● Courrier International 📅 25/03/2026 à 11:31

Aux États-Unis, les grandes entreprises décident de délocaliser leurs employés étrangers

Géopolitique
Illustration
Le logo de Google photographié lors du Consumer Electronics Show de Las Vegas en 2024. PHOTO Steve Marcus/REUTERS À cause des mesures prises par l’administration Trump en matière d’immigration, des multinationales, parmi lesquelles Google, Amazon et Microsoft, sont en train de perdre certains de leurs employés les plus précieux. Au point que “le rôle des États-Unis en tant que pôle mondial des talents se trouve remis en question”, assure le Financial Times. À lire aussi : États-Unis. Visas à 100 000 dollars : les professionnels indiens premières victimes de Trump Non seulement les entreprises doivent désormais payer des frais exorbitants pour chaque visa H-1B, réservé aux professionnels spécialisés, mais les délais de traitement des demandes se sont démesurément allongés – sans compter les risques de refus pur et simple. “J’ai l’impression que l’administration fait exprès de créer des problèmes aux gens pour qu’ils quittent définitivement les États-Unis”, confie un professionnel indien basé à Atlanta. Il vient de voir remis à 2027 le rendez-vous indispensable au renouvellement de son visa. Face aux obstacles qui se sont multipliés pour faire venir aux États-Unis “les meilleurs ingénieurs, consultants et scientifiques”, les employeurs changent leur fusil d’épaule. Parmi les très grandes entreprises qui parrainent des visas pour plus d’un millier d’employés, six sur dix auraient déjà décidé de délocaliser leurs salariés étrangers, selon les données recueillies par le quotidien britannique. À lire aussi : Immigration. Le Canada veut tirer profit de la hausse des frais de visa H-1B pour attirer les talents étrangers Ces groupes envisagent la création de nouveaux “pôles de talents” hors des États-Unis. Au Royaume-Uni ou au Canada, par exemple. Un avocat spécialisé en droit de l’immigration explique que ses clients choisissent de “mettre en réserve” à Toronto pendant un an leurs nouvelles recrues, quitte à recourir ensuite à des visas “non-immigrant” L-1, utilisables pour les transferts d’une succursale à une autre. Valables jusqu’à sept ans, ces visas sont aussi beaucoup moins coûteux pour l’entreprise qu’un visa H-1B. Quelque 400 000 demandes de visa H-1B ont tout de même été approuvées au cours de l’année 2025, mais la majorité d’entre elles concernaient en fait des renouvellements, signale le Financial Times. Les entreprises spécialisées dans le développement de l’intelligence artificielle (IA) – un secteur où la concurrence pour attirer les meilleurs ingénieurs “reste féroce” – sont aujourd’hui presque les seules à utiliser en premier recours le H-1B. Il leur en coûte 100 000 dollars de frais par demande. Courrier expat Big Tech Immigration Amériques Sur le même sujet Universités. Les scientifiques américains trouvent refuge en Europe Tech. Les politiques migratoires de Trump rendent plus attractives les start-up britanniques Emploi. États-Unis : “Vos futurs collègues ne travailleront pas dans le même fuseau horaire que vous” États-Unis. “On a peur d’être expulsés” : les étudiants étrangers sous pression Source de l’article Courrier Expat (Paris) Lancé en avril 2016 et destiné aux expatriés français et aux candidats à l’expatriation, Courrier Expat offre des informations puisées dans la presse internationale sur l’environnement professionnel et personnel des Français de l’étranger, sur le même modèle que Courrier international. Ces infos sont organisées en trois rubriques : business, éducation, santé.Courrier Expat explore également de nouvelles frontières, en alliant informations, services et dimension communautaire. Les lecteurs peuvent, en devenant membres du Club Courrier Expat, avoir accès aux informations du site, accéder à des conseils d’experts, consulter des offres d’emploi, participer à des forums et voyager grâce aux blogs de nos correspondants expatriés. Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Le Bregenzerwald : escapade estivale entre nature, culture et architecture durable Je découvre l’article → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article → Gymglish Saint-Patrick Tout le monde connaît la Saint-Patrick, même en dehors des frontières de l’Irlande. Mais êtes-vous incollable sur les origines de cette fête ? Faites le test ! Je teste mes connaissances →
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