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📅 25/03/2026 à 12:00
À 27 500 €, la MG4 redevient un très bon choix sur le marché des voitures électriques
Géopolitique
👤 Aurélien Piot
9 Commenter Présentation La MG4 a connu ses heures de gloire il y a quelques années, avant que des droits de douane compensateurs ne soient instaurés à l'encontre des voitures électriques produites en Chine, lorsqu'elle était encore éligible au bonus écologique et que la concurrence était faible. Toutefois, ses ventes ont depuis baissé, malgré les importantes remises pratiquées par MG. La marque lui offre désormais quelques évolutions qui visent à la rendre plus compétitive.Pour faire de la place à la prochaine MG4 Urban, la MG4 “classique” abandonne ses versions d'entrée de game. Exit donc la finition Standard et sa petite batterie de 51 kWh de capacité totale, la gamme démarre désormais avec la version 64 kWh, d'office en finition Premium.© Aurélien Piot / Les NumériquesIl s'agit du modèle que nous essayons aujourd'hui, affiché à partir de 33 490 €, mais qui profite actuellement d'une remise de 6000 €, soit un tarif client de 27 490 €. Même en déduisant la prime “coup de pouce” à laquelle elles sont éligibles, les rivales européennes ne peuvent rivaliser. Cette version offre 452 km d'autonomie WLTP, tandis que le modèle supérieur à batterie de 77 kWh grimpe à 545 km de rayon d'action. Enfin, la gamme est toujours coiffée par la version sportive à quatre roues motrices XPOWER 64 kWh. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Ergonomie et designDes changements concentrés à l'intérieur La MG4 évolue par petites touches. Alors que la plupart des restylages se concentrent sur la face avant des modèles, la berline compacte ne suit pas ce schéma. Sa dernière itération se reconnaît simplement à ses nouvelles teintes de carrosserie, comme l'Irises Cyan de notre modèle d'essai, de nouvelles jantes et un spoiler monobloc, plus discret et aérodynamique.© Aurélien Piot / Les NumériquesLa MG4 mesure 4,29 m de long, entre les 4,20 m d'une Renault Megane E-Tech et les 4,37 m d'une Peugeot e-308.© Aurélien Piot / Les NumériquesSi la compacte évolue peu à l'extérieur, les nouveautés sont nettement plus visibles à l'intérieur de la MG4. Elle reprend désormais la planche de bord du MGS5 EV, marquant un bond en avant en matière de qualité de présentation. Les matériaux sont désormais soignés et n'ont rien à envier à certaines rivales plus onéreuses, bien au contraire.© Aurélien Piot / Les NumériquesL'ergonomie est aussi facile à appréhender avec des commandes physiques pour les principaux réglages de la ventilation, et même une molette de volume.© Aurélien Piot / Les NumériquesNotons également que la MG4 fait partie des rares berlines électriques dont le plancher n'est pas excessivement rehaussé grâce à sa batterie assez fine, ce qui permet de trouver facilement une bonne position de conduite et ne pas avoir les genoux trop hauts aux places arrière. L'espace sur la banquette est bon, tant pour les jambes qu'à la tête.© Aurélien Piot / Les NumériquesHélas, le coffre est un peu décevant. Il annonce un volume de 350 l seulement, pas des plus spacieux, et n'est complété d'aucun coffre avant (frunk), malgré que la MG4 soit une propulsion à moteur arrière.© Aurélien Piot / Les Numériques Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Confort et équipementUne dotation de série très complète Bien qu'il s'agisse désormais de l'entrée de gamme de la MG4, notre version d'essai est déjà très bien équipée de série. Elle a droit à un écran central de 12,8 pouces, une fois de plus repris du MGS5 EV. Son interface n'est pas la plus moderne qui soit ni la plus rapide, mais reste assez fonctionnelle. Par ailleurs, Android Auto et CarPlay sont disponibles en mode sans-fil.© Aurélien Piot / Les NumériquesQuelques apps sont aussi proposées nativement, sans avoir besoin de passer par ces interfaces de réplication. C'est le cas de Spotify, Amazon Music, YouTube et TikTok, mais le système de navigation embarqué s'avère assez limité.Un écran 7 pouces prend quant à lui place derrière le volant, là encore repris du MGS5 EV. Il est lisible et permet d'afficher les instructions de navigation, par exemple, mais pas la cartographie.© Aurélien Piot / Les NumériquesPour le reste, la dotation de série comprend des sièges avant et un volant chauffants, ou encore un siège conducteur à réglages électriques (six directions), mais aucun affichage tête haute n'est malheureusement proposé. Le chargeur à induction passe de 5 à 15 W, mais n'assure pas un très bon maintien du smartphone, qui a tendance à chauffer plus qu'autre chose.© Aurélien Piot / Les Numériques Connectivité et applicationLe nécessaire est là Au rayon des services connectés, les services iSMART fournis pendant trois ans incluent une application permettant de verrouiller ou déverrouiller sa voiture à distance, de la géolocaliser ou encore de programmer le préconditionnement thermique de son habitacle. Cette dotation s'enrichit d'une clé Bluetooth. Tenue de route et performancesUn comportement étonnamment joueur Les évolutions apportées par MG à sa compacte électrique ne concernent pas que son style et sa dotation d'équipement. Sa version 64 kWh est d'ailleurs celle qui change le plus en adoptant une nouvelle batterie LFP, contre NMC auparavant — chimie conservée par le modèle XPOWER pour des raisons de performances.La MG4 64 kWh prend donc une centaine de kilos et atteint 1765 kg à vide. La tension inférieure de sa nouvelle batterie LFP lui vaut aussi une puissance qui passe de 150 kW (204 ch) à 140 kW (190 ch). Pour autant, les performances sont encore légèrement meilleures qu'auparavant avec un 0 à 100 km/h qui passe de 7,7 à 7,5 s grâce à un couple de 350 Nm, comme le modèle 77 kWh, contre 250 Nm auparavant.© Aurélien Piot / Les NumériquesAu-delà de ces légères différences, la MG4 conserve un comportement routier presque inchangé. Son train arrière surprend toujours par sa mobilité enjouée. Cela peut surprendre face à des propulsions souvent typées bien plus sous-vireuses, mais les adeptes de conduite dynamique seront servis avec un arrière que l'on place facilement et qui participe à l'agilité de la voiture. D'autres seront toutefois moins à l'aise avec ce penchant survireur, quand bien même l'ESP veille au grain. La direction assez directe et sa consistance équilibrée participent au plaisir de conduite, tandis que le confort de suspension reste tout à fait correct.La récupération d'énergie propose différents réglages, allant d'une décélération très légère au lever de pied à un mode one pedal assez facile à doser. Le choix du mode de récupération est mis en mémoire, mais est effectué depuis l'écran tactile. Heureusement, deux touches de raccourcis sont paramétrables sur le volant et peuvent servir à cette fonction.La MG4 a été critiquée pour ses aides à la conduite et MG a réagi en faisant appel à un nouveau fournisseur avec des systèmes déjà connus à bord du MGS5 EV. Le régulateur de vitesse adaptatif est désormais bien géré avec des réactions douces. L'aide au maintien dans la voie est moins interventionniste qu'auparavant, mais la conduite autonome de niveau 2 n'est toujours pas la meilleure du marché.© Aurélien Piot / Les NumériquesIl est désormais possible de configurer un raccourci, dit MG Pilot Custom, afin de retrouver ses réglages d'aides à la conduite personnalisés, puisque conformément à la réglementation européenne, certaines aides se réactivent à chaque démarrage. Las, ce raccourci à chercher dans le tiroir supérieur de l'écran tactile ne peut être sélectionné qu'à l'arrêt. En cas d'oubli, il sera nécessaire d'accéder aux menus des aides à la conduite, assez fouillis, pour désactiver manuellement les aides souhaitées, ce qui est cette fois possible en roulant. Cherchez la logique…© Aurélien Piot / Les NumériquesAutre petit désagrément à l'usage, si MG a souhaité simplifier l'accès à bord en faisant l'impasse sur un bouton de démarrage, comme à bord d'autres voitures électriques, il faudra faire attention à respecter ici une procédure stricte. Il est censé suffire d'appuyer sur la pédale de frein pour passer en Drive et ainsi “démarrer” le moteur, mais la voiture le refuse parfois sans raison apparente.En réalité, il est nécessaire d'avoir fermé sa portière ou de s'être attaché au préalable. Cela paraît assez logique, mais si jamais vous avez appuyé sur la pédale de frein avant d'avoir effectué l'une de ces deux actions, comme on peut le faire machinalement, la voiture continuera de bloquer le démarrage et il sera nécessaire de recommencer la procédure dans le “bon” ordre, le tout sans aucune alerte émise. Autonomie et rechargeSans doute la meilleure version Avec sa batterie de 64 kWh de capacité totale, la MG4 d'entrée de gamme affiche 452 km de rayon d'action WLTP, soit quelques kilomètres de plus que l'ancienne version 64 kWh à batterie NMC. Cette autonomie semble sur le papier assez satisfaisante pour le tarif. Toutefois, la consommation de cette MG4 est élevée et nous avons par exemple relevé 24,5 kWh/100 km à 130 km/h, soit une autonomie théorique d'environ 250 km à cette vitesse. En restant sur la plage de 10 à 80 %, on tombe à 175 km entre deux arrêts sur autoroute, soit seulement 1 h 20 min de conduite à 130 km/h.Heureusement, la recharge est assez rapide avec un pic annoncé à 154 kW (140 kW auparavant) et un 10 à 80 % en 25 min (26 min auparavant). En courant alternatif, la MG4 accepte jusqu'à 11 kW.© Aurélien Piot / Les NumériquesPour les longs trajets, la version 77 kWh peut sembler plus intéressante avec son autonomie WLTP de 545 km. Toutefois, elle se charge beaucoup plus lentement avec un 10 à 80 % annoncé en 40 min. Si elle consommait autant que la version 64 kWh, elle permettrait seulement d'arriver en même temps à destination, d'après nos calculs, à cause de pauses de recharge certes plus espacées, mais nettement plus longues. Heureusement, sa batterie NMC est plus légère et la consommation du modèle 77 kWh est ainsi annoncée près de 10 % plus basse que le modèle 64 kWh. Espérons que cela se confirme à haute vitesse.La MG4 est équipée d'une pompe à chaleur réversible, d'un planificateur d'itinéraire, d'un système de préconditionnement de la température de sa batterie, ainsi que d'une fonction V2L jusqu'à 3,3 kW. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Présentation intérieure soignée. Bonne ergonomie. Bonne habitabilité. Équipement de série très riche. Performances largement suffisantes. Très bonne agilité. Points faibles Espace de chargement légèrement décevant. Interface pas des plus modernes. Comportement survireur qui ne plaira pas à tous les conducteurs. Consommations élevées. Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? Comme il y a quelques années, la MG4 se présente comme l'un des meilleurs rapports qualité/prix du marché. Sa version d'entrée de gamme nous semble la plus intéressante grâce à un équipement tout aussi riche et des temps de charge plus courts que le modèle 77 kWh. On regrette toutefois sa consommation élevée, qui pénalise sa polyvalence. Face à la concurrence La Renault Megane E-Tech et la Volkswagen ID.3 sont certes plus chères à équipement équivalent que la MG4, mais constituent des offres assez abouties et pas inintéressantes. Autrement, la concurrence est faible à ce niveau tarifaire, même chez les constructeurs chinois. La Leapmotor B05, dont on ne connaît pas encore les prix, pourrait être une alternative. Sous-Notes Ergonomie et design Confort et équipement Connectivité et application Tenue de route et performances Autonomie et recharge Lire la suite
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