● Courrier International 📅 25/03/2026 à 16:45

DarkSword, la technique de piratage qui menace des centaines de millions d’iPhone

Géopolitique
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Des iPhone 17 dans un magasin Apple, à Shanghai, en Chine, le 24 mars 2026. PHOTO XY/CFOTO/AFP “Si vous possédez un iPhone, un conseil : mettez-le à jour immédiatement.” Sans passer par quatre chemins, Le Temps met en garde ses lecteurs. Le conseil peut paraître banal, mais la menace à laquelle sont confrontés les utilisateurs de téléphones portables de marque Apple est cette fois très sérieuse, prévient le média suisse. À lire aussi : Enquête. Cyberattaques : vous n’avez encore rien vu “Des pirates, agissant notamment pour le compte de la Russie, sont suspectés de pouvoir infiltrer des centaines de millions d’iPhone”, s’alarme le quotidien francophone, qui précise que “les appareils tournant avec les versions d’iOS entre 18.4 et 18.6.2 (mais pas plus vieux) sont concernés, soit quelque 300 millions d’appareils. Il faut donc impérativement mettre à jour leur système, Apple ayant depuis proposé des patchs de sécurité.” Changement d’échelle La menace, contextualise Wired, “a d’abord été dévoilée par des chercheurs de Google et des sociétés de cybersécurité, iVerify et Lookout”. Cette technique de piratage est appelée “DarkSword”, et le mensuel américain explique le degré de nouveauté qu’elle représente par ces mots : “Les techniques de piratage des iPhone ont parfois été comparées à des bêtes rares et insaisissables difficiles à observer à l’état sauvage. Et pour cause : habituellement, les pirates informatiques les utilisent avec fugacité et prudence et contre un nombre restreint de cibles de choix. Or, dans une récente vague d’espionnage et de cyberattaque, ces outils de contrôle des téléphones ont été implantés à grande échelle dans des sites infectés, afin de pirater sans distinction des milliers d’appareils.” Ainsi, à cause de DarkSword, il n’y a même plus besoin de cliquer pour être infecté, prévient Le Temps, qui relaie à ce sujet une note de la société Lookout. “Il suffit à la victime de visiter un site web infecté depuis le navigateur web Safari pour se voir aspirer, de manière quasi instantanée, mots de passe wifi, SMS, historique des appels, historique de localisation, historique du navigateur, données de la carte SIM et des réseaux cellulaires, ainsi que les bases de données de santé, de notes et de calendrier.” Des techniques extrêmement sophistiquées, que l’on pensait jusqu’ici être l’apanage d’acteurs étatiques ou des services de renseignements. Mais alors, qui se cache derrière cette menace ? “L’identité des créateurs de DarkSword reste un mystère”, concède Wired, qui semble néanmoins avoir une certitude grâce à la comparaison avec des événements similaires survenus par le passé. Cet outil serait utilisé dans le cadre d’une “campagne d’espionnage russe”. Beniamino Morante Apple Big Tech Sur le même sujet Une du jour. “Naïveté” et “copinage malsain” : comment l’Allemagne est devenue un nid d’espions russes Vu de l’étranger. Les cyberharceleurs de Brigitte Macron sont condamnés, mais les infox sont tenaces Société. Doit-on craindre le jour où Internet s’arrêtera ? Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article → Cinéma - invitation Tentez de remporter une invitation pour le film « Derrière les Palmiers » de Meryem Benm’Barek. Je reçois mon invitation → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article →
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