eu le même fantasme. En 2003, certains Irakiens-Américains chantèrent et dansèrent à Detroit tandis que l’invasion commençait, célébrant la fin d’une dictature brutale. Tout comme l’ont fait de nombreux Iraniens-Américains à Los Angeles et ailleurs. Les danses ont cessé, mais, hélas, les bombardements et la destruction, eux, ne s’arrêteront pas. Il n’y a pas de musique dans ou près des tombes que l’on creuse en Iran (et au Liban). Il n’y a que silence et larmes. Il vous reste 89.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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