● Le Monde International 📅 25/03/2026 à 09:30

« Un jour avec mon père » : une chronique intime et politique du Nigeria au prisme de l’enfance

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Sope Dirisu (Folarin), Godwin Egbo (Akinol) et Chibuike Marvellous Egbo (Olaremi) dans « Un jour avec mon père », d’Akinola Davies. LAKIN OGUNBANWO/LE PACTE L’AVIS DU « MONDE » – A VOIR Un monde troublé raconté à hauteur d’enfants. Un mois après Le Gâteau du président, de Hasan Hadi, qui nous replongeait dans les pas de Lamia et Saeed au cœur de l’Irak du début des années 1990, sous le coup d’un embargo international et de bombardements américains, Un jour avec mon père, premier long-métrage d’Akinola Davies Jr, opère un retour en arrière à peu près similaire. Les deux cinéastes se sont d’ailleurs nourris de leurs propres souvenirs pour façonner leurs films respectifs. Cette fois-ci, c’est à Lagos, en 1993, qu’Olaremi (Chibuike Marvellous Egbo) et Akinola (Godwin Egbo), deux jeunes frères, suivent leur père, Folarin (Sope Dirisu), dans les méandres de la capitale nigériane. Venu depuis sa campagne reculée tenter de collecter des mois de salaires impayés, le trio retrouve une ville sous tension. Quelques jours plus tôt s’est tenue pour la première fois depuis le coup d’Etat militaire de 1983 une élection présidentielle, mais les résultats tardent à être proclamés. Les rumeurs parlent de répression sanglante de manifestants, faisant craindre une débâcle de l’espoir démocratique soulevé par le scrutin. Il vous reste 70.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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